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L’ensemble des phrases de cet article ont été adaptées à partir d’attaques faites par les supporteurs et/ou membres de l’ADQ envers le PQ et le PLQ durant les 10 dernières années, ainsi que quelques critiques de journalistes envers le PQ. J’ai seulement inversé les mots PQ/PLQ avec ADQ et vice versa. J’ai aussi changé, par exemple, les mots ‘Mario Dumont’ pour ‘Pauline Marois’, ‘Bernard Landry’ pour ‘Gilles Taillon’ et des mots comme ‘publique’ pour ‘privé’ ou ‘gauche’ pour ‘droite’. Il s’agit d’un petit article humoristique et bien sûr je n’endosse pas l’ensemble des propos, je trouve simplement drôle que ce que l’on pouvait dire du PQ il y a 5 ans, on peut maintenant le dire de l’ADQ.

Je suis vraiment tanné des vieux partis, je suis tanné tanné tanné et surtout de ceux qui sont pris dans une idéologie de droidroite inflexible. Au lieu de s’encrouter dans de vieux partis dogmatiques aux programmes sclérosés comme l’ADQ, voire fossilisés, et qui ne peuvent plus être modifiés par la suite, Pauline Marois, elle, est capable de changer les politiques se son parti du jour au lendemain, quand elle le veut, dès qu’elle perçoit un changement dans l’opinion des gens (1). À mon avis il faut garder en mémoire que le PQ représente la seule voie d’avenir du Québec. L’ADQ ne semble pas avoir la capacité de faire preuve d’innovation en proposant des idées nouvelles pour faire avancer un Québec immobile et statique. Ce vieux parti qu’est l’ADQ manque d’imagination, de vision et de courage. Car ils songent d’abord à être élus avant de prendre en charge la société. (3) Le PQ, contrairement à l’ADQ, nous a présenté la réalité quant à la situation du système de santé. Il n’y a aucune autre alternative qu’un système public pour résoudre les graves problèmes en santé au Québec. Vous pouvez rêver d’un système public à la saveur libéral, où le privé s’infiltre en catimini. Ou alors vous pouvez rêver à un système de santé magique avec l’ADQ et l’intervention miraculeuse du privé qui semble avoir la capacité de faire apparaître des infirmières. Mais de retour dans la réalité, rien ne changera ou à peine (3). C’est sans parlé de l’appui incessant des médias de droite comme ces radio-poubelles. Ça fait déjà depuis quasiment un an que, fouillez-moi pourquoi, fort probablement pour plaire aux amis qui donnent des contrats de pubs de l’ADQ, les radios de Québec et leurs amis travaillent jours et nuits à détruire le PQ et à varger dessus d’une façon hypocrite et délibérée dans leur journalisme jaune et biaisé. (4) Comme l’ADQ n’a toujours eu qu’une seule véritable idée en tête (la destruction de l’état québécois), elle doit faire croire à la population indécise sur cette question qu’elle a d’autres projets, d’autres valeurs. (5) Les adéquistes ne savent plus quoi faire. Ils attendent un chef comme les chrétiens attendent le Messie. Mais voilà, on l’attend depuis plus de 2000 ans, déjà! (5) À l’issue d’une session très difficile pour le gouvernement, c’est l’ADQ et Gilles Taillon qui sont dans le pétrin. Les problèmes du chef adéquiste étaient déjà nombreux. Ils se multiplient depuis vendredi avec la démission d’Éric Caire, de loin le meilleur marqueur de l’ADQ depuis le début de l’année. (9) Oui, on réalise de plus en plus chaque jours que les adéquistes n’aiment pas le leadership de Gilles Taillon. Est-ce son leadership ou son manque de grandes compétences? (5) Déjà au printemps, je disais que Gilles Taillon ne serait pas un miracle. (5) L’homme qui s’est littéralement donné pour l’avènement de la droite, Gilles Taillon, l’homme, a démissionné. Il a abandonné, découragé; non pas parce qu’il n’a guère toléré d’être poussé hors du bateau qu’il avait lui-même co-construit, mais parce qu’il n’acceptait pas les motifs qui faisait de lui un politicien désuet. (6) L’an prochain,le 15 novembre, célèbrera-t-on le départ de Gilles Taillon? Comme plusieurs autres, il n’a pu survivre au monstre mangeur de chefs qu’est l’ADQ! (7) Une semaine difficile pour le chef de l’ADQ. J’imagine que le clan adéquiste table sur un revirement rapide de la situation. (8)

Mais pourquoi s’obstine-t-on à faire voter les ti-vieux Alzeimer? Pour les faire voter ADQ? (2) L’ADQ est devenu le clône du PLQ sur la scène provincial. (10). En plus, certains députés de l’ADQ questionnent ouvertement la pertinence de l’ADQ. (11)

Merci à tous les blogueurs, commenteux de droite, et journalistes spécialisés dans l’analyse des problèmes du PQ pour m’avoir fournis ces merveilleuses phrases qui s’appliquent aujourd’hui à l’ADQ :

(1) http://elodiedmartin.wordpress.com/

(2) http://www.tymmachine.blogspot.com/?cx=partner-pub-…

(3) http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-provinciales…

(4) http://droitemonde.blogspot.com/2009/05/la-troisieme-voie.html

(5) http://www.cheznouscestpaspauline.com/category/blogroll

(6) http://quebecblogue.com/archives/2005/07/17/landry-le-kamikaze/

(7) http://lejournaldejeanmelancon.blogspot.com…

(8) http://www.vigile.net/Tel-un-phenix-Boisclair-renaitra-t

(9) http://www.cyberpresse.ca/actualites/…

(10) http://www.cyberpresse.ca/actualites…

(11) http://tymmachine.blogspot.com/2008_03_01_archive.html

Démocratie canadienne et télévision HD.

Mercredi, 3 décembre, 2008
publié par le TViste 8:58

Depuis le salissage de la tradition d’utilisation en cas d’urgences et d’exceptions du discours à la nation, salissage effectué par Paul Martin en 2005, le discours à la nation est devenu un outil comme un autre, qui n’a pas trop de valeur, et qui peut nous faire perdre notre temps royalement. Ce soir, le premier ministre Stephen Harper a décidé de nous diffuser un autre discours à la nation qui ne nous a rien appris, nous a servi à rien, et dans lequel il n’a même pas été capable d’être honnête. Tout ce que Harper a dit dans ce discours, on se le fait marteler par les analystes politiques depuis 1 semaine. La question à laquelle il aurait pu répondre, c’était à savoir si oui ou non il allait visiter la gouverneure générale pour déclencher le congé de Noel et éviter un vote de confiance défavorable. Il ne nous l’a même pas dit, les analystes ont dû lire entre les lignes pour nous dire qu’il n’y avait pas de doute là-dessus. Il semble donc que notre destin est entre les mains de la représentante de la reine d’Angleterre.

Alors à quoi ça nous sert nous, de prendre 8 minutes de notre temps pour écouter ces folies. Une petite introduction toute cute sur l’histoire du Canada et la tradition canadienne qui fait des envieux partout dans le monde, et une attaque contre les ’séparatistes’ québécois, avec lesquels, dit-il, il ne pourrait former une alliance, car ce serait dangereux pour la stabilité du Canada. Bon premièrement on est au Québec, et en 2008. À part une coupe de perdus, je ne crois pas que personne n’ait vraiment peur des méchants séparatistes qui pourraient faire s’effondrer le beau Canada.

Le message qu’on a là c’est le contraire de ce qui fait l’attrait du Web 2.0 : dans le web 2.0, vous avez les faits, vous avez des blogueurs qui vous disent ce qu’ils pensent de ces faits, vous avez Wikipédia qui montre le consensus, et vous avez les commentaires sur les blogs qui montrent les opinions de milliers d’autres personnes. Or ici ce qu’on a c’est une cassette dans laquelle il n’y a pas de faits, pas d’opinion, pas de consensus, pas de commentaires, pas rien. Le vide total.

Pour ce qui est de la réponse de Stéphane Dion, elle avait au moins le mérite de parler plus concrètement de la situation politique, mais même là, avez-vous appris quoi que ce soit ? Moi j’ai appris que les caméraman du parti libéral étaient des incompétents. D’abord parce qu’ils ont mélangé les cassettes francophones et anglophones, ce qui fait que les médias ont obtenu le vidéo en retard. Deuxièmement parce qu’ils ont cadré Stéphane Dion de la gorge aux cheveux, un cadrage que je n’ai jamais vu dans aucune annonce publique ni entrevue de toute ma vie. À voir la qualité de la vidéo lors de cette annonce, je suspecte que la vidéo a été tournée en 4:3 et ensuite transférée en 16:9 en coupant le bas, quel amateurisme. Ça résulte en un Stéphane Dion pris à la gorge par le cadrage, ce qui n’a rien de bon pour nous rassurer sur sa situation politique. Avec le retard qu’il y a eu dans la livraison de la cassette aux médias, j’imagine le monteur du parti libéral :

- C’est vraiment la meilleure prise qu’on a ?

C’est la performance de Gilles Duceppe qui est à souligner. Il a su bien commenter et bien résumer les raisons pour lesquelles il appuit la coallition. Les deux autres, ils auraient pu simplement caller une conférence de presse.

le TViste

Apprendre à gagner

Mercredi, 15 octobre, 2008
publié par le TViste 12:10

Que vous soyez américains, français, ou même canadiens, il arrivera un jour où vous aurez la chance d’éduquer vos enfants à la politique. Vous leur apprendrez alors à étudier les différentes options qui s’offrent à eux, et à en choisir une. Dans certains cas, vous leur apprendrez même qu’il est possible de s’impliquer politiquement et d’aider à la campagne du parti qui aura été choisi. Et finalement, au soir de l’élection, vous leur apprendrez qu’en politique, on peut perdre et on peut gagner. Si vous êtes québécois, vous n’aurez peut-être pas la chance de leur apprendre que l’on peut gagner, vous ne pourrez leur apprendre que la défaite.

Si vous êtes québécois, vous apprendrez que votre propre peuple s’est nié sa propre existence à 2 reprises. Si vous êtes québécois, une victoire aux élections fédérales, ça n’existe pas. En fait, la meilleure option est une victoire de la plus grande quantité de députés bloquistes, et cela a été confirmé par les électeurs, qui ont pour une sixième élection consécutive, élus une majorité de députés du Bloc québécois. Mais en haut du décompte des députés du Bloc, on verra toujours un autre parti, que ce soit le parti conservateur ou le parti libéral, qui fera élire assez de députés pour former le gouvernement. Les gens de ces partis nous disent qu’il faut se sortir de cette situation : qu’il faut voter pour eux afin d’avoir des députés et des ministres du gouvernement. L’argument est un peu boiteux; en l’utilisant, on présente l’élection comme un outil pour envoyer des gens au top. Mais ces partis se sont-ils demandés pourquoi ils ne réussissaient pas à obtenir une majorité de députés au Québec depuis la création du Bloc ? Peut-être que ce qu’ils présentent comme idées n’intéressent pas les québécois, et peut-être que les québécois considèrent une élection comme une chance d’exprimer leurs idées, et non comme un simple outil pour peupler le conseil de ministres de québécois. Comme le disait Gilles Duceppe, nous préférons des députés debouts dans l’opposition que des députés à genoux dans le gouvernement.

Mon souhait le plus cher est que les québécois se prennent en main pour former un pays où ils pourront assumer à la fois leurs bons et leurs mauvais coups. Où on pourra débattre entre nous de la direction que le gouvernement doit prendre. Dans un grand pays comme le Canada, notre voix ne sera jamais assez importante pour contribuer réellement aux lois et à la gouvernance du pays. Vous aurez beau élir 75 députés conservateurs, vous ne changerez pas le parti conservateur. Je suis plutôt à gauche dans le spectre politique, mais je m’en fou de ne pas réussir à faire élir un gouvernement de gauche de toute ma vie. Tout ce que je désire, c’est de pouvoir créer un pays avant de mourrir, et si possible enseigner à mes enfants qu’en politique, on peut perdre. Et on peut gagner.

le TViste

RDI et l’abus des analystes politiques

Dimanche, 14 septembre, 2008
publié par le TViste 8:48

Il fut une époque où le commentaire politique était réservé aux colonnes des journaux. Depuis plusieurs années, des canaux de nouvelles en continue tels que RDI et LCN sont apparus, ce qui a créé une augmentation de la demande pour des analyses ‘plus profondes’ de l’actualité; on ne répètera pas pendant 24 heures le même bulletin de nouvelle d’une heure. C’est ce vide à remplir qui est responsable pour l’agglutinement des commenteux de nouvelles et analystes politiques, ces journalistes professionnels spécialisés dans la dilution de la sauce politique, dans l’étirement de celle-ci jusqu’au point où elle ne goûte plus rien. De leur propre confession, leurs divagations ne s’adressent pas à tout le monde : on les a déjà entendu dire que tel ou tel évènement était très intéressant pour les journalistes du monde politique, mais qu’il aurait très peu d’impact sur le vote. Eh bien messieurs, et mesdames, si ce n’est pas intéressant, pourquoi en parlez-vous pendant 15 minutes ? La réponse est simple : il faut remplir l’émission, on ne peut pas faire une émission raccourcie parce que l’on a rien d’intéressant à dire. S’en résulte un endettement intellectuel, défini par Dany Laferrière comme ce qui arrive lorsque l’on parle ou écrit trop avec une intelligence limitée.

L’analyste politique se doit d’être objectif, ce qui a pour conséquence qu’il ne prendra pas position sur les sujets de fond. Afin de rester dans sa zone de confort, il aura le réflèxe de se contenter d’une analyse superficielle de la ’stratégie’ politique. L’exception à cette règle est Le club des Ex (RDI), un très bon exemple de ce que devrait être l’analyse politique : une analyse par des gens qui sont prêts à prendre position sur les enjeux de fond, avec un commentaire et une analyse de la stratégie politique qui deviennent alors secondaires. En nous mettant des analystes politiques qui sont tenus à l’objectivité et à la non-partisanerie, c’est un peu comme si on nous mettait une bonne soeur catholique pour animer une émission de sexologie, ça marche pas. Pourquoi ça ne marche pas ? Parce que ne pouvant pas commenter les enjeux de fonds, ils sont réduits à faire une analyse stratégique, un peu comme si la politique était un jeu de hockey, et que les commentateurs nous expliquent le jeu en faisant des dessins de flèches rouges et bleus sur l’écran. Nous sommes en droits de nous inquiéter que l’exercice démocratique qui déterminera le prochain gestionnaire des milliards de dollars collectés par nos impôts soit considéré par les têtes d’affiches des canaux d’information comme une game de hockey.

On parle souvent du cynisme de la population envers la politique. Pas surprenant que les gens soient devenus cyniques alors que leurs premières sources d’informations pour les nouvelles politiques s’appliquent à nous convaincre à grands coups de Chantal Hébert et de Michel C. Auger que l’important en politique, c’est l’image, c’est la petite chicane, c’est l’erreur de campagne, c’est d’avoir des belles journées parfaites sans anicroches, c’est de tenir les membres de son parti en lesse, c’est la planification de l’apparence. Ces experts de l’image, on peut les écouter pendant des heures, et on n’a toujours rien appris d’autre que les chimères qu’ils auront décidés de s’inventer dans leurs propres esprits désaxés. Ils nous disent que la population comprend mal le plan vert de Stéphane Dion, mais dans leurs longues heures d’apparition télévisée n’ont jamais pris le temps d’en parler ne serait-ce qu’une minute. Si il y a quelque chose que vos auditeurs ne comprennent pas, pourquoi ne pas leur expliquer ? Sommes-nous si stupides ? Je ne demande pas une lecture partisane du texte, mais n’est-ce pas possible d’aller un peu plus en profondeur que de dire : ah les gens ne l’ont pas compris en une clip de 10 secondes, alors ils ne comprendront jamais.

Ils ont fait le même coup de l’analyse de l’image au Bloc Québécois mercredi dernier alors que Jacques Brassard, un chroniqueur de droite, écrivait un torchon dans lequel il remettait en cause l’existence du Bloc Québécois. Jusqu’ici, it’s business as usual, il n’y a pas d’élection pendant laquelle on n’ait pas remis en question l’existence du Bloc Québécois, un parti qui a pourtant rallié des majorités importantes au Québec depuis sa naissance. De plus, l’attaque venant d’un vieux chroniqueur de droite, on a de la difficulté à s’en surprendre. Jacques Brassard fait partie de cette génération qui ont vu la révolution tranquille, qui y ont participé, dans son cas qui se sont fait élire sous les gouvernements du Parti Québécois de 1976 à 1998, et qui tout à coup, bogue de l’an 2000 ou autres explications, tel un vin mal conservé, tournent au vinaigre et alors qu’ils approchent la retraite deviennent pro-droite, admirateurs des américains, anti-kyoto, contre l’intervention de l’état. En bref, ils se seront battus pour l’égalité tant que c’était à leur avantage, et appuient maintenant le chacun pour soi alors qu’ils sont riches. Fermeture de la paranthèse, vous comprenez qu’il n’y a dans cette nouvelle aucune nouvelle : un gars de la droite qui chiale contre le Bloc et qui remet en question son existence. Mais nos analystes politiques désaxés n’aiment pas le vide, ils veulent construire, ils veulent des belles structures d’idées, peu importe si c’est bâti sur un sable mou.

On en arrive donc, par un exercice mental douteux, à ce grand titre : Gilles Duceppe critiqué de l’intérieur. Soit j’ai manqué quelque chose, soit il nous faut réviser en profondeur la signification des mots intérieur et extérieur. Juste un rappel comme ça, l’intérieur d’un kiwi par exemple, c’est la chair verte. Et l’extérieur, c’est la pelure brune. Et la boîte de patates pilées en flocons, à côté du kiwi, ça, on considère ça comme l’extérieur. Mais je blague, ce n’est pas la définition de l’extérieur et de l’intérieur qui fait défaut chez nos analystes politiques, c’est qu’ils avaient besoin d’une nouvelle. Or, ‘Vieux de la droite continue de chialer’, ce n’est pas une nouvelle. ‘Gilles Duceppe critiqué de l’intérieur’, ça mon ami, c’est un titre.

le TViste