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Les gens de droite sont convaincus que le Québec est sous le joug de socialistes qui veulent contrôler chacun des aspects de leur vie. Un de leurs arguments pour démontrer que l’état du Québec veut contrôler nos vies: les publicités télévisées que le gouvernement commande. Jeff Plante se plaignait récemment dans un vidéo des publicités qui nous encourageaient à aider les vieilles personnes à traverser la rue. Ian Sénéchal, dans un billet récent, fait une liste des publicités commandées par le gouvernement ces dernières années (même une de 1984). Le ciel est bleu félicite l’article qui dénonce le méchant état québécois qui investit notre argent dans des publicités qui ne fonctionnent pas et dont le but n’est pas toujours clair. Ian Sénéchal, suite à une approximation grossière, en vient à la conclusion que chaque québécois se prive d’un café par année pour pouvoir payer ses publicités et nous exprime à quel point il aurait préféré boire un bon café chaud. Hmmmmm…

Détruisons quelques mythes tirés directement de l’article.

« Ne soyons pas dupe, ces publicités ne fonctionnent pas ou du moins, ne valent pas leur investissement. »

Il y a quand même quelque chose de contradictoire dans cet argument, d’abord les droitistes nous disent qu’ils ne veulent pas être contrôlés par des publicités, d’un autre côté ils nous disent que la publicité ne contrôle personne. Or c’est faux. Un des meilleurs exemples est la lutte contre le tabagisme. Celle-ci consiste en des campagnes publicitaires et d’information à long terme combinée aux différentes lois sur le tabac, incluant celles qui obligent les compagnies à l’impression de messages sur les paquets de cigarette. En 1995, on évaluait à 38% le nombre de fumeurs. Ce nombre a chuté à 25% en 2005 puis entre 20 et 22 % en 2006. La réduction du nombre de fumeur d’environs 17% seulement depuis 1995 est essentiellement attribuable aux campagnes d’information; il n’y a pas de nouvelles données scientifiques depuis 1995 qui indiquent des choses surprenantes sur le tabac. En 1995, les effets cancérigènes du tabac étaient déjà connus. Qu’est-ce que ça peut représenter 17% de fumeurs convertis en non-fumeurs pour le Québec ? Ne serait-ce qu’en se limitant à la question monétaire, c’est des milliards de dollars de sauvé. C’est d’abord des travailleurs plus en forme, plus efficaces, qui coûtent moins cher en frais de santé, et qui plutôt que de mourir à 40-50 ans d’un cancer du poumon peuvent travailler encore pendant 10 à 20 ans. Ne vous inquiétez donc pas, monsieur Sénéchal, votre café n’aura jamais été aussi bien investi. Et je n’ai qu’abordé la question de l’argent; on pourrait parler de bonheur, de famille, de l’entourage.

« Parfois, on se demande même quel est le but de la publicité. Regardez la numéro 1. C’est complètement inutile. »

Ian Sénéchal faisait référence à une publicité qui encourage les gens à aimer la vie. Je ne vois pas le problème qu’il a avec l’idée d’encourager les gens à aimer la vie, à s’assurer que leur vie est plaisante. Les dépressions, les suicides, les burn-outs, tous ces problèmes viennent d’un manque de joie, de passion, ou d’organisation dans la vie émotionnelle des gens. Je ne dis pas que certains cas ne sont pas des maladies physiques affectant le cerveau contre lesquelles on ne peut faire rien d’autre que de prescrire un médicament, mais je crois qu’une partie importante de ces problèmes peuvent être améliorés par des facteurs environnementaux et par l’encouragement à prendre son bonheur en main.

Les publicités, c’est aussi un moyen de financer la culture

Finalement, soyons francs, personne au Québec ne veut d’un univers télévisuel limité à quelques chaînes contrôlées par un géant. Pour maintenir la diversité actuelle des canaux télévisés, un investissement de l’état est nécessaire. Non, malgré tout ce que la droite nous dira, le marché n’injectera jamais assez d’argent ni en télévision, ni en musique, ni en cinéma pour maintenir la qualité et la diversité actuelle de la culture québécoise. Si vous remettez entre les mains de Honda et des soupes Aylmer la culture québécoise, attendez-vous à une réduction autant de la quantité que de la qualité. Donc le gouvernement doit envoyer de l’argent aux producteurs et distributeurs télévisés. Une des manières avec laquelle il le fait, et c’est loin d’être la plus grosse somme, c’est simplement d’acheter des publicités à un peu tout le monde. Ainsi on fait d’une pierre deux coups: sensibiliser la population à des faits de santé et de société extrêmement importants et en profiter pour financer les chaînes télévisées, généralement au prorata de leur popularité puisque les publicités coûtent un prix qui est généralement proportionnel à l’importance de l’auditoire. Ça me semble un bon investissement, hautement efficace, et ça marche. Puis, après tout, vous êtes toujours dans un pays libre; si vous ne voulez pas suivre les recommandations de l’annonce, rien ne vous y force.

L’ADQ est le meilleur exemple d’amateurisme politique au Québec depuis le Ralliement créditiste du Québec, qui voulait imprimer de l’argent pour sortir les gens de la pauvreté. Pendant des années encore, les bêtises de ces pionniers de la stupidité politique serviront d’exemple de quoi ne pas faire dans les classes de sciences politiques des universités québécoises. J’ai toujours cru que les stratèges de l’ADQ se tiennent près d’une vieille radio brune avec des crayons et du papier et syntonisent l’un ou l’autre des affreux postes de radios de droite de la ville de Québec dans le but de prendre le pouls de la seule partie de la population qui les supporte encore (les animateurs. de radio. de droite. de Québec). Aujourd’hui je suis tombé par hasard sur une séquence d’évènements qui pourraient bien prouver cela.

Je ne repasserai pas sur le soap opera auquel nous avons eu droit à l’ADQ cette semaine. En résumé, l’ADQ est dans le trouble, Éric Caire a perdu la course à la direction par 1 vote, le deuxième vote de majorité ayant été fait par Infoman au nom d’Omar Bongo, il est fâché, il quitte l’ADQ avec un autre député pour siéger comme indépendant. C’est dans la conférence de presse qu’Éric Caire donnait que j’ai été choqué par un premier détail. Éric Caire nous informe de manière très classique de la situation: il quitte l’ADQ, il siège comme indépendant, il reste ouvert à intégrer d’autres partis à la prochaine élection, etc… Mais les journalistes nous rapportent une partie de la conférence de presse qui me semble complètement out of nowhere. Mais vraiment out of nowhere. Voici comment Antoine Robitaille du Devoir nous rapporte la chose :

Quant à l’idée selon laquelle Éric Caire songerait à fonder un nouveau parti, le principal intéressé n’a pas semblé très enthousiaste, hier. Il a décrit la tâche comme étant au-dessus de ses forces: «Ce n’est certainement pas M. Picard et moi qui serons les seuls instigateurs de ça. Ça va prendre une volonté très forte, parce qu’organiser un parti politique, financer un parti politique, structurer un parti politique, recruter des candidats, élaborer un programme, c’est un travail qui est colossal.»

Il a toutefois lancé un appel du pied à des personnes en vue: «J’espère [...] que les lucides vont arrêter d’être des gérants d’estrade puis vont sauter sur la patinoire. Si vraiment ils croient [...] à leur manifeste, bien il va falloir qu’ils aillent un peu plus loin.»

Pour ce qui est du premier paragraphe, je suis d’accord: impossible de créer un 5e parti au Québec. 4 c’est déjà trop. Mais c’est le deuxième paragraphe qui m’a frappé. Éric Caire lance un appel à … à qui ? à Superman ? à Alice au pays des merveilles ? Non. Aux Lucides. (je clique sur la date et heure de mon ordinateur et je vérifie bien qu’on est en 2009). Éric Caire lance un appel aux lucides, alors qu’il quitte l’ADQ, en 2009. Il n’y a qu’une expression pour exprimer mes émotions quand je lis ce bout de texte, et c’est une expression anglaise : WTF ?!? C’était aussi la réaction de Pierre Fortin, un des lucides, qui était surpris qu’un tel appel soit lancé aux signataires d’un texte écrit il y a 4 ans et dont on n’a jamais entendu parler depuis :

Joint hier soir, un des signataires du manifeste des lucides, l’économiste Pierre Fortin, semblait surpris des propos d’Éric Caire. «Des gérants d’estrade, ça chiale à chaque match du Canadien. Nous, on n’a presque pas dit un mot depuis quatre ans!» M. Fortin ne voit vraiment pas la tête d’affiche principale du groupe, Lucien Bouchard, se lancer «dans une troisième carrière».

Mais où Éric Caire a-t-il pris l’idée complètement folle que les lucides pourraient revenir tels des superhéros en politique pour s’associer à un parti de gérants de stations-services et de clubs vidéos de droite ? C’est fou. Ça ne fait aucun sens. Les gens du manifeste des lucides sont complètement inactifs en politique depuis des années. Ils profitent de leur  »retraite » de la vie politique (et je serais le dernier à leur demander de revenir). Par quel genre de processus maudit quelqu’un a-t-il entré cette idée dans la tête d’Éric Caire.

C’était l’état de mon questionnement ce soir. C’est en me baladant sur Internet que je suis tombé complètement pas hasard sur un extrait d’une émission de Sylvain Bouchard sur la station de radio FM93, de Québec. Il faut l’écouter. Il faut l’écouter en entier.

L’extrait a été enregistré le 3 novembre 2009. Le psychodrame de la démission d’Éric Caire n’avait donc pas encore eu lieu. À 2:34, l’animateur Sylvain Bouchard dit :

Moi je pense qu’il faut qu’il siège comme indépendant.

3 jours plus tard, Éric Caire annonce qu’il siègera comme indépendant. Bon, disons qu’il s’agit de stratégie politique générale, ce n’est pas si exceptionnel que ça.

À 2:50, l’animateur de l’émission dit:

Et là il aurait les coudées franches pour peut-être regarder dans l’avenir, moi je pense que la droite va bouger au Québec, va faire de quoi. Moi je prône un espèce de mouvement non-partisan de réflexion sur la droite au Québec. Parce que la anyway c’est pas le temps de rebâtir un autre parti. Oublie ça.

3 jours plus tard, Éric Caire dit qu’il ne pense pas fonder un nouveau parti. Sens commun me direz-vous, normal qu’Éric Caire pense la même chose que l’animateur de radio, c’est ce que tout le monde pense. D’accord.

Mais le clou du spectacle est à 3:10 :

Ouvrons les horizons, à même d’anciens péquistes, des libéraux, n’importe qui. Y’en a plein des gens dans le PQ actuellement qui sont plus à droite et malheureux. Y’a des anciens péquistes qui sont sortis du parti qu’on a découvert qu’ils n’étaient pas si à gauche que ça. Des Joseph Facal, des Jacques Brassard, des Lucien Bouchard, des François Legault.

Et à 5:10, Sylvain Légaré semble se plaindre du fait que des gens comme Joseph Facal ne se soient pas joints au parti pendant la course à la direction de l’ADQ.

Dans un monde idéal là, un monsieur comme Facal ou des gens de cette trempe là, à la fin de la course tu te dis y vont se greffer à nous, mais ça s’est pas produit.

Intéressant. Joseph Facal et Lucien Bouchard : les têtes d’affiches ayant signé le manifeste des lucides. Jacques Brassard et François Legault, des gens connus pour faire parti du volet économique péquiste ou anciennement péquiste. Le premier aurait probablement signé le manifeste si on lui avait offert, et le deuxième l’aurait probablement signé s’il avait eu la liberté politique de le faire.

Donc dans un extrait de radio de 3 minutes daté du 3 novembre 2009, on entend un animateur dire qu’Éric Caire devrait siéger indépendant, qu’il ne devrait pas se lancer dans la création d’un nouveau parti, et qu’il serait intéressant que les lucides se mêlent activement de la politique. 3 jours plus tard, le vendredi 6 novembre 2009, Éric Caire fait une conférence de presse dans laquelle il annonce qu’il siégera indépendant, qu’il ne se lancera pas dans la création d’un nouveau parti, et qu’il serait intéressant que les lucides se mêlent activement de la politique. Argumentez comme vous voulez sur le fait que les 2 premières correspondances relèvent du hasard. Mais l’idée du retour des lucides, jamais dans 100 ans. Cette idée folle qu’Éric Caire a lâché out of nowhere en fin de conférence de presse, qui ne faisait aucun sens, elle a été inspirée par un animateur. de radio. de droite. de Québec.

le TViste

Black-Out à TQS: Quand les astres s’alignent.

Lundi, 2 novembre, 2009
publié par le TViste 7:26

La plupart du temps, je vous offre des commentaires et réactions à chaud sur l’actualité télévisuelle québécoise. Dans ce deuxième d’une série d’articles, je vous présente plutôt une rétrospective d’un évènement télévisuel qui a marqué l’histoire de la télévision québécoise en l’analysant plus en profondeur que ce qu’un premier regard aurait permis de faire.

Il y a de ces moments dans la vie où des évènements critiques et déterminants pour l’avenir se produisent. Où tous les éléments d’une équation complexe sont précisément mis en place. Où les astres sont alignés. Je vous donne une série de noms, essayez de trouver le dénominateur commun : Robert Gillet, Jean-René Dufort, Jean-François Mercier, Benoit Dutrizac, Richard Desmarais, Gilles Proulx. Ce sont tous des animateurs soit de Bye Bye ou d’émissions d’affaires publiques qui à un moment ou à un autre, ont été controversés. Rien ne relit vraiment ces gens l’un à l’autre à part ça : ils sont de générations différentes, de styles différents et d’idéologies différentes. Pourtant, en 1998, toutes ces personnes sont passées sur le même plateau d’une émission de télévision qui n’aura pas fait long feu mais qui pourrait être à l’origine d’un style en télévision québécoise : Black-Out.

TQS n’a plus ou moins jamais été rentable. Cette chaîne lancée en 1986 avait pour mandat d’offrir une programmation qui soit maintenue sur toute l’année, contrairement aux autres chaînes qui interrompaient plusieurs émissions pour la saison estivale, d’où le nom, Télévision Quatre-Saisons. En 1996, Vidéotron fait une tentative d’achat de TQS, achat qui est rejeté par le CRTC qui ne veut pas que les deux chaînes privées généralistes soient possédées par une seule et même entreprise. C’est finalement Québécor qui met la main sur le réseau (qui mettra ensuite la main sur Vidéotron de toute façon et qui se débarassera de TQS par la suite). Québécor impose ses politiques à TQS et réussit à compresser les dépenses, entre autres en coupant les budgets de production et en réunissant les studios d’enregistrement sous un seul et même toit. Du même souffle, TQS commence à faire dans le sensationnalisme et à se développer l’image de mouton noir qu’on lui connaîtra jusqu’à il y a peu de temps. Les émissions du crû 1998 à TQS sont fortement marquées par un style provocant, irrévérencieux, et parfois américain. Je me souviens comme si c’était hier de l’excitation que je pouvais ressentir quand je voyais les annonces décrivant la nouvelle programmation de l’automne; j’avais alors 14 ans. 1998 c’est l’année de naissance de Black-Out, de 110%, et de plusieurs émissions de sensationnalisme à l’américaine comme ces émissions où l’on voit des interventions policières, etc… Rien de très édifiant intellectuellement, mais très divertissant.

L’émission

Pour vous rafraîchir la mémoire et vous faire comprendre à quel niveau on vole (pas très haut), voici l’émission pendant laquelle on amène sur le plateau des voyants et  »ufologues » pour nous parler des phénomènes paranormaux. Jean-René Dufort est présent dans la salle en tant qu’ancien sceptique.

C’est quand même drôle de voir Robert Gillet faire la leçon à l’invité qui se dit pédagogue sexuel pour les enfants de 13 ans alors que Robert Gillet a été condamné 7 ans plus tard pour avoir payé une prostituée de 17 ans. L’émission la plus intéressante en termes de personnalités présentes est celle-ci :

Dans cette émission, réunis sur le même plateau : Richard Desmarais, qui répandra par la suite son fiel fédéraliste puant dans des émissions comme L’avocat et le diable, Benoit Dutrizac qui animera l’insignifiant Dutrizac, Robert Gillet qui deviendra l’un des fameux animateurs de radio de Québec, et Gilles Proulx, qui aura été tapoché médiatiquement pour avoir affirmé qu’une victime de viol l’avait cherché et pour ne pas avoir su s’excuser correctement lors d’un passage à Tout le monde en parle. Finalement la seule personne respectable dans cette émission, c’est Jean-François Mercier qui se présente comme un spectateur en chandail de pouilleux qui en veut à Gilles Proulx. C’est tordant. On n’hésite pas à utiliser de faux spectateurs : d’abord Jean-François Mercier et puis Gilles Guindon, à la fin du vidéo, qui quelques émissions plus tard joue le rôle d’intervenant dans l’émission. Il ne manque que Richard Martineau et la photo de famille serait complète, on aurait la collection complète des commentateux auxquels on aura droit jusqu’en 2009 en télévision québécoise.

Au fond Black-Out aura été un lieu de rencontre privilégié pour des animateurs qui ont la caractéristique commune de jouer avec les idées borderline. Plus on est provocant, plus les côtes d’écoutes augmentent, jusqu’au seuil du scandale. Seuil qui aura été atteint très rapidement par Black-Out. Dans ce contexte, il est très facile de tomber dans le syndrome Jerry Springer : descendre à des niveaux vraiment, vraiment, vraiment bas. Après quelques émissions de Black-Out, des plaintes étaient reçues au CRTC. Une émission sur les homosexuels qui ne volait pas haut a été jugée acceptable malgré les plaintes au CRTC. Puis une émission sur le bien-être social a été jugée offensante par le CRTC parce que les gens qui avaient été invités étaient des gens qui disaient être sur le bien-être social par choix et simplement parce qu’ils ne voulaient pas travailler, ce qui laissait une très mauvaise image du bien-être social. Malgré le fait que Black-Out ait cessé d’être diffusé, je suis convaincu que les fantômes de l’émission vivent encore aujourd’hui à travers beaucoup d’émissions dites d’affaires publiques dans lesquelles des vieux cons de droite diffusent leur propagande aux brebis en recherche de prêt-à-penser.

P.S. : Lors de mes recherches sur le sujet, je suis tombé sur un autre blogueur qui avait revu l’histoire de Black-Out. Vous pouvez consulter son article ici. J’ai quand même décidé de publier le mien puisque les contenus ne sont pas redondants.

Vidéo : Les justiciers masqués piègent Sarah Palin.

Dimanche, 2 novembre, 2008
publié par le TViste 12:09

Les justiciers masqués ont piégé Sarah Palin.

Vous pouvez aussi visiter leur site Internet.