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	<title>Le blog du TViste</title>
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	<description>Un commentaire sans complaisance sur la télévision québécoise.</description>
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		<title>Niqab non, Hijab oui: l&#8217;insoutenable contradiction.</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 06:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journaux]]></category>
		<category><![CDATA[La Presse et affiliés]]></category>
		<category><![CDATA[Émissions Radio-Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Ils sont drôles à voir danser et tergiverser sur leurs grands principes d&#8217;acceptation de l&#8217;autre ces philosophes à la Daniel Weinstock à 24 heures en 60 minutes, ces journalistes à la Michèle Ouimet et autres apôtres de l&#8217;ouverture qui d&#8217;un côté voient le Niqab (voile intégral) comme une énorme régression inacceptable pour la société et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ils sont drôles à voir danser et tergiverser sur leurs grands principes d&#8217;acceptation de l&#8217;autre ces philosophes à la Daniel Weinstock à 24 heures en 60 minutes, ces <a href='http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/201003/02/01-4256539-une-police-du-niqab-non-merci.php'>journalistes à la Michèle Ouimet</a> et autres apôtres de l&#8217;ouverture qui d&#8217;un côté voient le Niqab (voile intégral) comme une énorme régression inacceptable pour la société et les femmes, et le Hijab (voile partiel) comme une merveilleuse expression de la diversité religieuse du Québec multiculturaliste.</p>
<p>L&#8217;un est un ajout vestimentaire imposé par la religion et par les hommes aux femmes de confession musulmane, l&#8217;ordre venant directement de Dieu de se vêtir de manière à ne pas montrer les cheveux. Il symbolise la soumission des femmes à un peu tout, incluant leur mari et Dieu.</p>
<p>L&#8217;autre est un ajout vestimentaire imposé par la religion et par les hommes aux femmes de confession musulmane, l&#8217;ordre venant directement de Dieu de se vêtir de manière à ne pas montrer les cheveux et le visage. Il symbolise la soumission des femmes à un peu tout, incluant leur mari et Dieu.</p>
<p>Vous avez bien lu. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un paragraphe copié collé par erreur. C&#8217;est la description d&#8217;une seule et même chose, le voile islamique, qui couvre soit plus soit moins la tête et le corps des femmes.</p>
<p>Ce qui est drôle c&#8217;est que dans l&#8217;intelligentsia de l&#8217;acceptation québécoise, on a déterminé de manière plus ou moins arbitraire que le Niqab était le pire des symboles d&#8217;inégalité entre les hommes et les femmes, alors que le Hijab pouvait lui être porté par une enseignante musulmane qui donne un cours de biologie à votre enfant de 8 ans. Ce tranchage arbitraire a été fait sans connaissance de cause, et sur une impulsivité émotive à la vue de l&#8217;ampleur du Niqab. Comme vous le verrez, la réaction est plus celle d&#8217;une mère qui a enduré silencieusement et pendant trop longtemps les cris de son enfant et qui dit: &laquo;&nbsp;Là ça va faire.&nbsp;&raquo;, puisqu&#8217;au fond une analyse à froid de la question suggère que le Hijab est en fait un vêtement obligatoire imposé par la religion des hommes, alors que le Niqab n&#8217;est nullement obligatoire. S&#8217;il y a donc un signe de soumission à la religion et aux hommes qui la contrôlent, c&#8217;est bien le Hijab.</p>
<p>Effectivement si on en croit les définitions et applications exactes des deux types de voiles, on s&#8217;aperçoit que le port du Niqab relève entièrement de la liberté personnelle de la femme épanouie. La page <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Niqab">Wikipédia</a> sur le Niqab explique très bien que l&#8217;ensemble des écoles de pensées de la religion musulmane ont parfois recommandé le port du Niqab mais ne l&#8217;ont jamais imposé et n&#8217;ont jamais prétendu qu&#8217;il était obligatoire. Il y a donc toutes les raisons de penser que les femmes qui décident de porter ce type de voile le font librement, puisqu&#8217;il ne se trouve aucun musulman pour défendre l&#8217;idée qu&#8217;il soit obligatoire. Pourtant ça ne semble pas déranger ceux qui se présentent comme de grands défenseurs de l&#8217;égalité homme-femme. <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/michele-ouimet/201003/02/01-4256539-une-police-du-niqab-non-merci.php">Michèle Ouimet</a> nous dit :</p>
<blockquote><p>
Une personne en autorité ne devrait pas porter le voile intégral, car c&#8217;est un fort symbole d&#8217;inégalité entre les hommes et les femmes, que cela plaise ou non aux musulmans.
</p></blockquote>
<p><a href='http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/201003/02/01-4256809-laccommodee-deraisonnable.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&#038;utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1'>André Pratte</a> n&#8217;hésite pas: interdisons le port du voile intégral dans toutes les écoles de la province!</p>
<blockquote><p>
Cela étant, le gouvernement du Québec devrait interdire ce type de vêtements dans les classes de la province.
</p></blockquote>
<p>Je ne critique pas ces prises de positions, elles me semblent bien sensées. Ce que je pose comme question, c&#8217;est pourquoi une personne qui suggérerait les mêmes idées pour le Hijab serait nécessairement un raciste ?</p>
<p>Sur la page <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hijab">Wikipédia</a> du Hijab, au contraire de celle du Niqab, on apprend que &laquo;&nbsp;<em>Pendant longtemps, les légistes musulmans ont invariablement affirmé le caractère obligatoire du port du voile pour les femmes musulmanes nubiles de condition libre [...]</em>&laquo;&nbsp;. Il y a donc dans les communautés musulmanes une prescription venant de la religion qui rend obligatoire le port du voile. Il y a donc une pression sociale, et comme par hasard cette pression vient de &laquo;&nbsp;légistes musulmans&nbsp;&raquo; et non de &laquo;&nbsp;légistes musulmanes&nbsp;&raquo;. Y a-t-il une plus grande privation de liberté que d&#8217;affirmer le statut obligatoire de quelque chose, et même d&#8217;affirmer que cette obligation est dictée par Dieu ? Y a-t-il une plus grande inégalité que d&#8217;appliquer un code vestimentaire obligatoire à l&#8217;un des deux sexes seulement ? Les menaces de rejet social et familial que l&#8217;on fait subir aux femmes qui pourraient vouloir s&#8217;habiller normalement ou marier un non-musulman sont-elles acceptables dans notre société démocratique ?</p>
<p>J&#8217;aurais aimé que les philosophes, sociologues, et journalistes québécois se posent des questions fondamentales comme celles-là, plutôt que de baser leur pensée sur un calcul de la grosseur du voile en tant que tel, qui est au fond un élément technique qui n&#8217;est d&#8217;aucune utilité. Aussi petit soit le symbole, s&#8217;il est imposé et symbolise l&#8217;infériorité de la femme par rapport à l&#8217;homme, c&#8217;est l&#8217;existence même de ce symbole qu&#8217;il faudrait contester, plutôt que de s&#8217;amuser à calculer le coefficient de surface qu&#8217;il occupe sur le corps.</p>
<p>le TViste</p>
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		<title>La suggestion de Gérald Larose.</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 07:28:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Gérald Larose a lancé une idée récemment suite au livre pro-diffusion des signes religieux de Charles Taylor: si il y a une liberté de religion, il y a aussi une liberté de conscience politique, et ces deux droits sont d&#8217;égal importance selon la Charte. Alors l&#8217;ensemble des recommandations de Charles Taylor s&#8217;appliquent non seulement au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Gérald Larose a lancé une <a href='http://larose.branchez-vous.com/2010/02/non-aux-convictions-politiques-oui-aux-convictions-religieuses-pourquoi.html'>idée</a> récemment suite au livre pro-diffusion des signes religieux de Charles Taylor: si il y a une liberté de religion, il y a aussi une liberté de conscience politique, et ces deux droits sont d&#8217;égal importance selon la Charte. Alors l&#8217;ensemble des recommandations de Charles Taylor s&#8217;appliquent non seulement au religieux mais aussi au politique. Il propose donc de prendre le <a href='http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/201002/21/01-953797-la-presomption-dimpartialite.php'>texte de Charles Taylor et Jocelyn Maclure</a> et de remplacer les termes religieux par des termes politiques. Comme il n&#8217;a pas pu le faire dans son billet, je vous le fait ici. Je crois que c&#8217;est assez pour donner la frousse aux tenants de la diffusion par les employés de l&#8217;état de leur propagande religieuse sur les heures de travail. J&#8217;ai mis en italique les mots qui ont été changés :</p>
<blockquote><p>
La raison le plus souvent invoquée pour interdire le port de <em>macarons politiques</em> par les agents de l&#8217;État est que ceux-ci représentent l&#8217;État et doivent conséquemment incarner les valeurs dont il fait la promotion. L&#8217;État étant théoriquement neutre par rapport aux différentes appartenances <em>politiques</em> des citoyens, ses représentants doivent se faire l&#8217;exemple de cette neutralité.(&#8230;)</p>
<p>Il importe à ce stade de rappeler, avant d&#8217;examiner cet argument de plus près, que l&#8217;interdiction pour les agents de l&#8217;État de porter des <em>macarons et casquettes politiques</em> a un prix double, à savoir la restriction de la liberté de conscience et d&#8217;<em>appartenance politique</em> des personnes visées, mais aussi, potentiellement, celle de l&#8217;égalité dans l&#8217;accès aux emplois de la fonction publique et parapublique. Or, si aucun droit n&#8217;est absolu, une démocratie libérale doit toujours avoir des raisons fortes pour porter atteinte aux droits et libertés fondamentaux.</p>
<p>Est-ce que l&#8217;apparence de neutralité visée par la règle interdisant le port de <em>macarons et casquettes politiques</em> visibles chez les agents de l&#8217;État constitue une raison forte?</p>
<p>Si l&#8217;apparence de neutralité est importante, nous ne croyons pas qu&#8217;elle justifie une règle générale interdisant le port de <em>macarons et t-shirt politiques</em> visibles chez les agents de l&#8217;État. Ce qui importe avant tout est que ceux-ci fassent preuve d&#8217;impartialité dans l&#8217;exercice de leurs fonctions. Un employé de l&#8217;État doit chercher à accomplir la mission attribuée par le législateur à l&#8217;institution qu&#8217;il sert; ses actes ne doivent lui être dictés ni par ses <em>croyances politiques</em> ni par ses croyances philosophiques, mais par la volonté de réaliser les finalités associées au poste qu&#8217;il occupe. Or, pourquoi penser que la personne qui porte sur elle un <em>t-shirt du parti québécois</em> est moins susceptible de faire preuve d&#8217;impartialité, de professionnalisme et de loyauté envers l&#8217;institution que la personne qui n&#8217;en porte pas? Pourquoi, alors, nous arrêter aux manifestations extérieures de l&#8217;<em>opinion politique</em>?</p>
<p>Ne devrait-on pas aussi, en toute logique, exiger des employés de l&#8217;État qu&#8217;ils renoncent à toutes convictions de conscience, instaurant ainsi une version moderne du serment du Test? Ce serait évidemment absurde. On voit mal pourquoi il faudrait penser, a priori, que ceux qui affichent leur appartenance <em>politique</em> sont moins capables de faire la part des choses que ceux dont les convictions de conscience ne sont pas extériorisées ou le sont de façon moins visible (pensons au port du <em>petit macaron &#8216;Je suis souverainiste&#8217;</em>). Pourquoi refuser la présomption d&#8217;impartialité à l&#8217;un et l&#8217;accorder à l&#8217;autre?</p>
<p>Les agents de l&#8217;État doivent être évalués à la lumière de leurs actes. Font-ils preuve d&#8217;impartialité dans l&#8217;exercice de leurs fonctions? Leurs <em>allégeances politiques</em> interfèrent-elles avec l&#8217;exercice de leur jugement professionnel? Il est possible d&#8217;évaluer la neutralité des actes posés par les agents de l&#8217;État sans restreindre de façon systématique leur liberté de conscience et d&#8217;<em>appartenance politique</em>. Par exemple, ce qu&#8217;il faudrait proscrire, dans le cas d&#8217;un employé portant <em>un drapeau canadien comme veston</em> et faisant du prosélytisme au travail, ce serait le prosélytisme et non le <em>port du drapeau canadien recouvrant tout son corps</em>, qui n&#8217;est pas en soi un acte de prosélytisme.</p>
<p>Il se peut que des citoyens soient choqués par la vision d&#8217;un agent de l&#8217;État affichant <em>un macaron disant &#8216;Je vote Parti Québécois&#8217;</em>, peu importe les compétences de ce dernier. Mais comment s&#8217;explique cette réaction? Est-il possible que, dans bien des cas, elle provienne d&#8217;une suspicion, voire d&#8217;une intolérance, envers <em>les partis souverainistes</em> en général ou envers <em>le Parti Québécois</em> en particulier? Devrions-nous restreindre le libre exercice de la <em>politique</em> de certains citoyens sur cette base? Dans les sociétés diversifiées au sein desquelles une multiplicité de <em>partis</em> et de rapports à la <em>politique</em> se côtoient, il faut plutôt miser sur un apprentissage du vivre-ensemble qui favorise la compréhension et le respect mutuels. Or, comment pourrait-on s&#8217;habituer à des <em>macarons de plus petits partis</em> avec lesquels la majorité n&#8217;est pas familiarisée si un certain nombre de professions-clés sont fermées à ceux et celles pour qui l&#8217;<em>allégence politique</em> doit se traduire par le port de tels <em>macarons</em>? Une <em>impartialité politique</em> plus sévère ne risque-t-elle pas de favoriser le repli communautaire plutôt que l&#8217;intégration? (&#8230;)
</p></blockquote>
<p>Voici le futur que les Charles Taylor de ce monde entrevoient: se faire enseigner par une institutrice amenant chaque matin sa pancarte d&#8217;élection municipale, se faire donner un permis de conduire par un employé arborant un beau macaron nous indiquant qu&#8217;il est souverainiste, et se faire transplanter un rein par un médecin qui insiste pour porter un sarrau aux couleurs du drapeau canadien. Vive la liberté de conscience.</p>
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		<title>Charles Taylor n&#8217;est pas un philosophe.</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 04:55:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Tout le monde en parle]]></category>
		<category><![CDATA[Émissions Radio-Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Triste spectacle ce soir à Tout le monde en parle, alors que finalement se démasquait l&#8217;imposteur qui s&#8217;était fait engager à la commission Bouchard-Taylor sous le titre de philosophe.
Si on était en 1950 et qu&#8217;on posait la question à un philosophe: &#171;&#160;Êtes-vous pour ou contre les droits des homosexuels ?&#160;&#187;. Et si le philosophe répondait: [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Triste spectacle ce soir à Tout le monde en parle, alors que finalement se démasquait l&#8217;imposteur qui s&#8217;était fait engager à la commission Bouchard-Taylor sous le titre de philosophe.</p>
<p>Si on était en 1950 et qu&#8217;on posait la question à un philosophe: &laquo;&nbsp;Êtes-vous pour ou contre les droits des homosexuels ?&nbsp;&raquo;. Et si le philosophe répondait: &laquo;&nbsp;Bien sûr que non, ce serait contre le cadre juridique auquel nous avons été habitué.&nbsp;&raquo;, sentiriez-vous que vous avez été bien servi ? Diriez-vous de l&#8217;homme qui vous donne cette réponse qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un bon philosophe ? Non. Parce que si la philosophie sert à quoi que ce soit, c&#8217;est certainement de nous permettre de penser hors du cadre des lois. Si on commande une commission pour commenter le cadre juridique sur un sujet ou un autre, la pire des choses serait que la personne engagée se limite à penser à l&#8217;intérieur du cadre des lois. Comment peut-on prétendre à la fois avoir un droit de regard et une autorité morale pour faire des recommandations au législateur et d&#8217;un autre côté ne pas se permettre de penser en dehors du cadre légal créé par ce législateur ? Pour poursuivre mon exemple de 1950, si aucun philosophe ne se serait permis de penser à l&#8217;extérieur du cadre des lois de l&#8217;époque, la sodomie serait encore aujourd&#8217;hui interdite. Hors ce que Charles Taylor a démontré ce soir à Tout le monde en parle, c&#8217;est qu&#8217;il est incapable de penser à l&#8217;extérieur du cadre légal canadien actuel. Et par conséquent il s&#8217;invalide lui-même comme philosophe intéressant pour commenter ou suggérer quoi que ce soit au législateur, puisque pour lui les lois actuelles sont des dogmes. Lui demander de s&#8217;occuper de la commission sur les accommodements raisonnables, c&#8217;était comme de demander à une soeur catholique de trancher la question à savoir si Dieu existe. La réponse était connue d&#8217;avance et n&#8217;amène rien.</p>
<p>Guy A. Lepage a mené une excellente entrevue qui a permis de faire ressortir ce point. Il a commencé avec les questions faciles pour lesquelles on connaissait déjà les réponses de Taylor. Une employée de la fonction publique peut-elle porter le voile ? Oui. Une enseignante peut-elle porter le voile pendant son travail ? Oui. Une étudiante peut-elle porter le voile à l&#8217;école ? Oui. Ainsi Charles Taylor se montre très permissif; que des employées de l&#8217;état diffusent leur propagande religieuse au public et à nos enfants, sur des heures de travail payées de nos propres poches, ça ne le dérange aucunement. Mais Guy A. Lepage a posé la question qui fait mal: Doit-on permettre la polygamie ? Et à cela Charles Taylor répond: &laquo;&nbsp;Bien sûr que non&nbsp;&raquo;, et Guy A. Lepage lançant un &laquo;&nbsp;Pourquoi ?&nbsp;&raquo;, il répond &laquo;&nbsp;C&#8217;est le cadre juridique auquel nous avons été habitué&nbsp;&raquo;. </p>
<p>C&#8217;est cette réponse qui décrédibilise tout le reste. Parce qu&#8217;on se rend compte que Charles Taylor, malgré ses longues études à l&#8217;Université Oxford et ses nombreux écrits traduits en de nombreuses langues, n&#8217;est pas un libre penseur. Pour lui, la présence d&#8217;une loi au moment présent est suffisante pour rendre caduque tout questionnement d&#8217;un comportement. Ce n&#8217;est pas avec ce genre de mentalité que l&#8217;on fait des révolutions. En fait ce n&#8217;est même pas avec ce genre de mentalité qu&#8217;on aurait pu créer la charte des droits et libertés, parce qu&#8217;il se serait trouvé quelqu&#8217;un pour dire que les homosexuels n&#8217;ont pas de droits, et que c&#8217;est &laquo;&nbsp;le cadre juridique auquel nous avons été habitué&nbsp;&raquo;. C&#8217;est l&#8217;ironie dans tout ce cirque philosophique: le grand défenseur de l&#8217;acceptation de l&#8217;autre et des droits et libertés des personnes religieuses garanties par la charte des droits et libertés n&#8217;aurait même pas eu le niveau intellectuel pour créer la charte qu&#8217;il défend maintenant avec autant de passion.</p>
<p>Mais Monsieur Taylor, pourquoi la polygamie ne devrait-elle pas être permise ? Si trois personnes consentantes vivent une relation saine, pourquoi n&#8217;auraient-elles pas les mêmes droits que toutes les autres ? En plus, généralement ces relations se vivent dans la sphère privée! Quand on y pense et que l&#8217;on compare avec les autres droits que vous défendez comme le droit de diffuser de la propagande religieuse dans une école primaire en portant le voile devant des enfants, il me semble que la polygamie pratiquée à la maison, sans déranger personne, me semble tout à fait raisonnable.</p>
<p>Bien sûr ce texte n&#8217;en est pas un d&#8217;appui à la polygamie. Pour moi autant la propagande religieuse en institution gouvernementale que la polygamie devraient être interdites. Je voulais seulement soulever cette contradiction incroyable de l&#8217;homme qui d&#8217;un côté dit qu&#8217;une enseignante peut diffuser activement sa pensée religieuse à des enfants, mais d&#8217;un autre trouve tout à fait normal d&#8217;interdire une relation à 3 comme il en existe déjà et pour lesquelles il n&#8217;y a pas vraiment d&#8217;impact sur la vie publique, et tout ça simplement parce que &laquo;&nbsp;c&#8217;est le cadre juridique actuel&nbsp;&raquo;. Ça remet les choses en perspective, et moi ça me fait penser que les divagations tardives d&#8217;un vieux philosophe en contradiction avec lui-même ne constituent pas nécessairement la meilleure des bases pour créer des politiques publiques sur l&#8217;immigration qui font du sens.</p>
<p>Quand Pauline Marois est passée, ç&#8217;a été un soulagement. Malgré l&#8217;opposition qu&#8217;il pouvait y avoir de la part de Monsieur Taylor, je crois que Pauline Marois a su bien expliquer quelque chose: qu&#8217;on ne peut pas décider que 75% des québécois ont torts. Que si 75% des québécois pensent qu&#8217;il y a un problème avec les accommodements religieux, c&#8217;est peut-être qu&#8217;il y a vraiment un problème et qu&#8217;il est légitime de se questionner. N&#8217;en déplaise aux moutons des chartes comme Charles Taylor, qui voudraient bien réduire le questionnement fondamental qui est posé par la population à une genre d&#8217;hallucination collective dans laquelle tout le monde fait fausse route, sauf lui.</p>
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		<title>Le cirque olympique</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 20:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médiocre]]></category>
		<category><![CDATA[Émissions Radio-Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Émissions TQS]]></category>
		<category><![CDATA[Évaluation]]></category>

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		<description><![CDATA[On peut dire qu&#8217;on en a pour notre argent cette année avec la couverture pathétique des olympiques de Vancouver. J&#8217;avais d&#8217;abord prédit en Décembre que la couverture par l&#8217;ensemble des médias allait tendre vers la propagande canadienne et c&#8217;est ce à quoi nous assistons. Cependant je n&#8217;aurais pu prédire que les olympiques de Vancouver allaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On peut dire qu&#8217;on en a pour notre argent cette année avec la couverture pathétique des olympiques de Vancouver. J&#8217;avais d&#8217;abord prédit <a href='http://www.tviste.qc.ca/2009/12/09/jeux-olympiques-de-vancouver-et-propagande-canadienne-preparez-vous/'>en Décembre</a> que la couverture par l&#8217;ensemble des médias allait tendre vers la propagande canadienne et c&#8217;est ce à quoi nous assistons. Cependant je n&#8217;aurais pu prédire que les olympiques de Vancouver allaient tourner à un tel cirque.</p>
<p>D&#8217;abord V se montre complètement inapte à diffuser un évènement sportif de cet envergure. Aujourd&#8217;hui ils nous ont joué en boucle pendant toute la journée leur petit <em>remix</em> des moments les plus importants avec l&#8217;insignifiante musique de Marie-Mai. Plutôt que de cultiver une pseudo-fierté canadienne et nous montrer seulement les compétiteurs canadiens, pourquoi ne pas nous montrer l&#8217;ensemble des compétitions ? Ça vaudrait certainement mieux que de rejouer la descente de la skieuse canadienne et de ses plus proches compétitrices 10 fois dans la journée. Ensuite on a entouré ces jeux de pleins de gugusses sans intérêts qui ne font que nuire à la qualité des émissions. On a appelé l&#8217;émission du matin Le Réveil Olympique et les chroniqueurs qui interviennent se souhaitent Bon Réveil Olympique avant de commencer leurs chroniques. Comme si on voulait pousser avec trop de force l&#8217;idée que pendant les jeux olympiques, on change complètement de style de vie. </p>
<p>Mais c&#8217;est du côté de Radio-Canada que les efforts de propagande auront été les plus marqués. Hier soir, on diffusait un spectacle qui s&#8217;appelait <em>D&#8217;un océan à l&#8217;autre</em>. Le spectacle était à la hauteur du titre, qui aurait aussi très bien pu être le titre d&#8217;un exposé oral d&#8217;un ontarien de 6 ans. Le but était de célébrer la culture francophone au Canada, un peu comme on aurait pu célébrer la culture indienne ou la culture grecque au Canada, pas plus. D&#8217;abord l&#8217;évènement était triplement commandité par nos taxes: il y avait une grande bannière à gauche de la scène qui disait &#8216;Canada&#8217;, une autre qui disait &#8216;Air Canada&#8217;, et le tout était filmé par un équipement mobile impressionnant et diffusé par &#8216;Radio-Canada&#8217;. Strike 3, batter&#8217;s out; avec autant de symboles canadiens les organisateurs ont dû se limiter à inviter des artistes clairement non-indépendantistes, pour ne pas dire ouvertement fédéralistes. Il y avait Yann Perreault, Damien Robitaille, Radio Radio. Si ce que j&#8217;ai vu hier représente la &#8216;francophonie canadienne&#8217;, aussi bien inscrire le peuple québécois comme culture en voix de disparition. Si seulement toutes ces ressources avaient été dépensées pour quelque chose d&#8217;utile, mais non, il y avait plus de gardes de sécurité que de gens du public. La foule devait être constitué d&#8217;environs 200 personnes au début du show, probablement des gens qui passaient par là et qui étaient attirés par le bruit que l&#8217;on présentait comme de la musique. Les efforts de Yann Perreault pour faire applaudir la foule plus fort auront été vains; on entendait rien.</p>
<p>L&#8217;une des constantes du cirque olympique qui ne manque pas à chaque 2 ans, c&#8217;est la stupidité tout à fait particulière des athlètes. Le corps humain a ses limites; quand vous choisissez de le pousser à son maximum au niveau physique en l&#8217;entrainant 8 heures par jour pour qu&#8217;il puisse descendre une pente de ski 10 millisecondes plus rapidement qu&#8217;un autre, c&#8217;est autant de temps que vous ne passez pas à vous cultiver. Ainsi on a droit aux beaux discours à la fin des performances, mais aucune réflexion. Aucune évolution. Comme l&#8217;athlète d&#8217;il y a 2 an, puis celui d&#8217;il y a 4 ans, celui de cette année est aussi content du support qu&#8217;il a reçu de sa famille, de ses parents, de son entraîneur, et du Canada. L&#8217;une des athlètes anglophones avait de la difficulté à articuler d&#8217;autres phrases que &#8216;Je suis fière d&#8217;être canadien&#8217; (non tu n&#8217;es pas canadien tu es canadienne) ou &#8216;Je remercie le Canada merci beaucoup.&#8217;. Savent-elles au moins ce qu&#8217;elles remercient ? Et les animateurs jouent le jeu en nous disant qu&#8217;ils trouvent ça tellement beau cette jeunesse, cet espoir. Si nos espoirs reposent sur des gens qui descendent des pentes ou qui patinent vite, ça va mal. </p>
<p>Mais il y a quand même de l&#8217;espoir. Il y a ces manifestations pour on ne sait trop quelle raison, et c&#8217;est ce qui fait que c&#8217;est intéressant. Ces groupes qui manifestent dans les rues sont probablement très hétérogènes; il y a des communistes, des amérindiens, des alter-mondialistes, ou simplement des gens qui n&#8217;aiment pas la société comme elle est présentement et qui veulent du changement dans n&#8217;importe quel sens. C&#8217;est drôle parce que les olympiques deviennent le diviseur, l&#8217;évènement par lequel on distingue le révolté du mouton. Les olympiques, c&#8217;est comme le bouton d&#8217;ordinateur sur lequel il fallait appuyer à chaque 108 minutes pour sauver le monde dans l&#8217;émission Lost: Vous y croyez, ou vous n&#8217;y croyez pas. Il n&#8217;y a pas vraiment d&#8217;argumentation valable; il y a deux côtés et vous joignez celui que vous préférez. Bienvenue dans le cirque olympique.</p>
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		<title>Huis clos sur le net: les journalistes sont-ils juste trop cons ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 14:26:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand un journaliste se prononce sur l&#8217;Internet, c&#8217;est un peu comme lorsqu&#8217;une poule sans tête se prononce sur la politique étrangère de l&#8217;Inde: faut pas s&#8217;attendre à un prix Nobel. C&#8217;est ainsi que récemment quelques membres de l&#8217;aristocratie journalistique de Radio-Canada et d&#8217;autres chaînes françaises se sont regroupés au Périgord pour déguster le canard à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand un journaliste se prononce sur l&#8217;Internet, c&#8217;est un peu comme lorsqu&#8217;une poule sans tête se prononce sur la politique étrangère de l&#8217;Inde: faut pas s&#8217;attendre à un prix Nobel. C&#8217;est ainsi que récemment quelques membres de l&#8217;aristocratie journalistique de Radio-Canada et d&#8217;autres chaînes françaises se sont regroupés au Périgord pour déguster le canard à l&#8217;orange et mettre en œuvre une <a href='http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/25/008-huis-clos-net.shtml'>vaine entreprise</a> vouée à tester les réseaux sociaux quant à leur capacité à informer. Ils appellent ça <a href='http://huisclossurlenet.radiofrance.fr/'>Huis clos sur le Net</a> et ça consiste en une bande de journalistes moyens qui disent s&#8217;isoler en n&#8217;ayant accès qu&#8217;à Facebook et Twitter comme sources d&#8217;informations, comme si leur expérience personnelle, cette découverte si fascinante pour eux de réseaux qui existent depuis plusieurs années avait une pertinence sociale pour l&#8217;ensemble de la planète. Leur objectif est donc de voir si en se privant des médias traditionnels, quelqu&#8217;un peut arriver à être informé. L&#8217;idée ne serait pas complètement folle si l&#8217;expérience n&#8217;était pas teintée d&#8217;un manque de rigueur, d&#8217;un snobisme et d&#8217;une maladresse caractéristiques des journalistes traditionnels lorsqu&#8217;ils parlent de l&#8217;Internet. </p>
<p>D&#8217;abord permettez-moi de rire un peu du concept: ce n&#8217;est pas tous les jours que l&#8217;on laisse un journaliste être juge, juré, accusé, et procureur de la couronne en même temps. On le sait, le journalisme tel qu&#8217;il est pratiqué ces temps-ci est remis en question, essentiellement par la présence d&#8217;autres sources d&#8217;information et de commentaire dans les nouveaux médias. De voir une bande de journalistes décider eux-mêmes si oui ou non ces nouvelles sources d&#8217;information sont pertinentes laisse un goût d&#8217;URSS dans la gorge. C&#8217;est une faute grave que de croire que la capacité du journaliste à s&#8217;informer ou non sur Twitter est d&#8217;un quelconque intérêt pour déterminer la pertinence de ces réseaux pour le consommateur d&#8217;information. C&#8217;est comme de savoir si Henry Ford serait confortable dans la Matrix de Toyota, ou si le colonel Sanders aimerait les Big Mac. On s&#8217;en fout. De toutes façons, la population s&#8217;est dirigée vers ces réseaux alors ce n&#8217;est certainement pas de la capacité ou non des bénéficiaires de l&#8217;ancien système à comprendre le nouveau qu&#8217;émergera la réponse à la question de l&#8217;utilité de ce nouveau système.</p>
<p>Ensuite, il y a dans cette expérience une prétention incroyablement infantilisante: que la personne qui consomme de l&#8217;information par le biais de Twitter, Facebook, ou l&#8217;Internet en général ne fait QUE ça. Comme si l&#8217;aspect huis clos avait une quelconque correspondance avec la réalité. Les réseaux sociaux, c&#8217;est tout le contraire du huis clos. Ce sont des catalyseurs, des lieux de découvertes qui nous permettent de cliquer sur un lien, puis un autre, puis de suivre différents chemins qui nous mènent vers notre information. Le consommateur de Twitter et Facebook, il a aussi la télévision qui est allumée en background, il écoute RDI, il a la radio, et il reçoit probablement des journaux. La position de lutte à finir dans laquelle l&#8217;expérience place les médias sociaux par rapport aux médias traditionnels montre bien le malaise de la caste journalistique quant à l&#8217;Internet. Comme s&#8217;il fallait nécessairement en venir à une lutte finale et intense dans laquelle l&#8217;un ou l&#8217;autre des moyens de s&#8217;informer <em>gagne</em>.</p>
<p>Finalement, à quoi bon appeler ça une expérience si les conclusions sont écrites dans le ciel d&#8217;avance ? Est-ce que vous croyez vraiment que les journalistes qui vont sortir de cette expérience vont dire: &laquo;&nbsp;L&#8217;internet c&#8217;est de la marde. Vive les médias traditionnels.&nbsp;&raquo; Non. Ça n&#8217;arrivera pas. Pensez-vous que les journalistes qui vont sortir de cette expérience vont dire: &laquo;&nbsp;Les médias traditionnels c&#8217;est de la marde. Vive l&#8217;Internet.&nbsp;&raquo; Non. Ça n&#8217;arrivera pas non plus. Ce qui va arriver, c&#8217;est qu&#8217;ils vont sortir de cette expérience en nous disant qu&#8217;il y a un peu de bon dans tout, que l&#8217;Internet est un regroupement du meilleur et du pire, que les médias traditionnels préservent leur importance. Bref, des généralités tellement évidentes qu&#8217;elles auraient pu faire l&#8217;objet d&#8217;un exposé oral d&#8217;un enfant de 1ere année du primaire.</p>
<p>La caste journalistique n&#8217;a ni les capacités intellectuelles ni la capacité à l&#8217;objectivité nécessaires pour faire une vraie réflexion sur le rôle de l&#8217;Internet dans la transmission de l&#8217;information. Qu&#8217;ils laissent ça aux vrais scientifiques qui peuvent étudier la question à froid et sans <em>a priori</em>. Non seulement leur petite campagne de propagande/docu-reportage sent l&#8217;ignorance à des kilomètres, mais en s&#8217;adonnant à un exercice aussi débile ils perdent le peu de crédibilité qu&#8217;ils ont encore quant à la question de l&#8217;Internet.</p>
<p>le TViste </p>
<p>* P.S. L&#8217;entreprise ridicule a aujourd&#8217;hui repoussé les frontières de l&#8217;incompétence qu&#8217;elle avait elle-même tracé. Il semble effectivement que les journalistes-roi auto-proclamés doivent être avertis par les lecteurs de leur blogue à cause de la piètre qualité de leur français écrit. Les textes sont parsemés de fautes évidentes comme l&#8217;accord de verbes au participe passé à l&#8217;indicatif présent: <a href='http://huisclossurlenet.radiofrance.fr/blog/2010/02/02/dis-moi-qui-tu-suis-je-te-dirais-qui-tu-es/comment-page-1/#comment-131'>Voyez ici par exemple</a>. Reconnaîtrait-on la vraie valeur du journaliste que lorsqu&#8217;il est laissé à lui-même pour écrire ses textes ?</p>
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		<title>L&#8217;ouverture à sens unique.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 01:16:06 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années, la société québécoise se laisse joyeusement gaver des documentaires télévisés prêchi-prêcha sur l&#8217;ouverture à l&#8217;autre. L&#8217;entreprise de culpabilisation massive prise en charge par une poignée de magnats du média québécois me paraît exagérée, surtout considérant que le Québec a une historique d&#8217;ouverture à l&#8217;autre bien établie. Effectivement les différentes minorités n&#8217;ont pas à se plaindre du Québec; il s&#8217;agit d&#8217;une des sociétés les plus ouvertes qui soit. Nous sommes des leaders en Amérique du nord pour l&#8217;accueil des immigrants, l&#8217;acceptation des différences comme l&#8217;homosexualité et pour l&#8217;égalité entre les hommes et les femmes. Malgré tout on pourrait argumenter que l&#8217;acceptation, c&#8217;est comme les vitamines: on en a jamais assez, et qu&#8217;en ce sens les efforts de culpabilisation de la société québécoise quant à sa façon d&#8217;accueillir les immigrants est justifiée puisqu&#8217;elle mènera potentiellement à une amélioration du vivre-ensemble déjà extrêmement confortable des québécois et des nouveaux arrivants. D&#8217;accord. </p>
<p>Mais le problème c&#8217;est quand les tenants même de cette idéologie de l&#8217;acceptation aveugle de l&#8217;autre, du respect des mentalités qui nous sont étrangères, et du moussage de l&#8217;intérêt de la diversité se montrent incapables, de leur côté, à accepter que des personnes pensent différemment d&#8217;eux et s&#8217;engagent activement dans un effort de décrédibilisation et même de censure de tout ce qui pourrait ne pas aller dans le sens de leur opinion. C&#8217;est avec cet effort actif de cette intelligentsia de l&#8217;ouverture qui vous accusent de racisme dès que vous dites que vous n&#8217;êtes pas d&#8217;accord qu&#8217;on atteint l&#8217;état actuel du Québec : une théocratie du multi-culturalisme où toutes les opinions n&#8217;ont pas droit égal à la citation. C&#8217;est précisément ce qui s&#8217;est passé hier alors que je publiais un article sur <a href='http://www.tviste.qc.ca/2010/01/11/je-porte-le-voile-la-femme-qui-ne-controlait-pas-son-destin/'>Je porte le voile</a>, un documentaire dans la veine du prêchi-prêcha comme il s&#8217;en produit en série au Québec ces dernières années. J&#8217;exprimais alors mon opinion très simple sur le documentaire et sur la question du voile: c&#8217;est un retour en arrière de 100 ans pour le Québec, c&#8217;est un signe de soumission, et il est fort souhaitable que le plus de musulmanes possible se retirent de cette pratique. L&#8217;article a aussi été publié sur <a href='http://www.tvqc.com/2010/01/je-porte-le-voile-la-femme-qui-ne-controlait-pas-son-destin/'>TVQC</a>, où certains utilisateurs ont commencé à me traiter d&#8217;extrémiste raciste (!). L&#8217;opérateur du site web TVQC a décidé de faire un peu de publicité sur mon article qu&#8217;il jugeait intéressant. Il a mentionné mon billet sur la <a href='http://www.facebook.com/search/?q=Je+porte+le+voile&#038;init=quick'>page Facebook du film</a>. Il semble que les opérateurs de cette page, proches de la réalisatrice, ont décidé de censurer la publication de mon billet de blogue. Résultat, on se retrouve avec une belle dizaine de commentaires venant visiblement de musulmans qui ont adoré le film. Aucune discordance, on a éliminé toute personne qui est en désaccord et toute référence à une autre opinion que celles de ceux qui ont aimé le film et qui adorent le port du voile.</p>
<p>Et après on me dit que c&#8217;est moi l&#8217;intolérant ? Pas sûr. J&#8217;aimerais dire 2 choses aux gens qui gèrent cette page Facebook: D&#8217;abord bienvenue au Québec, où le désaccord est accepté. Ensuite bienvenue sur l&#8217;Internet, où les gens qui ont des opinions différentes aux vôtres peuvent les exprimer sans avoir peur de se faire censurer. C&#8217;est une chose que d&#8217;utiliser les médias sociaux et de prêcher l&#8217;ouverture, c&#8217;en est une autre que de vivre à la hauteur des principes que l&#8217;on croit défendre.</p>
<p>le TViste</p>
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		<title>Je porte le voile: La femme qui ne contrôlait pas son destin.</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 02:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le documentaire portant sur le port du voile islamique diffusé sur RDI ce soir oscillait entre l&#8217;espoir et le désespoir complet. Globalement, le film porte sur une femme-mouton, une suiveuse qui, croyant évoluer au rythme de sa propre liberté, se retrouve à se soumettre aux différentes personnes qui l&#8217;entourent. On a le goût d&#8217;applaudir à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le documentaire portant sur le port du voile islamique diffusé sur RDI ce soir oscillait entre l&#8217;espoir et le désespoir complet. Globalement, le film porte sur une femme-mouton, une suiveuse qui, croyant évoluer au rythme de sa propre liberté, se retrouve à se soumettre aux différentes personnes qui l&#8217;entourent. On a le goût d&#8217;applaudir à la fin quand elle décide d&#8217;enlever son voile, mais on comprend bien qu&#8217;il s&#8217;agit essentiellement d&#8217;un choix esthétique, et qu&#8217;elle continuera de se soumettre aux dogmes religieux qui lui sont imposés par un gars qui a écrit un livre il y a 1400 ans. Triste histoire d&#8217;une femme soumise qui cherche à qui se soumettre.</p>
<p>Tout commence quand elle rencontre un homme musulman il y a plusieurs années. Première soumission, à son mari. Comme par hasard, c&#8217;est précisément au moment où elle tombe amoureuse de cet homme qu&#8217;elle sent l&#8217;appel de dieu vers l&#8217;Islam. Le mari, on le voit au début du film. Sa femme lui pose la question: &#8216;Que ferais-tu si ta fille décidait de ne pas porter le voile ?&#8217;. À cela il répond qu&#8217;il ne la battra pas. Mais quelle grandeur d&#8217;âme! Quel grand homme! Il fait l&#8217;honneur à sa fille de ne pas la battre. Ça, c&#8217;est le musulman du 21e siècle: un homme moderne et ouvert. Ensuite il dit à sa fille : &#8216;Le choix de porter le voile tu peux le faire un peu plus tard, ça ne dérange pas si ça prend un peu plus de temps. L&#8217;important c&#8217;est que tu fasses comme ta mère. Fais comme ta mère et tout ira bien. Fais ta prière et le voile tu le mettras quand tu seras prête.&#8217;. Très intéressant. Parce que les musulmans convertisseurs qui cherchent des québécoises à convertir depuis quelques années et qui s&#8217;affichent à la télévision ne cessent de discourir dans les documentaires prêchi-prêcha sur l&#8217;ouverture, sur le fait qu&#8217;il est important d&#8217;accepter les choix de tous, de laisser les gens libres de suivre leur foi. Visiblement, ils ne laissent pas cette liberté à leurs propres enfants. Les douleurs que ces québécoises converties à l&#8217;Islam imposent à leurs parents catholiques en se convertissant, elles ne voudraient jamais que leurs enfants leurs imposent à elles ou à leur mari. Dans les 30 premières minutes du documentaire, on entend au moins 5 fois la mère dire à sa fille : En tout cas tu es musulmane ça c&#8217;est sûr, peu importe si tu ne portes pas le voile. Ah oui ? J&#8217;aurais aimé entendre la fille sur le sujet.</p>
<p>Ensuite, on rencontre les parents de la réalisatrice, qui sont probablement les seules personnes sensées dans l&#8217;ensemble du documentaire. Cette scène est très intéressante car on y apprend que les parents sont en total désaccord avec le choix de vie de leur fille. Leur souhait est que les petits enfants ne restent pas dans la religion musulmane. Du propre aveu de la réalisatrice, sous forme de narration, cette rencontre avec ses parents la fait réfléchir sur son choix de porter le voile. Elle remet tout en question quant au port du voile. Deuxième soumission, à ses parents. C&#8217;est après quelques rencontres avec des femmes musulmanes qu&#8217;elle décide d&#8217;enlever le voile. Elle nous explique alors qu&#8217;elle portait le voile par conformisme et parce qu&#8217;elle était entourée de femmes portant le voile. Troisième soumission, au milieu social.</p>
<p>Finalement l&#8217;histoire du voile, c&#8217;est une histoire de soumission. De soumission à dieu, de soumission au milieu social, de soumission au conjoint. Le film ne laisse pas de doute là-dessus. On peut souscrire à la néo-vision du voile qu&#8217;on nous sort depuis quelques années; qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un cheminement personnel, d&#8217;un choix, d&#8217;une décision que la musulmane prend lorsqu&#8217;elle est prête et qu&#8217;elle le veut, or je vous le garantis, il n&#8217;y a pas de choix libre dans un tel contexte de pression sociale. Il n&#8217;y a pas de choix libre quand votre père vous dit que vous pouvez prendre votre temps mais qu&#8217;un jour ou l&#8217;autre vous devrez le porter. Il n&#8217;y a pas de choix libre quand c&#8217;est la seule façon d&#8217;accéder à certaines mosquées. Il n&#8217;y a pas de choix libre quand toutes s&#8217;entendent pour dire que le commandement est une prescription venant directement de Dieu et qu&#8217;on pourrait avoir des problèmes lorsqu&#8217;on se retrouvera devant Dieu si l&#8217;on n&#8217;a pas porté le voile. En laissant un espace démesuré à ces québécoises converties à l&#8217;Islam depuis quelques années à la télévision québécoise, on empêche non seulement la diffusion de documentaires sur les gens les plus intéressants et les plus intelligents de notre société, mais on tire la société québécoise vers le bas, vers le passé, vers ce qu&#8217;elle était il y a 100 ans. Plutôt que de la projeter vers l&#8217;avant, on encourage les comportements et les idées religieuses passéistes qui substituent à la libre pensée la soumission aveugle et stupide à des commandements venant d&#8217;un autre pays, d&#8217;un autre temps, et d&#8217;une autre société.</p>
<p>En dehors du domaine religieux, j&#8217;aimerais aussi commenter la qualité du documentaire en tant que tel. Il s&#8217;agit d&#8217;un documentaire de très basse qualité. Quand vous êtes réalisatrice, sujet principal, narratrice, et interviewée dans votre propre film, il faut commencer à se poser la question si ce dont on a besoin ce n&#8217;est pas plus d&#8217;une psychothérapie que d&#8217;un documentaire.</p>
<p>le TViste</p>
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		<title>Trauma et l&#8217;incapacité québécoise</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 00:11:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hier avait lieue la première de Trauma, une série télévisée sur le monde de la traumatologie et une démonstration de l&#8217;incapacité typiquement québécoise de produire des séries télévisées innovantes. On dirait que tout ce que les auteurs de séries fictives québécois sont capables d&#8217;écrire revient toujours plus ou moins à une incursion dans un monde, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hier avait lieue la première de <a href='http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=100271'>Trauma</a>, une série télévisée sur le monde de la traumatologie et une démonstration de l&#8217;incapacité typiquement québécoise de produire des séries télévisées innovantes. On dirait que tout ce que les auteurs de séries fictives québécois sont capables d&#8217;écrire revient toujours plus ou moins à une incursion dans un monde, un univers. Les Machos, une incursion dans le monde des vendeurs de char. Scoop, une incursion dans le monde du journalisme. Mirador, une incursion dans le monde des relations publiques. Virginie, une incursion dans le monde scolaire. Un homme mort, une incursion dans le monde de la police et dans le monde des finances frauduleuses. Vice caché, une incursion dans le monde de la banlieue. Les Boys, une incursion dans le monde des ligues de garage. Km/h, une incursion dans le monde des chroniqueurs automobile. Detect.Inc., une incursion dans le monde des détectives. Et maintenant Trauma, une incursion dans le monde de la traumatologie.</p>
<p>On pardonnera Lise Payette pour Les Machos, parce qu&#8217;on peut comprendre que dans les années 1990, c&#8217;était comme ça que l&#8217;on écrivait. Mais 20 ans plus tard, qu&#8217;on en soit encore là, c&#8217;est pathétique. Surtout quand provient des États-Unis une tonne d&#8217;exemples de séries brillantes, bien écrites, qui pourraient être filmées avec les budgets québécois. Prenez Lost. Lost n&#8217;est pas une incursion dans un monde. C&#8217;est une série épique qui aborde les liens entre le passé et le présent, qui ajoute une charge émotive très forte dans les scènes en passant du passé vers le présent, et qui constitue aussi un très très bon show de science-fiction. Or Lost aurait pu être réalisé au Québec. Malgré les coûts énormes que cette série peut représenter aux États-Unis, la situation aurait été complètement différente au Québec. Simplement parce que les coûts les plus importants sont dus au déménagement de l&#8217;équipe de tournage en Hawaii, au salaire élevé des acteurs américains, et aux effets spéciaux qui de toutes façons ne constituent pas une composante essentielle de cette série. Un auteur québécois intelligent aurait pu créer une série du même calibre. Peut-être que ça ne se serait pas filmé sur une île, peut-être qu&#8217;il y aurait moins d&#8217;effets spéciaux et d&#8217;avions qui crashent, mais l&#8217;essentiel de Lost, c&#8217;est d&#8217;abord un scénario à couper le souffle. Or nous n&#8217;avons pas ces talents. Un autre exemple ? Dexter. Dexter n&#8217;est pas une incursion dans le monde des policiers, ni une incursion dans le monde des tueurs en série. C&#8217;est une série basée sur la psychologie d&#8217;un personnage, Dexter. Pourquoi nos auteurs québécois sont-ils incapables de créer une série basée sur la psychologie d&#8217;un personnage extraordinaire (et n&#8217;allez pas me citer Annie et ses hommes en exemple, je vous en prie) ? Une série genre Dexter aurait pu être produite au Québec pour des coûts semblables à Trauma. Un bureau de travail, une maison, et des scènes de crimes extérieures éparpillées à travers le scénario. 5 ou 6 personnages majeurs. Ce qui nous manque, c&#8217;est le génie pour l&#8217;écrire.</p>
<p>Le monde de la télévision québécoise n&#8217;a plus d&#8217;excuses; l&#8217;argent, ils l&#8217;ont. Qu&#8217;ils se concentrent donc à former une génération d&#8217;auteurs intelligents qui pourront écrire des scénarios à couper le souffle plutôt que de nous jouer du violon dans une salle d&#8217;urgence avec les histoires du frère d&#8217;un tel qui a coursé avec le fils de l&#8217;autre et qui n&#8217;a pas pu être sauvé malgré les efforts des médecins. C&#8217;est du mauvais Grey&#8217;s anatomy.</p>
<p>Le pire c&#8217;est que Trauma m&#8217;a donné espoir pendant quelques secondes. Il y a eu une scène où on voyait le passé du médecin. Je me suis dit qu&#8217;ils s&#8217;étaient peut-être inspiré de Lost. Malheureusement ça n&#8217;a mené à rien, et il n&#8217;y a pas eu de flashbacks supplémentaires. Même s&#8217;il y en avait eu et que l&#8217;on aurait fait une série dans laquelle on alterne entre le passé et le futur, ç&#8217;aurait été 5 ans en retard par rapport aux États-Unis avec Lost. Prenons donc quelques années pour former des jeunes esprits à bien écrire, mettons donc un peu d&#8217;argent de côté pendant ces quelques années et évitons de produire plus de déchets télévisuels. Quand on reviendra de cette période de réflexion, la télévision québécoise aura évolué.</p>
<p>le TViste</p>
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		<title>Pas de Bye Bye pour les québécois et pas de remplacement digne de ce nom.</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 02:41:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Notre temps des fêtes 2009-2010 se sera déroulé en laissant un gros vide au niveau de la revue humoristique de l&#8217;année. Plutôt que de faire un seul Bye Bye qui soit bon, on a éparpillé les efforts à gauche et à droite, ce qui a mené à une multitude de petites émissions humoristiques inintéressantes. Rappelons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Notre temps des fêtes 2009-2010 se sera déroulé en laissant un gros vide au niveau de la revue humoristique de l&#8217;année. Plutôt que de faire un seul Bye Bye qui soit bon, on a éparpillé les efforts à gauche et à droite, ce qui a mené à une multitude de petites émissions humoristiques inintéressantes. Rappelons qu&#8217;au début de l&#8217;année, un groupe de terroristes armés de mauvaise foi et d&#8217;armes de culpabilisation massive avaient fait des pressions pour annuler la production du <a href='http://www.tviste.qc.ca/2009/09/30/les-terroristes-anti-bye-bye-lemportent/'>Bye Bye 2009</a> afin qu&#8217;il ne nous reste plus rien en cette société qui nous différencie des américain ou des autres. Ils ont réussi.</p>
<p>Une offre de remplacement intéressante aurait pu venir de l&#8217;<a href='http://www.supermatozoides.com/'>Adieu 2009 des Super Matozoides</a> auquel était associé quelques bon noms du milieu de l&#8217;humour. Malheureusement, l&#8217;écriture a fait défaut. Les blagues tombent à plat et ratent l&#8217;essentiel. Pourquoi faire une blague-chanson sur le départ de Latendresse et sa blonde alors que s&#8217;il y a une blonde du Canadien de Montréal qui mérite son sketch c&#8217;est celle qui anime La maison de Maxim Lapierre. L&#8217;imitation de Falardeau, très mauvaise et sans contenu. Falardeau avait sa personnalité, il donnait en masse de <em>stock</em> à l&#8217;humoriste qui aurait voulu le parodier. De le dépeindre simplement comme un gars qui sacre, ça donne rien, Falardeau c&#8217;était plus que ça. C&#8217;était un révolté. C&#8217;était un insoumis, et il méritait mieux comme imitation. Il y avait aussi moyen de faire un meilleur sketch sur Stephen Harper. Il y avait aussi un bien plus gros travail à faire avec Michaelle Jean. Mauvaise idée que de cacher sa personnalité sous un sketch à chanson. Les références à Earl Jones, sans intérêt fait comme ça. Il faut vite s&#8217;affairer à trouver de la relève québécoise en écriture de sketchs humoristiques, sinon on se retrouvera devant rien quand les gars de RBO décéderont.</p>
<p>Puis il y avait le <a href='http://www.ciao2009.com'>CIAO 2009</a>, qui s&#8217;appelaient d&#8217;abord ByeBye2009.com et qui ont reçu des menaces légales de Radio-Canada pour qu&#8217;ils cessent d&#8217;utiliser le nom Bye Bye. Si Radio-Canada voulait se montrer à la hauteur du Bye Bye, qu&#8217;ils en produisent un. S&#8217;ils ne veulent pas en produire, qu&#8217;ils laissent les gens libres d&#8217;en créer un. Ceci étant dit, le CIAO 2009 traîne aussi de la patte, tout comme l&#8217;Adieu 2009 des Super Matozoides. La personnification des années 2008, 2009 et 2010 par des acteurs, pas intéressant. Il y avait des fautes d&#8217;orthographes assez primaires comme &#8216;Véronique Cloutier et Louis Morissette tentes de se sortir de la merde&#8217;. Le temps passé sur les questions de mise en demeure de la part de Radio-Canada était beaucoup trop grand. On peut faire un clin d&#8217;oeil, mais faire 2-3 sketchs là-dessus, c&#8217;est ridicule. C&#8217;est la même chose qui s&#8217;est passé avec Pierre Côté au début, il passait tellement de temps à parler de trucs techniques qu&#8217;il oubliait de produire un vrai contenu. Les producteurs de contenu web doivent s&#8217;enlever de la tête que les gens sont intéressés à entendre leurs complaintes quant aux aspects techniques auxquels ils sont confrontés. Les imitations d&#8217;Anne-Marie Losique auraient pu être combinées à un propos intelligent, mais ça n&#8217;a pas été le cas. Les références à la politique québécoise passaient à côté de la <em>track</em>. La première étape pour écrire un sketch d&#8217;humour à saveur politique, c&#8217;est de comprendre la politique et de comprendre la société québécoise, ce qui fait visiblement défaut chez les jeunes écrivains d&#8217;humour québécois. Les réalisateurs qui étaient filmés entre chaque sketch, ça ne menait nulle part. L&#8217;hommage aux militaires canadiens morts à la fin, ça faisait pitié. Les Bye Bye de RBO se moquaient de l&#8217;armée canadienne, ils ne leur rendaient pas hommage. Et le retour constant des mêmes personnages fictifs tout au long du vidéo n&#8217;apportait rien. Aussi, comment peut-on prendre 5 minutes pour parler de Lady GaGa, alors que plusieurs sujets importants concernant la société québécoise n&#8217;ont pas du tout été abordés ? Tiger Woods, Lady GaGa, Michael Jackson, le Québec sera dépouillé de toute sa spécificité culturelle lorsque cette génération dénationalisée écriront les sketchs d&#8217;humour de demain.</p>
<p>Pourtant ces initiatives étaient bien filmées et les bouts musicaux étaient biens faits. Le problème de la télévision du web n&#8217;est pas tant la qualité technique que l&#8217;intelligence du propos. On voit clairement le résultat du système d&#8217;éducation québécois, qui a été très bon à former des jeunes qui donnent l&#8217;impression qu&#8217;ils s&#8217;intéressent au monde; des jeunes qui recyclent gentiment leur canne de jus, qui disent avoir des valeurs, mais qui sont incapables d&#8217;exprimer le pourquoi, le comment, et qui sont incapables d&#8217;intégrer ces valeurs à un propos intelligent, choquant, ou même simplement intéressant. On a formé une génération à être très agile avec l&#8217;ordinateur, capables d&#8217;utiliser Adobe Premiere Pro, mais incapables d&#8217;avoir leur propre opinion sur le monde autre que le <em>je veux sauver la planète</em> qu&#8217;on leur a rentré dans la tête.</p>
<p>Ceci étant dit à propos de la télévision du web, la télévision traditionnelle n&#8217;a pas été à la hauteur non plus cette année. Les sketchs de RBO à Tout le monde en parle étaient peut-être ce qu&#8217;il y avait de meilleur, mais c&#8217;était trop peu. C&#8217;est sans parler du pathétique Dieu Merci! spécial avec la même formule ridicule qui fait de cette émission l&#8217;une des pires du cortège télévisuel québécois actuel. Jamais l&#8217;improvisation n&#8217;aura-t-elle été autant dépouillé de son intérêt.</p>
<p>L&#8217;avenir est sombre pour l&#8217;humour québécois. J&#8217;attends une lumière.</p>
<p>le TViste</p>
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		<title>À quel genre d&#8217;idiots laissons-nous l&#8217;enseignement des valeurs à nos enfants ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 05:59:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>le TViste</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cours de religion n&#8217;a jamais été un lieu d&#8217;apprentissage très intéressant pour moi. Au mieux, c&#8217;était le cours facile, niaiseux, celui que tout le monde passait. Même à 12 ans, j&#8217;avais détecté que les professeurs qui enseignaient ces cours n&#8217;étaient pas particulièrement munis intellectuellement. Quand on regarde l&#8217;histoire de ce cours de religion ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cours de religion n&#8217;a jamais été un lieu d&#8217;apprentissage très intéressant pour moi. Au mieux, c&#8217;était le cours facile, niaiseux, celui que tout le monde passait. Même à 12 ans, j&#8217;avais détecté que les professeurs qui enseignaient ces cours n&#8217;étaient pas particulièrement munis intellectuellement. Quand on regarde l&#8217;histoire de ce cours de religion ou des cours de <em>Formation Personnelle et Sociale (FPS)</em>, leur pendant non-catholique, on s&#8217;aperçoit qu&#8217;ils ont depuis le début été l&#8217;instrument du gouvernement et d&#8217;une partie de la société pour inculquer des valeurs, parfois trop agressivement, dans la tête des enfants. Au début, c&#8217;était la religion catholique. Le cours de religion catholique était alors intégré à des passages à l&#8217;église; même la première communion était animée par un groupe formé d&#8217;enseignants et de gens de l&#8217;église. Puis, dans les années 1990, les sociétés occidentales étant confrontées à un grave problème de maladies transmises sexuellement, on fit un essai: si on utilisait le cours de FPS pour enseigner l&#8217;hygiène sexuelle à nos enfants. L&#8217;idée n&#8217;était pas mauvaise; surtout qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un enjeu de santé publique et non d&#8217;un enjeu idéologique : personne ne peut être pro-MTS, un effort pour les combattre de la part des écoles ne pouvait donc qu&#8217;être apprécié. Et ça a bien marché: les taux de transmissions de plusieurs MTS ont chuté, si bien que certaines MTS ont été considérées comme disparues du Québec, bien que celles-ci font maintenant une réapparition depuis que les efforts de sensibilisation ont ralentis légèrement. Le problème avec cette expérience réussie, c&#8217;est qu&#8217;elle a fait réaliser à un certain groupe d&#8217;éducateurs et de planificateurs de programmes que le cours de religion ou d&#8217;éthique religieuse, appelez-le comme vous le voulez, pouvait être utilisé comme un instrument de remodelage de la pensée des jeunes, ouvrant ainsi la porte à ce que l&#8217;on appelle la reingénierie sociale: construire la pensée et les comportements des jeunes un peu comme on planifie la construction d&#8217;un immeuble.</p>
<p>Après l&#8217;essai réussi des MTS, les ingénieurs sociaux se sont penchés sur la question de l&#8217;environnement. Encore là, qui pourrait s&#8217;opposer à l&#8217;environnement ? On veut tous vivre sur une planète durable, n&#8217;est-ce pas ? Oui, mais même moi qui appuis à 100% les efforts de récupération et de diminution des déchets gazeux et autres, je déteste quand même quand les militants voulant aller dans ce sens utilisent comme outil quotidien la désinformation. Si l&#8217;on veut convaincre les jeunes de recycler, ne passons pas par quatre chemins. Présentons-leur des données scientifiques solides comme on le ferait avec un adulte. Ça en fera non seulement des citoyens plus conscients de l&#8217;importance de l&#8217;environnement et en même temps de meilleurs débatteurs, des gens plus vifs intellectuellement. Or quand on lit le contenu de ces cours où l&#8217;on veut <em>pusher</em> l&#8217;environnementalisme, ce n&#8217;est pas ce que l&#8217;on voit. Prenez ce <a href='http://cleblanc.iquebec.com/sommet_planetaire/monde.htm'­>site web</a> produit par Claude Leblanc, avec des contributions de Daniel Gougeon. Le site web est destiné à aider les enseignants en éthique religieuse pour la construction de leurs cours. On y lit :</p>
<blockquote><p>Jusqu’à maintenant dans ce chapitre, nous nous intéressons à la façon dont les différentes représentations du monde répondent aux grandes questions D’où vient le monde? Où va-t-il? Qu’est-ce que j&#8217;y fais? À cette dernière question, la Bible offre une réponse : &laquo;&nbsp;Remplissez la terre et dominez-la &nbsp;&raquo; (Gn 1, 28). Mais ce passage doit être interprété dans le sens d’une &nbsp;&raquo; gestion prudente et responsable des ressources plutôt que dans celui d’une domination offensive et dévastatrice.</p></blockquote>
<p>Hilarant de lire l&#8217;explication du professeur. Quand on écrit dans la Bible: &#8216;Remplissez la terre et dominez-la&#8217;, il s&#8217;agit d&#8217;une logique expansionniste, militantiste et même militariste de la religion catholique. On retrouve la même logique dans la religion musulmane. Il est impossible, sachant la date à laquelle ces textes ont été écrits, que la personne qui ait écrit cela puisse avoir penser un instant à une &#8216;gestion prudente et responsable des ressources&#8217;. On se retrouve donc devant un constat que même un aveuglé catholique pourrait faire s&#8217;il avait moindrement d&#8217;honnêteté intellectuelle : la Bible est périmée, elle n&#8217;est plus pertinente socialement. Mais plutôt que de l&#8217;avouer et de la mettre aux poubelles, là où elle devrait être, on fait de la réingénierie: on modifie les idées plus ou moins honnêtement, parce que de toutes façons l&#8217;important n&#8217;est pas la vérité, c&#8217;est l&#8217;objectif d&#8217;inculcation des valeurs que l&#8217;on s&#8217;est fixé.</p>
<p>Reste que lorsque l&#8217;on pèse le pour et le contre des efforts agressifs de sensibilisation des jeunes à la question de l&#8217;environnement, on pourrait presque venir à la conclusion que ç&#8217;a été une bonne chose. Finalement, les jeunes sont extrêmement conscientisés, ils incitent même leurs parents à adopter la récupération.</p>
<p>Le problème vient quand l&#8217;on tente d&#8217;appliquer le même genre d&#8217;efforts agressifs de réingénierie sociale à des questions idéologiques, politiques et culturelles. Or c&#8217;est précisément ce que le nouveau cours d&#8217;éthique et culture religieuse tente de faire. Devant les succès passés à modeler la pensée de la jeunesse, certains <em>édukators</em> ont décidé d&#8217;harmoniser les différentes cultures formant la société québécoise, avec le but avoué de créer des jeunes québécois qui lorsqu&#8217;ils sortiront de leur <em>formation</em>, ne se plaindront pas des demandes d&#8217;accommodements raisonnables. Le dogme que l&#8217;on tente d&#8217;inculquer à la prochaine génération n&#8217;est donc pas qu&#8217;il faille mettre des condoms lors de relations sexuelles, ni qu&#8217;il faille récupérer nos contenants, mais bien qu&#8217;il faut accepter que des cultures qui ont des valeurs en totale opposition aux valeurs québécoise peuvent vivre librement sur notre territoire sans que l&#8217;on ait notre mot à dire.</p>
<p>Pourquoi je vous parle de tout cela ? C&#8217;est un papier <a href='http://carnetsdudevoir.com/index.php/motsetmaux/commentaires/authentique_extrait_dun_manuel_dethique_et_culture_religieuse/'>d&#8217;Antoine Robitaille dans le Devoir</a> cité par <a href='http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70723883&#038;utm_source=Fils&#038;utm_medium=RSS&#038;utm_campaign=Blogue_PATRICK_LAGAC%C3%A9'>Patrick Lagacé</a> qui montre un extrait du livre d&#8217;éthique et culture religieuse. Ce livre est écrit par Daniel Gougeon, qui participait aussi au site Internet que j&#8217;ai cité précédemment. L&#8217;extrait montre en une seule question non seulement une faute d&#8217;orthographe mais aussi le ridicule du cours lui-même :</p>
<blockquote><p>Consigne: Indiques tes caractéristiques, tes goûts et tes intérêts.<br />
Je suis un : Garçon     Une fille     Je ne sais pas encore
</p></blockquote>
<p>Patrick Lagacé a retiré sa critique de la chose malheureusement, simplement parce qu&#8217;il s&#8217;était trompé dans son premier article en affirmant que le livre était approuvé par le ministère, alors qu&#8217;en fait le ministère n&#8217;approuve pas spécifiquement le contenu des livres. Détail technique malheureux, parce qu&#8217;en retirant son article, Lagacé retire une critique qui aurait été pertinente. Il donne aussi raison à des gens comme <a href='http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2009/12/mels_ethique_culture_religieuse_patrick_lagace_antoine_robitaille.html'>Mario Asselin</a>, qui se plaignent du fait que l&#8217;on ait pas laissé la parole à l&#8217;auteur du livre. C&#8217;est ce qu&#8217;il fait dans son <a href='http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2009/12/mels_ethique_culture_religieuse_patrick_lagace_antoine_robitaille.html'>article</a>, et on s&#8217;aperçoit vite que ça n&#8217;aura pas servi à grand chose de lui laisser la parole puisqu&#8217;il ne sait pas se défendre. Voilà ce qu&#8217;il a de si important à dire pour sa défense :</p>
<blockquote><p>Je suis très surpris et je pense que si l’on veut faire l’évaluation d’un matériel pour un cours donné dans le cadre du programme d’éthique et de culture religieuse, il y aurait lieu de dépasser le réflexe si détestable de beaucoup de journalistes de prendre un petit passage, de le sortir de son contexte et de le monter en épingle. Je vois que même Patrick Lagacé, dont je lis presque tous les articles, n’échappe pas à ce réflexe. C’est bien dommage. Voici l’histoire de ce petit bout de phrase: voilà 19 ans, lorsque j’ai commencé à enseigner au collège, on m’a confié un groupe en tant que tuteur. Je ne me souviens plus si c’était en 4e ou en 5e secondaire. J’ai donc conçu pour ces jeunes de 15-16 ans une fiche recto-verso sur une feuille de format 8 1/2 X 11 po. qu’ils devaient remplir et qui me servirait de base pour un dialogue lors d’une première entrevue. La question sur leur identité sexuelle figure sur la 2e ou la 3e ligne. Elle n’occupe qu’un espace d’une ligne, mais le questionnaire touche l’ensemble des goûts, des activités et du profil de l’élève, y compris ses ambitions académiques et les personnes qui lui servent de modèle dans la vie et cette fiche-questionnaire occupe deux pages entières. Je me sers encore de ce questionnaire aujourd’hui dans le cadre de mes fonctions ; il n’a pas changé depuis 19 ans et personne n’en a jamais fait de scandale.</p></blockquote>
<p>Donc premièrement on apprend que la question est utilisée depuis 19 ans. Ce qui signifie que pendant 19 ans, le professeur n&#8217;a pas réalisé qu&#8217;il y avait une faute de conjugaison au mot &#8216;Indiques&#8217;. Plutôt inquiétant. Puis il nous noit dans une explication technique du format des feuilles qui ont été utilisées, explication qui ne sert à rien puisque qu&#8217;il n&#8217;indique pas que le 3e choix à la question du sexe de l&#8217;étudiant a été ajouté par erreur. Ce n&#8217;est pas une mise en contexte qui aiderait, M. Gougeon: si la question est là, elle est là. Vous n&#8217;avez pas été mal cité. On comprend bien que le questionnaire doit aborder d&#8217;autres questions, ce n&#8217;est pas ça le point. Le point c&#8217;est de savoir si d&#8217;offrir à l&#8217;étudiant d&#8217;inscrire qu&#8217;il n&#8217;a pas encore choisi son sexe est une méthode pédagogique reconnue, si cette méthode produit des résultats désirables ou indésirables sur l&#8217;identité sexuelle future des enfants. Vous êtes bien mal placé pour faire la leçon à Patrick Lagacé.</p>
<p>On obtient le fond de la pensée de cet homme dans un feuillet appelé L’éducation des jeunes aux valeurs : Points de vue d&#8217;intervenants du milieu scolaire par <a href='http://www.viepedagogique.gouv.qc.ca/numeros/143/vp143_11-14.pdf'>Guy Lusignan</a>, dans lequel Daniel Gougeon est interrogé. À une question concernant la frontière bien étroite entre relativisme et endoctrinement, il répond: &#8216;il y a endoctrinement seulement quand on adopte un seul point de vue et que l&#8217;on souhaite que tous y adhèrent.&#8217; Donc pour M. Gougeon, un endoctrinement partiel n&#8217;est pas si grave; tant que l&#8217;on ne convainc pas l&#8217;ensemble des étudiants de nous suivre dans une propagande biaisée, c&#8217;est correct.</p>
<p>Quand on voit le genre de démunis intellectuels qui sont responsables de ces cours, on finit par se demander si cela ne serait pas mieux de simplement arrêter de donner ce cours. Que l&#8217;on laisse l&#8217;enseignement des valeurs aux parents et aux professeurs de matières qui ont de l&#8217;allure comme les sciences et le français, plutôt que de laisser à des deux de piques la responsabilité de modeler la pensée des jeunes selon leurs propres priorités.</p>
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