Vous parcourez les archives pour la catégorie Émissions TQS

Archive pour ‘Émissions TQS’ Catégorie

Le cirque olympique

Dimanche, 14 février, 2010
publié par le TViste 4:54

On peut dire qu’on en a pour notre argent cette année avec la couverture pathétique des olympiques de Vancouver. J’avais d’abord prédit en Décembre que la couverture par l’ensemble des médias allait tendre vers la propagande canadienne et c’est ce à quoi nous assistons. Cependant je n’aurais pu prédire que les olympiques de Vancouver allaient tourner à un tel cirque.

D’abord V se montre complètement inapte à diffuser un évènement sportif de cet envergure. Aujourd’hui ils nous ont joué en boucle pendant toute la journée leur petit remix des moments les plus importants avec l’insignifiante musique de Marie-Mai. Plutôt que de cultiver une pseudo-fierté canadienne et nous montrer seulement les compétiteurs canadiens, pourquoi ne pas nous montrer l’ensemble des compétitions ? Ça vaudrait certainement mieux que de rejouer la descente de la skieuse canadienne et de ses plus proches compétitrices 10 fois dans la journée. Ensuite on a entouré ces jeux de pleins de gugusses sans intérêts qui ne font que nuire à la qualité des émissions. On a appelé l’émission du matin Le Réveil Olympique et les chroniqueurs qui interviennent se souhaitent Bon Réveil Olympique avant de commencer leurs chroniques. Comme si on voulait pousser avec trop de force l’idée que pendant les jeux olympiques, on change complètement de style de vie.

Mais c’est du côté de Radio-Canada que les efforts de propagande auront été les plus marqués. Hier soir, on diffusait un spectacle qui s’appelait D’un océan à l’autre. Le spectacle était à la hauteur du titre, qui aurait aussi très bien pu être le titre d’un exposé oral d’un ontarien de 6 ans. Le but était de célébrer la culture francophone au Canada, un peu comme on aurait pu célébrer la culture indienne ou la culture grecque au Canada, pas plus. D’abord l’évènement était triplement commandité par nos taxes: il y avait une grande bannière à gauche de la scène qui disait ‘Canada’, une autre qui disait ‘Air Canada’, et le tout était filmé par un équipement mobile impressionnant et diffusé par ‘Radio-Canada’. Strike 3, batter’s out; avec autant de symboles canadiens les organisateurs ont dû se limiter à inviter des artistes clairement non-indépendantistes, pour ne pas dire ouvertement fédéralistes. Il y avait Yann Perreault, Damien Robitaille, Radio Radio. Si ce que j’ai vu hier représente la ‘francophonie canadienne’, aussi bien inscrire le peuple québécois comme culture en voix de disparition. Si seulement toutes ces ressources avaient été dépensées pour quelque chose d’utile, mais non, il y avait plus de gardes de sécurité que de gens du public. La foule devait être constitué d’environs 200 personnes au début du show, probablement des gens qui passaient par là et qui étaient attirés par le bruit que l’on présentait comme de la musique. Les efforts de Yann Perreault pour faire applaudir la foule plus fort auront été vains; on entendait rien.

L’une des constantes du cirque olympique qui ne manque pas à chaque 2 ans, c’est la stupidité tout à fait particulière des athlètes. Le corps humain a ses limites; quand vous choisissez de le pousser à son maximum au niveau physique en l’entrainant 8 heures par jour pour qu’il puisse descendre une pente de ski 10 millisecondes plus rapidement qu’un autre, c’est autant de temps que vous ne passez pas à vous cultiver. Ainsi on a droit aux beaux discours à la fin des performances, mais aucune réflexion. Aucune évolution. Comme l’athlète d’il y a 2 an, puis celui d’il y a 4 ans, celui de cette année est aussi content du support qu’il a reçu de sa famille, de ses parents, de son entraîneur, et du Canada. L’une des athlètes anglophones avait de la difficulté à articuler d’autres phrases que ‘Je suis fière d’être canadien’ (non tu n’es pas canadien tu es canadienne) ou ‘Je remercie le Canada merci beaucoup.’. Savent-elles au moins ce qu’elles remercient ? Et les animateurs jouent le jeu en nous disant qu’ils trouvent ça tellement beau cette jeunesse, cet espoir. Si nos espoirs reposent sur des gens qui descendent des pentes ou qui patinent vite, ça va mal.

Mais il y a quand même de l’espoir. Il y a ces manifestations pour on ne sait trop quelle raison, et c’est ce qui fait que c’est intéressant. Ces groupes qui manifestent dans les rues sont probablement très hétérogènes; il y a des communistes, des amérindiens, des alter-mondialistes, ou simplement des gens qui n’aiment pas la société comme elle est présentement et qui veulent du changement dans n’importe quel sens. C’est drôle parce que les olympiques deviennent le diviseur, l’évènement par lequel on distingue le révolté du mouton. Les olympiques, c’est comme le bouton d’ordinateur sur lequel il fallait appuyer à chaque 108 minutes pour sauver le monde dans l’émission Lost: Vous y croyez, ou vous n’y croyez pas. Il n’y a pas vraiment d’argumentation valable; il y a deux côtés et vous joignez celui que vous préférez. Bienvenue dans le cirque olympique.

Le genre d’humour au second degré dont le Québec se prive.

Mercredi, 18 novembre, 2009
publié par le TViste 10:20

Le 31 décembre 2008, avec le Bye Bye 2008, Radio-Canada retentait l’expérience de l’humour au second degré qui avait depuis plusieurs dizaines d’années caractérisé les différents Bye Bye. Malheureusement, cette année-là, un groupe d’extrémistes spécialisé dans la culpabilisation de masse avait décidé qu’il était temps de nettoyer le Québec de toute référence aux canadiens, aux immigrants ou à Nathalie Simard, et que l’époque de l’humour plate et insensé devait être ramenée, de force s’il le fallait. En se pliant aux divagations de ces soi-disant défenseurs de la tolérance et en ne produisant pas de Bye Bye 2009, la société québécoise se prive d’un genre d’humour dont elle possède le secret, tel qu’elle l’a montré à plusieurs reprises, entre autres à travers les émissions de RBO.

Pendant que les québécois se demandent si on peut ou non parler des phénomènes de société les plus importants pour le Québec à la télévision, d’autres nations n’hésitent pas à aborder ces sujets par le billet de l’humour au second degré, le même genre d’humour que Jean-François Mercier utilisait lors du Bye Bye 2008. C’est ce que fait chaque soir Stephen Colbert de l’émission The Colbert Report, à Comedy Central. Stephen Colbert est en fait un américain de gauche qui parodie un animateur de téléjournal de droite qui s’opposerait au mariage gai et qui adopterait la plupart des positions du parti républicain. Dans ce vidéo, à 5:00, il prend position contre le mariage gai et se porte à la défense de l’Église qui est bouleversée par la possibilité que des homosexuels puissent se marier. Il accuse les homosexuels de vouloir s’approprier les … :

[...] trucs les plus amusants dans le mariage comme… comme le droit de déterrer la dépouille de son époux. C’est de l’homosexualité après la mort, ce sont des genres de zombies-homosexuels. Ces zombies-homosexuels commencent par le droit au mariage, mais ce qui les intéressent vraiment c’est de contrôler notre cerveau. Et puis comment les gens sont-ils supposés pouvoir reposer en paix si ils savent qu’à quelques tombes d’eux, deux hommes sont morts et gais! Dieu a dit que ceux qui étaient reliés sur terre étaient rassemblés au ciel, si on commence à enterrer les homosexuels ensemble ils seront ensemble au paradis! [...] Si on veut que les homosexuels meurent comme ils ont vécu selon leur état légal actuel, ils doivent mourir comme on leur demande de vivre : dans l’invisibilité.

Toute personne avec un minimum de quotient intellectuel pourra écouter l’extrait et conclure qu’il s’agit d’humour au second degré et que Stephen Colbert n’est pas opposé au mariage gai, mais qu’il veut plutôt ridiculiser ceux qui le sont. Si les gens, même les américains, sont capables de faire la différence lorsqu’il s’agit de Stephen Colbert, pourquoi est-ce que les Québécois ne seraient pas capable de reconnaître le deuxième degré dans l’humour de Jean-François Mercier lorsqu’il a fait son sketch sur le Canada anglais ou sur Barack Obama au Bye Bye 2008 ? Pourtant le montage de la scène et le genre de propos se ressemblent énormément. Pourquoi des gens crient-ils au racisme lorsqu’un sketch ne fait qu’aborder le fait que Barack Obama est noir ou que le Canada anglais est différent ? Deux possibilités: soit qu’ils sont incroyablement stupides, ou ils sont de mauvaise foi et ont d’autres objectifs que la simple censure du Bye Bye 2008, ils visent plutôt l’anéantissement de l’identité québécoise dans notre culture télévisuelle.

le TViste

Black-Out à TQS: Quand les astres s’alignent.

Lundi, 2 novembre, 2009
publié par le TViste 7:26

La plupart du temps, je vous offre des commentaires et réactions à chaud sur l’actualité télévisuelle québécoise. Dans ce deuxième d’une série d’articles, je vous présente plutôt une rétrospective d’un évènement télévisuel qui a marqué l’histoire de la télévision québécoise en l’analysant plus en profondeur que ce qu’un premier regard aurait permis de faire.

Il y a de ces moments dans la vie où des évènements critiques et déterminants pour l’avenir se produisent. Où tous les éléments d’une équation complexe sont précisément mis en place. Où les astres sont alignés. Je vous donne une série de noms, essayez de trouver le dénominateur commun : Robert Gillet, Jean-René Dufort, Jean-François Mercier, Benoit Dutrizac, Richard Desmarais, Gilles Proulx. Ce sont tous des animateurs soit de Bye Bye ou d’émissions d’affaires publiques qui à un moment ou à un autre, ont été controversés. Rien ne relit vraiment ces gens l’un à l’autre à part ça : ils sont de générations différentes, de styles différents et d’idéologies différentes. Pourtant, en 1998, toutes ces personnes sont passées sur le même plateau d’une émission de télévision qui n’aura pas fait long feu mais qui pourrait être à l’origine d’un style en télévision québécoise : Black-Out.

TQS n’a plus ou moins jamais été rentable. Cette chaîne lancée en 1986 avait pour mandat d’offrir une programmation qui soit maintenue sur toute l’année, contrairement aux autres chaînes qui interrompaient plusieurs émissions pour la saison estivale, d’où le nom, Télévision Quatre-Saisons. En 1996, Vidéotron fait une tentative d’achat de TQS, achat qui est rejeté par le CRTC qui ne veut pas que les deux chaînes privées généralistes soient possédées par une seule et même entreprise. C’est finalement Québécor qui met la main sur le réseau (qui mettra ensuite la main sur Vidéotron de toute façon et qui se débarassera de TQS par la suite). Québécor impose ses politiques à TQS et réussit à compresser les dépenses, entre autres en coupant les budgets de production et en réunissant les studios d’enregistrement sous un seul et même toit. Du même souffle, TQS commence à faire dans le sensationnalisme et à se développer l’image de mouton noir qu’on lui connaîtra jusqu’à il y a peu de temps. Les émissions du crû 1998 à TQS sont fortement marquées par un style provocant, irrévérencieux, et parfois américain. Je me souviens comme si c’était hier de l’excitation que je pouvais ressentir quand je voyais les annonces décrivant la nouvelle programmation de l’automne; j’avais alors 14 ans. 1998 c’est l’année de naissance de Black-Out, de 110%, et de plusieurs émissions de sensationnalisme à l’américaine comme ces émissions où l’on voit des interventions policières, etc… Rien de très édifiant intellectuellement, mais très divertissant.

L’émission

Pour vous rafraîchir la mémoire et vous faire comprendre à quel niveau on vole (pas très haut), voici l’émission pendant laquelle on amène sur le plateau des voyants et  »ufologues » pour nous parler des phénomènes paranormaux. Jean-René Dufort est présent dans la salle en tant qu’ancien sceptique.

C’est quand même drôle de voir Robert Gillet faire la leçon à l’invité qui se dit pédagogue sexuel pour les enfants de 13 ans alors que Robert Gillet a été condamné 7 ans plus tard pour avoir payé une prostituée de 17 ans. L’émission la plus intéressante en termes de personnalités présentes est celle-ci :

Dans cette émission, réunis sur le même plateau : Richard Desmarais, qui répandra par la suite son fiel fédéraliste puant dans des émissions comme L’avocat et le diable, Benoit Dutrizac qui animera l’insignifiant Dutrizac, Robert Gillet qui deviendra l’un des fameux animateurs de radio de Québec, et Gilles Proulx, qui aura été tapoché médiatiquement pour avoir affirmé qu’une victime de viol l’avait cherché et pour ne pas avoir su s’excuser correctement lors d’un passage à Tout le monde en parle. Finalement la seule personne respectable dans cette émission, c’est Jean-François Mercier qui se présente comme un spectateur en chandail de pouilleux qui en veut à Gilles Proulx. C’est tordant. On n’hésite pas à utiliser de faux spectateurs : d’abord Jean-François Mercier et puis Gilles Guindon, à la fin du vidéo, qui quelques émissions plus tard joue le rôle d’intervenant dans l’émission. Il ne manque que Richard Martineau et la photo de famille serait complète, on aurait la collection complète des commentateux auxquels on aura droit jusqu’en 2009 en télévision québécoise.

Au fond Black-Out aura été un lieu de rencontre privilégié pour des animateurs qui ont la caractéristique commune de jouer avec les idées borderline. Plus on est provocant, plus les côtes d’écoutes augmentent, jusqu’au seuil du scandale. Seuil qui aura été atteint très rapidement par Black-Out. Dans ce contexte, il est très facile de tomber dans le syndrome Jerry Springer : descendre à des niveaux vraiment, vraiment, vraiment bas. Après quelques émissions de Black-Out, des plaintes étaient reçues au CRTC. Une émission sur les homosexuels qui ne volait pas haut a été jugée acceptable malgré les plaintes au CRTC. Puis une émission sur le bien-être social a été jugée offensante par le CRTC parce que les gens qui avaient été invités étaient des gens qui disaient être sur le bien-être social par choix et simplement parce qu’ils ne voulaient pas travailler, ce qui laissait une très mauvaise image du bien-être social. Malgré le fait que Black-Out ait cessé d’être diffusé, je suis convaincu que les fantômes de l’émission vivent encore aujourd’hui à travers beaucoup d’émissions dites d’affaires publiques dans lesquelles des vieux cons de droite diffusent leur propagande aux brebis en recherche de prêt-à-penser.

P.S. : Lors de mes recherches sur le sujet, je suis tombé sur un autre blogueur qui avait revu l’histoire de Black-Out. Vous pouvez consulter son article ici. J’ai quand même décidé de publier le mien puisque les contenus ne sont pas redondants.

J’ai bien aimé les Gémeaux de cette année, ils m’ont permis de faire une sorte de bilan de ce qui peut se faire de meilleur en télévision québécoise ces dernières années. Malheureusement le problème des Gémeaux, c’est qu’il y aura toujours des finalistes et des gagnants années après années, même si le prix n’est pas vraiment mérité. Ça devient une question du genre ‘qui gagnera par défaut ?’ plutôt que ‘qui excellera dans sa catégorie ?’. Les Gémeaux ne s’en apercevraient pas si notre télévision atteindrait des niveaux élevés de médiocrité : l’académie choisirait quand même les 3 émissions les moins pires pour les mettre en nomination dans une catégorie, et la moins pire des 3 serait choisie comme gagnante. Au fond quand on regarde les gagnants des différentes catégories, on s’aperçoit que ce n’est pas tant la médiocrité qui investit la télévision québécoise que le pas pire. Les hauts et les bas de Sophie Paquin, les invincibles, tout ça ce sont des émissions pas pire. Antoine Bertrand dans C.A., pas pire. Mais est-ce que C.A. égal les Bougons ? Non. Est-ce que Les pieds dans la marge égal RBO ? Non. Donc un Gémeaux 2009, ça n’a pas la même valeur qu’un gémeaux 1987 (l’année où RBO a gagné un de ses gémeaux). La valeur d’un Gémeaux, ça dépend de la compétition de l’année, ça dépend de la catégorie.

Du côté des émissions web, Mange ta ville a gagné le gémeaux. Je suis complètement surpris, surtout considérant qu’il y avait des bonnes émissions dans la catégorie comme Les Francs-Tireurs. En passant, j’ouvre une parenthèse, maintenant que Mange ta ville a été rendue publique dans une émission à haute cote d’écoute, les gens de Mange ta ville doivent revoir leur site web. C’est pas sérieux les titres des sections sont biffées et c’est hyper difficile de trouver les fameuses émissions, tout est désorganisé sur ce site. Et puis le nuage de mots en bas, qui est pas mal la seule place où on croit pouvoir cliquer avant une analyse en profondeur du site, on dirait un site web de domain parking destiné à spammer les utilisateurs.

Bref, le constat auquel m’amènent les Gémeaux, c’est qu’avec notre télévision, il n’y a rien qui puisse réellement sortir du lot. On est rendu avec une télévision pas pire, des télé-romans pas pire, et des émissions humoristiques pas pire. Nommez-moi un équivalent des Bougons, ou de RBO. Il n’y en a pas. Et dès qu’une émission essait de sortir du lot comme le Bye Bye 2008, elle se fait ramasser dans les médias. Finalement on a la télé qu’on mérite.

Ceci étant dit, l’animation du gala était très bonne et je trouve ça bien que Véronique Cloutier ne se soit pas laissée inhiber par les terroristes anti-Bye Bye 2008, elle réussit bien à continuer à se moquer de certaines émissions, et ça me donne confiance en la possibilité qu’on pourrait avoir un Bye Bye 2009 aussi intéressant que celui de 2008, par elle ou par d’autres!

Quand le TViste n’est pas là, la télé danse

Dimanche, 13 septembre, 2009
publié par le TViste 8:16

Voilà près de 8 mois que je n’avais pas écrit. Je croyais que ma mission sur terre avait été accomplie; que mes commentaires avaient passés, et que la télévision québécoise était à nouveau sur les rails. Que la médiocrité était devenue l’exception et non la norme. Que l’information était objective. Que la suranalyse politique RDIsienne était terminée. Que les délires TQSiens avaient été remplacés par des émissions de qualité. Que la convergence à la TVA était expirée. Je pensais en m’endormant, TViste, avec ton blogue de 150 lecteurs par jour, tu y es arrivé. Tu as changé la télévision québécoise. Mais non, c’est simplement que c’était l’été et qu’on nous farcissait de reprises et de répétitions de bulletin de nouvelles cheaps. Maintenant que c’est la rentrée automnale, on peut l’affirmer avec encore plus de certitude qu’avant, la télévision québécoise est sous l’assaut de la stupidité, de la médiocrité et de l’insignifiance.

Il est dans mon habitude de commenter des ratées télévisuelles récentes, une par publication. Cependant, avec les récents évènements, il m’est impossible de dédier une publication sur mon blogue pour chaque exemple de tentative ratée dans le milieu télévisuel québécois, et à plus forte raison depuis que TQS a présenté sa nouvelle programmation. Je vais donc pour aujourd’hui rattraper mon retard en listant ce qui m’a scandalisé ces dernières semaines, puis à la prochaine occasion je pourrai recommencer à publier des articles spécifiques sur chaque émission comme à l’habitude.

  • TQS devient V – Que TQS change de nom c’est pas ce qui me dérange, mais la qualité des émissions laisse à désirer. The Hole, complètement ridicule. CallTV, Wipe-Out: Ces émissions ne sont pas québécoises. Elles ne sont tellement pas québécoises qu’en fait tout ce qu’il y a de québécois ce sont les animateurs et les participants. Ces émissions sont filmées à l’endroit exact où les versions américaines et autres sont filmées; les mêmes caméras, les mêmes micros, les mêmes producteurs. On fout une québécoise pour enregistrer la version québécoise, on fout une néo-zélandaise pour enregitrer la version néo-zélandaise. L’équipe V n’a pas compris qu’il ne suffit pas que ca soit fait en francais pour être québécois ? Les frères Rémillard auraient tout avantage à faire confiance au génie des créateurs québécois s’ils veulent créer des émissions attirantes.
  • RDS et RIS: L’équipe RDS a trouvé un truc pour faire du cash. Il suffit de créer 2 canaux et d’étendre la programmation intéressante sur les deux canaux. C’est pas nouveau c’est comme ça depuis le début mais ça continue et c’est ça qui est inquiétant, c’est qu’il n’y ait pas de commissaire à l’éthique télévisuelle pour les réprimander. Effectivement récemment ils ont diffusé le U.S. Open (tennis) au grand complet… Ça a duré plus d’une semaine et c’était très intéressant. Mais rendu à la finale, ils ont décidé comme ça de diffuser la finale féminine sur RIS. Wow. Quel scandale. Après 1 semaine d’écoute assidue, on rate la finale simplement parce que l’équipe RDS n’est pas satisfaite de recevoir l’argent que vous payez par vos frais d’abonnement, ils veulent en recevoir le double. J’appelle au boycott de RIS pour des raisons idéologiques. Pas surprenant que les gens en viennent à pirater les émissions télévisées quand on se retrouve devant un comportement aussi malhonnête que ça de la part des directeurs de la programmation.
  • Dumont 360. Bon ok je comprend le titre de l’émission – faire le tour de Mario Dumont, de sa pensée, etc… Mais après 10 minutes on en a plein le cul. Mario Dumont nous bombarde de ses pensées pendant l’interview avec son invité. Après il y a un reportage sur le terrain, on se dit, cool je vais pouvoir respirer. Mais non, c’est Mario Dumont qui fait le reportage sur le terrain. Et presque rendu au générique, alors qu’on croit avoir droit à un petit moment sans le foutu avis de Mario Dumont sur tout et rien, c’est la partie ‘L’avis de Mario Dumont’ qui commence, et là on a droit à un discours sur l’avis de Mario Dumont sur le stade olympique ou autres débilités. Ce gars est un démagogue de droite déguisé en gars sympathique, il n’a jamais intéressé les québécois comme premier ministre pour la simple raison qu’il manque de profondeur, et ça parait aussi dans son émission. Et puis au niveau du site web de vtele, il y a un tata qui a décidé que sur la page de l’horaire, l’après-midi se termine à 16h30 et le soir se commence à 18h00, résultat, l’émission de Mario Dumont qui commence à 17h00 n’est même pas dans l’horaire. Totalement pathétique. Quoiqu’avec le nombre de personnes qui vont sur ce site, on se dit que l’erreur n’affectera pas la vie québécoise trop trop.
  • À une certaine époque, TVA inspirait la crainte pour ses tentatives de convergence. Aujourd’hui elle agit en pleine lumière et tout le monde s’en fout. La convergence à TVA a atteint des niveau de pathétisme jamais atteints hier soir à l’émission Dieu Merci c’est la rentrée! dans laquelle on a hi-jacké la scène de Dieu Merci! pendant 1 heure pour faire de la petite promotion stupide en sur-utilisant les acteurs de Dieu Merci pour leur faire poser des questions aux promoteurs de chacune des émissions de TVA. C’était simplement scandaleux de voir les acteurs de Dieu Merci jouer leurs concierges et serveuses habituels en amenant de manière trop forcée les sujets des émissions TVA sur la table systématiquement. Gros malaise.

C’était tout pour aujourd’hui, je suis bien content d’être de retour et nous explorerons les émissions plus en profondeur dans les prochains articles! Je vous souhaite une bonne rentrée télévisuelle !

Aujourd’hui avec l’Internet, la liberté d’expression, la facilité du commentaire, et les projets collectifs comme Wikipédia, n’importe quel tata a l’impression qu’il peut faire un Richard Martineau de lui-même et commenter et même suggérer quoi faire aux auteurs de n’importe quelle émission. Résultat on se retrouve avec une multitude de commentaires, et parfois ce ne sont pas les plus pertinents qui sont mis de l’avant. Finalement à écouter tout ce beau monde sélectivement, on pourrait en venir à la conclusion que les télétubbies sont trop hardcore et que le midi avec André Arthur a trop de classe. À trop les écouter, on obtient ce qu’on a vu cette semaine avec le déferlement médiatique anti-bye bye 2008.

Moi j’étais tout innocent. J’avais écouté le Bye Bye 2008 avec ma famille; des gens variés. Des jeunes, des vieux, des athées, des catholiques (dont une soeur religieuse), des straights, des moins straight. On s’était tous biddonés, et j’avais personnellement été étonné que l’esprit des Bye Bye du bon vieux temps et des émissions RBO plus récentes ait été conservé, renouvellé, et même amélioré. Un vrai bon Bye Bye, bien acide, bien agressif; comme ça a toujours été, depuis des dizaines d’année maintenant. Rien à dire. Mais je vivais dans un monde parrallèle, simplement parce que les 15 jours de vacances que j’ai pour le temps des fêtes sont les 15 seuls pendant lesquels je ne lis pas les journaux et je n’écoute pas les nouvelles télévisées !! Quelle surprise quand j’ouvre le journal Métro ce matin pour lire qu’il y a une controverse et que le Bye Bye 2008 est attaqué de partout. Bon avec les phénomènes d’entraînement qui existent dans les médias québécois, quand ça part, ça n’arrête plus et ça vient dans tous les sens. Alors il va falloir diviser les critiques en quelques sections.

Goût amer

Bon d’abord il y a Hugo Dumas (qui ?) dans La Presse qui se plaint qu’il y avait trop de maladresses et que les blagues sur Nathalie Simard ‘ont rapidement suri’. Il ose même référer au bon vieux temps de RBO, qui eux savaient bien faire des blagues que l’on voulait revoir et revoir encore. D’abord, voici un extrait de RBO, vous verrez qu’ils en ont fait eux aussi des blagues pipi-caca :

Deuxièment, les blagues sur Nathalie Simard étaient parmis les plus pertinentes. Qui n’a pas eu un moment l’impression qu’elle se moquait des gens avec ses histoires d’amours et ses ‘retours à la vie normale’ (4 fois) qu’elle vendait aux revues à potin de façon régulière ? Idéaliser RBO par rapport au Bye Bye 2008, c’est un réflexe de vieux :  ahhh dans mon temps les tempêtes de neige étaient plus grosses. Soyons clair : J’adore RBO. Mais en tant que grand fan de RBO, je sais que lorsque l’on fait ce type d’humour, on s’expose forcément à des critiques et on s’expose à ce que certains sketchs soient jugés de mauvais goût. Je préfère ça qu’un Bye Bye complètement vide de contenu critique, et l’équipe du Bye Bye 2008 a osé prendre la direction audacieuse.

Le racisme

Avec l’immigration vient éventuellement la formation de groupes de la société qui se sentent opprimés et qui partent des associations qui ont pour but de justifier leur propre existence en voyant du racisme un peu partout et en contestant ce racisme imaginaire. Sofia Flores, qui a écrit un commentaire dans le métro, fait partie de cette tendance. Voici ce que cette intellectuelle du courrier des lecteurs de journaux gratuit avait à nous faire part :

C’est avec beaucoup d’anticipation que j’ai commencé à regarder le Bye Bye 2008. Petit à petit, mon enthousiasme s’est transformé en dégoût devant les blagues de très mauvais goût et le sketch hyper raciste de Denis Lévesque avec Barack Obama.

C’était extrêmement péjoratif et offensant à l’endroit des Noirs. Le monde entier a applaudi les Américains pour s’être unis afin d’élire Obama, une source d’inspiration pour tout le monde et maintenant la télé québécoise se permet d’encourager un sketch raciste à la veille de 2009.

Bon ça y est, dès qu’on ne se réjouit pas en déchirant nos chemises de l’élection d’un membre de votre race à la présidence des États-Unis, on est ‘hyper raciste’. Soit on se plie aux délires des obamaniaques et on célèbre gaiement avec eux en criant hystériquement que le changement est arrivé avant même qu’il ne soit arrivé, soit on est du mauvais bord et on est bon pour être fusillés. En passant le sketch en tant que tel ne contenait aucun propos offensant, c’était un sketch plutôt banal qui portait sur l’incapacité de Denis Lévesque à poser des questions correctement à ses invités, mais je ne m’attends pas, Mme Flores, à ce que vous en connaissiez assez sur la culture québécoise pour comprendre cette référence au Québec oh combien profond représenté ici par Denis Lévesque reçoit à 22h45 sur TVA. Connaissez-vous l’hyper-racisme Mme Flores ? Connaissez-vous même le racisme ? Vous déshonorez les ancêtres des noirs en qualifiant ce sketch d’hyper-raciste, car eux ils savent ce que c’est que l’hyper-racisme et croyez-moi, ça n’a rien à voir avec ce sketch. Eux ils savent ce que c’est que la vraie discrimination. Le sketch que vous avez vu était beaucoup plus déshonorant pour Denis Lévesque que pour les noirs.

Trop grossier

Et puis il y a les p’tits vieux qui viennent de réaliser qu’ils peuvent écrire des commentaires sur Internet et qui décident que les nouvelles générations, ces jeunes de 10 à 30 ans comme moi qui veulent voir des choses choquantes, que nous n’y avons pas droit. Ah eux ils y ont eu droit avec RBO, mais maintenant qu’ils sont vieux, vive Star Académie et les retrouvailles de Claire Lamarche. C’est incroyable dans ce vidéo de voir l’animatrice du téléjournal faire une leçon à Jean-François Mercier sur son personnage du gros cave, comme si c’était un nouveau personnage de la semaine.

La qualité

Pour ceux qui se plaignent de la qualité, ne me dites pas que vous n’avez pas ri avec le télé-roman Patrick Roy. Ou lors des imitations de Julie Couillard. Ou lors des interventions de Jean-François Mercier.

Moumounisation de la société

Ce à quoi on assiste, ce n’est pas un Bye Bye qui est plus rof que les dernières années. RBO a fait bien pire avec des chanteuses en les imitant, en les grossissant, en les faisant chanter tout croche. Dans le pipi-caca, ils ont fait bien pire que tout ce qui a pu être fait dans le Bye Bye 2008. J’implore Jean-François Mercier et les producteurs du Bye Bye de cesser de s’excuser. Les gens ont aimé le Bye Bye. Nous sommes la majorité silencieuse et nous devons prendre parole pour l’appuyer et pour que des Bye Bye aussi intéressants continuent d’être diffusés pour les années prochaines. Ce à quoi on assiste, c’est à une moumounisation de la société québécoise; des gens plus vieux, moins tolérants, et qui ont une liberté de parole plus grande. Même si 5000 emails auraient été envoyés à Jean-François Mercier pour l’insulter après le Bye Bye, ça ne fait pas le poids. Nous étions 4 millions à l’écouter et à rire. Avec l’individualisme ambiant, tout le monde peut écrire un commentaire et estimer être choqué : ahhhh vous avez parlé des noirs et je me suis senti offensé en tant que noir. Ahhhh vous avez parlé des chanteuses blondes et je me suis senti offensé en tant que chanteuse blonde. Ahhhh vous avez parlé des politiciens et moi j’aime les politiciens, je suis offensé. Jean-François Mercier dit dans son vidéo qu’il veut les Bye Bye rassembleurs; eh bien se rassembler c’est aussi rire des mêmes choses, et rire de nous-mêmes. Lorsque certains disent ne plus rire, c’est peut-être qu’ils ne veulent pas faire parti du groupe. Depuis quelques années, le Bye Bye était probablement la dernière émission exceptionnelle que l’on avait et après laquelle on pouvait dire que d’être québécois, ça voulait encore dire quelque chose. Ne laissons pas les tenants de l’idiotie globale et homogénéisée nous enlever ce fleuron de notre culture.

le TViste

Pierre Morency … LOL.

Mercredi, 29 octobre, 2008
publié par le TViste 11:05

Je ne sais pas ce qui s’est passé au Québec et ailleurs entre 1950 et l’an 2000, mais un bug est arrivé et a fait apparaître par dizaines des conférenciers, bullshiteurs, vendeurs de cochoneries, motivateurs, détenteurs du Secret et autres illuminés qui veulent nous enseigner à être heureux. Leur présence serait tolérable, ne serait-ce que comme attraction, si leur nombre n’indiquerait pas qu’il y a effectivement une demande pour ces gens dans la population, et c’est là que ça devient inquiétant.

Pierre Morency est le dernier spécimen observé, il y a 2 jours, à l’émission Monsieur Showbiz, le Rendez-vous de Marie-Claude des pauvres. Son entrevue est disponible ici.

On va commencer par la présentation qui est faite de lui, ou qu’il fait de lui-même sur son site Internet :

Pierre Morency est un explorateur et un chercheur diplômé en génie physique qui raconte, par le biais de la physique quantique et de son personnage ‘Le Physicien Aventurier,’ sa passion pour les lois universelles menant au succès.

Je commence à en avoir assez des gens qui utilisent l’image de la science pour se donner un standing. Écoutez, vous pouvez avoir obtenu un baccalauréat en génie physique, et peut-être même une maîtrise et un doctorat, mais il y a un certain nombre de conneries que l’on peut dire dans la vie au-dessus duquel on ne mérite plus de se faire appeler physicien quantique.

On continue…

Diplômé en génie physique, gagnant du prix Prince de Galles, membre des anciens des Mensa, boursier de CRSNG pour études avancées, il nous propose le fruit de ses recherches pour concilier le travail, la famille, créer sa propre vie, vivre dans l’abondance, être heureux et se sentir libre: n’est-ce pas ce dont nous rêvons tous?

Bon, le prix Prince de Galles, je ne sais pas c’est quoi, mais je peux vous dire que ce n’est pas assez important pour se retrouver dans les 5 premières pages de résultats Google (J’ai vu 5 liens de vente de panthalons thailandais de la marque Prince de Galles). Pour ce qui est de Mensa, j’espère que plus personne ne considère qu’il s’agit là de l’élite intellectuelle. Pour ce qui est de la bourse du CRSNG, félicitations, il s’agit d’un très bon organisme qui finance les études supérieures à la maîtrise et au doctorat. Il finance environs la moitié des demandes reçues (plusieurs centaines d’étudiants canadiens chaque année).

Mais c’est la fin qui dérape complètement :

, il nous propose le fruit de ses recherches pour concilier le travail, la famille, créer sa propre vie, vivre dans l’abondance, être heureux et se sentir libre: n’est-ce pas ce dont nous rêvons tous?

Et là on vient de quitter le monde du réel et de la science, et on est devant une espèce de plus en plus facile à reconnaître : le conférencier.

Ils ont leurs constantes les conférenciers. D’abord ils vous diront que 90-99% des gens sont malheureux. La page Amazon.ca qui offre son livre Demandez vous recevrez nous dit que 0.9% des gens meurent heureux. Ça semble tellement plus sérieux lorsqu’on ajoute une virgule. Imaginez qu’il aurait dit 1%, ça aurait eu l’air d’une approximation. Avec 0.9%, on sent vraiment qu’il y a une étude sérieuse qui a été faite. Remarquez, comment voulez-vous faire une étude qui mesurerait le bonheur des gens avant leur mort, il faudrait effectuer un sondage sur les lits d’hôpitaux ?

Ensuite ils vous diront qu’ils ont trouvé, sous une forme ou sous une autre, une sorte de secret, qui est relativement facile à enseigner, et qui s’apprend disons en 3 rencontres faciles de 29,99$ :

Voulant faire profiter les individus de ses découvertes sur les lois du succès, Pierre nous a offert le Best-Seller « Demandez et vous Recevrez » qui lui permet de partager avec le public son expérience et les résultats de ses longues années de recherche.

Remarquez le champs lexical : découvertes, loi du succès. On tente encore de s’approprier la science.

Ensuite ils vous diront que le succès est atteignable. Ils tenteront généralement de ratisser très large pour leur définition du succès afin d’être surs d’attraper tous les désespérés de la société : énergie, travail, performance, ventes, sexe, bonheur, productivité, REER, enfants. Peu importe vos soucis, ils seront réglés si vous apprenez le Secret.

Mais le régal, c’est lorsqu’ils nous renseignent sur la démarche intellectuelle derrière leurs conclusions. Voici en gros la démarche qui est expliquée dans son entrevue :

1. Je postule que Dieu existe.
2. Selon les écrits, s’il existe, il serait partout et aurait tout et saurait tout.
3. Ça doit être plate rare.
4. Donc Dieu s’emmerde.
5. Et si Dieu est comme les humains, lorsqu’ils s’ennuient, ils se suicident.
6. On a des écrits religieux qui disent que ce que l’on demande en prière on le recevra.
7. On vit sur terre pour atteindre le paradis, comme une chasse au trésor.
8. Dieu s’ennuyant, il a décidé de se créer un fils.
9. Imaginez un film où tout va bien; ça srait plate.
10. Nous sommes peut-être les héros du film que dieu regarde, et il nous faut des épreuves.
11. Et le livre a découlé de ça.

Le tout est caché à l’intérieur d’une démarche qui pourrait sembler scientifique pour la personne vulnérable, mais le contenu n’est que divagations. Si vous êtes vendeur et que vous croyez que ces conférences vont vous aider à vendre, rendez vous service et allez vous louer un bon film.

Autres bizarreries :

Pierre Morency semble aussi avoir une passion pour l’achat de noms de domaine.

www.pierremorency.com, on s’y attend.
www.morencymarketing.com. Bon, ok.

www.timmymorency.com. Hum.
www.charliemorency.com. Rendu là.
www.vpmarketingvirtuel.com. Bon au moins celui-là sert à vendre une version spécialisée du système MarkeVENTE qui permet d’augmenter vos ventes. De 10 %, 25 %, 50 % et même 500 %!

Il y a même une annonce de conférence sur le site de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain. Toujours rassurant de savoir que quand j’achète une automobile à Montréal, mon vendeur a été stimulé par nul autre qu’un physicien quantique (!).

Je termine avec une citation du livre : ‘Dieu a caché l’indice suprême dans la marde’. Ça tombe bien on est en plein dedans.

le TViste

La plupart du temps, je vous offre des commentaires et réactions à chaud sur l’actualité télévisuelle québécoise. Dans ce premier d’une série d’articles, je vous présente plutôt une rétrospective d’un évènement télévisuel qui a marqué l’histoire de la télévision québécoise en l’analysant plus en profondeur que ce qu’un premier regard aurait permis de faire. Pour le public qui vient de France ou d’autres pays européens et qui pourrait tomber sur cet article, notez que le terme ‘race’ dans cet article est utilisé au sens nord-américain du mot, c’est-à-dire qu’il ne contient aucune signification péjorative. Il est bien expliqué sur cette page Wikipédia que l’utilisation du terme race est considérée comme péjorative et désuète en France, mais qu’aux États-Unis et au Canada, il s’agit d’un terme couramment utilisé et il ne me pose aucun problème, puisqu’il permet de reconnaître les différences génétiques qui existent effectivement entre les hommes de différentes régions du globe.

Le 25 septembre dernier, c’était le 3e anniversaire du passage du Doc Mailloux à Tout le monde en parle. Le Doc Mailloux tenait alors des propos qui furent contestés sur le plateau même de l’émission, et la diffusion a été suivie du congédiement du Doc Mailloux à TQS, et d’une sorte de flagellation publique sur plusieurs émissions, dont le Tout le monde en parle de la semaine suivante, dans laquelle Philippe Fehmiu dénonçait les théories du Doc Mailloux. Le Doc Mailloux répondait à une question de Guy A. Lepage concernant des propos qu’il avait tenus dans une autre entrevue dans laquelle il affirmait que les noirs d’Amérique sont désavantagés au niveau intellectuel par rapport aux blancs. Il a aussi affirmé que ce désavantage devait être causé essentiellement par la sélection naturelle qui aurait eue lieu pendant l’esclavage, les maîtres d’esclaves favorisant la survie des esclaves les plus soumis intellectuellement et les plus forts physiquement. Devant les questions des invités de l’émission, il disait avoir vu des études qui lui avait été remises par des gens de l’Université de Montréal, mais qu’il ne pouvait malheureusement pas les citer car il ne se souvenait pas du nom exact des auteurs. Quel était le sérieux des études citées ? Quel est le niveau d’acceptation de ces études dans la communauté scientifique ? Qui a produit ces études ? Les invités et les gens des médias ont-ils été trop sévères envers le Doc Mailloux ou est-ce lui qui est allé trop loin ? Je tenterai de vous donner le plus d’informations permettant de répondre à ces questions. Au cas où c’est ce qui vous intéresserait, je vous dis à l’avance que je ne prendrai pas une position personnelle au niveau de la question scientifique au centre de ce débat, je veux seulement vous donner toutes les informations nécessaires à la compréhension de cette crise.

L’origine.

Il est important de noter avant de s’embarquer dans cette histoire que le débat à savoir si les noirs sont désavantagés intellectuellement avait eu lieu aux États-Unis 11 ans avant l’émission Tout le monde en parle québécoise, c’est-à-dire en 1994. Deux auteurs étaient au centre de cette controverse : Richard J. Herrnstein, un psychologue de l’Université Harvard, et Charles Murray, un penseur et politologue de droite. Ces deux auteurs ont publié en 1994 un best-seller appelé The Bell Curve: Intelligence and Class Structure in American Life. Le livre visait à établir les liens entre les conditions socio-économiques des individus et leur intelligence. Le nom Bell Curve fait référence à la courbe en forme de cloche qui est illustrée en première page du livre. Cette courbe est bien connue des spécialistes de la statistique et illustre comment sont distribués plusieurs comportements/caractéristiques des humains, des animaux, ou de tout pleins de phénomènes naturels : la plupart se situent proche de la moyenne (au milieu, la courbe est très haute, en rose), il y a très peu de gens à l’extrémité droite (en jaune), et il y a très peu de gens à l’extrémité gauche (turquoise). Dans le cas de l’intelligence, la région turquoise correspondrait aux gens peu intelligents, la région rose correspondrait à la plupart des gens (Q.I. autour de 100) et la région jaune correspondraient aux gens très très intelligents (Q.I. en haut de 130).

Ce livre abordait le sujet de l’intelligence humaine d’une façon plutôt originale par rapport à ce qui avait été fait auparavant. Remarquez qu’un des deux auteurs est un politicologue, alors qu’un autre est psychologue. Cette dualité a eu un impact sur les conclusions de ce livre. La conclusion principale du livre est que l’intelligence (le Q.I., quotient intellectuel) est directement liée à (lire est la cause de) plusieurs aspects de la vie tels que le revenu, la performance au travail, les grossesses non-désirées et la criminalité, et que la simple mesure du Q.I. permet de mieux prédire ces aspects de la vie que d’autres facteurs qui étaient classiquement utilisés, comme le status socio-économique. De plus, le livre conclut que l’élite intellectuelle est en train de se séparer du reste de la population et que les gens intelligents se reproduisent entre eux, les femmes et hommes intelligent(e)s ayant une préférence pour un partenaire aussi intelligent qu’eux, ce qui est dénoncé par les auteurs comme une tendance dangereuse. Les chapitres 13 et 14 du livre sont les plus controversés puisqu’ils posent la question spécifique de la différence des Q.I. entre les races. Entre autres conclusions, le livre appuie du bout des lèvres la thèse que les différences raciales de l’intelligence sont dues à la génétique :

It seems highly likely to us that both genes and the environment have something to with racial differences. (chapitre 13)

Cependant notez que les auteurs sont plus modérés dans l’introduction du chapitre :

The debate about whether and how much genes and environment have to do with ethnic differences remains unresolved.

Pour une révision complète du débat sur les différences de l’intelligence selon la race, consultez cette page, qui montre une bonne représentation des différents arguments qui appuient ou rejettent l’existence de cette différence.

Les faits et les articles cités par les auteurs du livre ont été sujets à la controverse et à la contestation par la communauté scientifique. Mais ce qui attire le plus l’attention et la controverse, ce sont les conclusions qui sont tirées par les auteurs. Ils ont d’ailleurs souvent été accusés par les scientifiques qu’ils citaient d’avoir mal interprété et d’avoir même consciemment tordu leurs analyses pour en arriver à des conclusions politiques qui n’avaient jamais été le but des scientifiques à l’origine de certains travaux cités. Un bon exemple de conclusion plutôt tordue se trouve à la page 548, où les auteurs dénoncent le fait que les politiques gouvernementales qui aident les femmes à avoir des enfants sont généralement biaisées pour encourager spécifiquement les femmes à Q.I. faible (par exemple les femmes les plus pauvres) plutôt que les femmes à Q.I. élevé. Ils disent même que si on mettait autant d’efforts à encourager les femmes à Q.I. élevé d’avoir des enfants qu’on le fait actuellement avec les femmes à Q.I. faible, que l’on serait certainement accusé de manipulation agressive de la fertilité :

We can imagine no recommendation for using the government to manipulate fertility that does not have dangers. But this highlights the problem: The United States already has policies that inadvertently social-engineer who has babies, and it is encouraging the wrong women. If the United States did as much to encourage high-IQ women to have babies as it now does to encourage low-IQ women, it would rightly be described as engaging in aggressive manipulation of fertility. The technically precise description of America’s fertility policy is that it subsidizes births among poor women, who are also disproportionately at the low end of the intelligence distribution. We urge generally that these policies, represented by the extensive network of cash and services for low-income women who have babies, be ended.

C’est pour vous montrer le genre de théories qui sont défendues dans ce livre. On peut être d’accord ou pas, mais on doit s’attendre à un livre qui provoque. Ceci étant dit le livre a eut des tonnes de critiques et des appuis aussi, que vous pouvez consulter ici. Clairement, les conclusions spécifiquement politiques du livre, comme celle que je viens de présenter, ne sont pas supportées par la majorité de la communauté scientifique. Il faut dire que l’auteur Charles Murray est un employé d’un think tank de droite, le American Enterprise Institute, il ne faut donc pas se surprendre que les conclusions favorisent la désintégration de services sociaux offerts par le gouvernement, aussi basics soient-ils. Malheureusement, l’auteur psychologue Richard J. Herrnstein est mort avant même la publication finale du livre, ce qui fait qu’il n’a pu répondre à aucune critique, laissant Charles Murray comme seul défenseur des thèses du livre, une tâche assez difficile pour un politicologue qui avait à la base très peu de connaissances sur la psychologie et l’évaluation de l’intelligence.

Le consensus scientifique

Une sorte de correctif a été publié par 52 gros noms de la psychologie et de l’intelligence. Ces chercheurs ont voulu publier une liste de faits sur lesquels ils croyaient que la science (en 1994) s’entendait, sans se lancer dans des analyses théoriques et politiques comme le faisaient les auteurs de The Bell Curve. La déclaration s’appelle Mainstream Science on Intelligence, et a été publiée en 1994, tout de suite après The Bell Curve. La version dont je vous ai donné la référence est une republication faite en 1997 et qui contient un ajout de l’auteur principal qui raconte comment s’est écrit cette rectification. Cette rectification, signée par 52 éminents chercheurs du domaine de la psychologie, ne répète pas les erreurs de The Bell Curve et ne se lance pas dans les théories possibles qui pourraient expliquer, par exemple, pourquoi la moyenne des Q.I. de sujets afro-américains semble être plus basse que la moyenne des Q.I. blancs. De leurs 25 affirmations, ce sont les numéros 19 à 24 qui concernent les différences raciales de l’intelligence. Voici un extrait :

22. There is no definitive answer to why IQ bell curves differ across racial-ethnic groups. The reasons for these IQ differences between groups may be markedly different from the reasons for why individuals differ among themselves within any particular group (whites or blacks or Asians). In fact, it is wrong to assume, as many do, that the reason why some individuals in a population have high IQs but others have low IQs must be the same reason why some populations contain more such high (or low) IQ individuals than others. Most experts believe that environment is important in pushing the bell curves apart, but that genetics could be involved too.

23. Racial-ethnic differences are somewhat smaller but still substantial for individuals from the same socioeconomic backgrounds. To illustrate, black students from prosperous families tend to score higher in IQ than blacks from poor families, but they score no higher, on average, than whites from poor families.

24. Almost all Americans who identify themselves as black have white ancestors the white admixture is about 20%, on average- and many self- designated whites, Hispanics, and others likewise have mixed ancestry. Because research on intelligence relies on self-classification into distinct racial categories, as does most other social-science research, its findings likewise relate to some
unclear mixture of social and biological distinctions among groups (no one claims otherwise).

Cette prise de position, même si elle appuie les résultats de bases cités dans The Bell Curve, est un peu plus modérée que celle du livre: on affirme qu’il y a effectivement une différence dans le Q.I. calculé pour les différentes races, mais on avoue que la science ne peut prétendre connaître les raisons de ces différences. Il n’est pas affirmé si ces différences sont dus à des différences génétiques, des différences de la condition socio-économique, du revenu moyen, etc… Il y a même de la place pour la possibilité que les tests de Q.I. favorisent certaines cultures, comme celle des blancs américains, ce qui ferait en sorte que nos mesures du Q.I. sont toutes biaisées.

Quel est le niveau d’acceptation de ces 25 déclarations en 1994 ? L’auteur de ces déclarations a invité 131 des plus grands noms de la psychologie et de l’intelligence à signer le manuscrit. Il a reçu 100 réponses, dont 52 positives (il faut dire que les 31 qui n’ont pas répondu avaient très peu de temps : 1 semaine avait été accordée pour accepter ou non de joindre la liste de signataires). On peut donc dire que 52 scientifiques sur 100 ont accepté de signer la lettre. Ce qui ne veut pas dire que les 48 autres étaient tous en désaccord. 7 seulement ont affirmé dans leur réponse que certaines des déclarations du manuscrit étaient fausses. 11 ont dit ne pas connaître assez le domaine spécifique pour signer et 30 ont donné d’autres raisons, principalement reliées à la peur d’être crucifiés au niveau médiatique, de perdre leur financement, ou d’être associés à une tendance scientifique mal perçue par le public.

Le Doc Mailloux

Les propos du Doc Mailloux à l’effet qu’un processus de sélection naturelle ayant opéré pendant l’esclavage aurait désavantagé intellectuellement les noirs sont donc très peu appuyés scientifiquement. Cependant les spécialistes semblent tout de même constater une différence entre les Q.I. mesurés chez différentes races (en passant, le texte indique aussi que les asiatiques pourraient avoir une moyenne de Q.I. plus élevé que les blancs). Pour ce qui est de la question générale de la différence de Q.I. entre les races, ne vous en faites pas, il y a plusieurs exemples en science où TOUS les spécialistes d’un domaine s’entendaient sur des théories qui étaient finalement démolies plusieurs années plus tard. Le fait est qu’en science, tout est constamment sujet à débat, et les scientifiques détestent être limités par des tabous. Le domaine de la science ne fonctionne pas comme le domaine de la télévision : en télévision, comme à Tout le monde en parle, la question n’est pas de savoir si c’est vrai ou faux, la question est de savoir si ça se dit ou pas à la télévision. En science, les scientifiques veulent avoir une liberté totale de discuter de tous les sujets, même ceux qui pourraient offenser certaines personnes; et ils ne demandent généralement pas d’obtenir de la visibilité télévisuelle, ce qui arrange tout le monde puisqu’ils ont l’occasion de discuter entre eux à huis clos de différentes théories, sur lesquelles ils peuvent avoir raison ou tort, sans se soucier de blesser des gens du public qui pourraient être insultés par ces propos. Bien sûr je parle ici des cas d’exceptions, la plupart des théories scientifiques ne faisant ni chaud ni froid au grand public, c’est seulement dans quelques cas qu’on peut compter sur les doigts de la main où tout cela importe. Le Doc Mailloux est donc un cas exceptionnel : un médecin à l’approche scientifique, et une bête de médias. Il n’y a que le Doc Mailloux pour se retrouver dans cette situation : les autres scientifiques/médecins savent bien diviser leur vie scientifique et les questions personnelles qu’ils se posent de leur vie médiatique qui sert essentiellement à se faire voir de temps en temps et à faire rayonner leur université, mais pas sur les gros sujets à controverse. Le Doc Mailloux est peut-être trop télévisuel pour les scientifiques, et trop scientifique pour la télévision.

Finalement, après 3 ans et des poussières suivant la crise Mailloux, on peut voir un Doc qui recommence progressivement à être invité aux émissions de TQS, et qui participe à certaines émissions de radio, bien qu’il ne soit plus à sa tribune principale, son émission de radio avec appels téléphoniques du public, mais je crois que cette absence ne concerne pas directement les propos tenus à Tout le monde en parle. Le Doc Mailloux avait fort probablement tort de citer cette étude comme si elle était une certitude puisqu’elle est toujours sujette à débat (pas au niveau des faits qui sont observés et qui montrent que le Q.I. moyen est effectivement différent mais plutôt pour l’hypothèese qui explique ces faits par la sélection génétique ayant eue lieu pendant l’esclavage). Entre scientifiques, c’est toujours correct de citer des études, mais il ne faut pas oublier que lorsque l’on arrive devant la population, cette population considérera toutes les études citées comme étant la vérité absolue, puisqu’elle est généralement mal informée de la méthode scientifique et du doute constant qui existe entre les spécialistes.

Méritait-il pour autant d’être crucifié publiquement ? À vous de me donner votre avis!

le TViste

P.S. Voici un vidéo dans lequel le Doc Mailloux se défend très bien et explique la pertinence, selon lui, d’aborder de ce sujet à Tout le monde en parle. Il pointe d’ailleurs vers l’étude d’origine (thèse de doctorat) de Lisa Suzuki, qui était sortie quelques années avant The Bell Curve et qui a présenté les données sur la différence des Q.I. entre les races. Malheureusement cette thèse ne semble pas avoir fait l’objet d’un article public et elle ne se retrouve pas sur Internet, je ne peux donc pas confirmer son existence. En gros, la défense du Doc Mailloux est que quelque chose qui est enseigné en université devrait aussi être apporté devant le grand public.

Autre P.S. :

Les études de l’Université de Montréal que le Doc Mailloux citait étaient en fait un livre de Serge Larrivée sur l’intelligence. Un renouvellement 2008 a été publié de ce livre et Serge Larrivée y confirme l’observation des faits rapportés par le Doc Mailloux : voyez cette nouvelle pour plus d’informations.

Le midi avec André Arthur à TQS

Jeudi, 23 octobre, 2008
publié par le TViste 9:14

La nouvelle émission d’André Arthur, Le midi avec André Arthur, est un autre des déchets que TQS aura à nous offrir pour cette saison. À mon avis, André Arthur n’a jamais fait partie des animateurs les plus brillants au Québec, mais là il se place carrément en position difficile à défendre au niveau éthique. C’est qu’André Arthur est aussi… député. Il pourrait donc se retrouver en position de mener une entrevue avec un adversaire…. ou un collaborateur politique. Si il en trouve qui donneront assez de crédibilité à cette émission pour y figurer.

Lorsque j’envois un député à Ottawa ou à Québec, je m’attend essentiellement à ce qu’il fasse 2 choses : qu’il travaille au parlement sur des projets de loi ou des décisions gouvernementales, et qu’il passe un peu de temps dans son comté avec les gens et organisations locales pour connaître leurs besoins. Pendant qu’André Arthur anime une émission d’affaires publiques chaque midi (il enregistre en fait l’émission le matin), il ne fait ni un ni l’autre. Et pourtant, on les paye assez cher nos députés; en masse pour qu’ils n’aient pas à se ‘trouver un sideline’. On les paye dans les 150 000 $ et des poussières. En essayant de donner à gauche et à droite comme il le fait, ni la qualité du travail de député, ni la qualité de l’émission ne sont servies. Au niveau du contenu, c’est du André Arthur classique. Légèrement provocateur, mais jamais innovant. Typique des démagogues de droite qui animent la plupart de nos émissions d’affaires publiques, Arthur discoure longuement sur le fait que le gouvernement veut trop nous materner, mais remplit aussi l’heure avec du contenu beaucoup plus léger et insignifiant.

Entendu à cette émission :

Sur la publicité de l’efficacité énergétique dans laquelle des gens entrent dans la maison de citoyens pour diminuer le chauffage, André Arthur dit qu’il s’agit d’une promotion de l’invasion de domicile. Que si quelqu’un faisait cela chez lui, ça se règlerait à coup de pelle.

Ça vole pas haut. Si c’est ça la révolte contre le gouvernement dont la droite rêve depuis des années, c’est décevant.

Au fond le mérite de cette émission est peut-être de nous faire réaliser qu’on a envoyé un idiot pour nous représenter à Ottawa.

Le TViste

P.S. Sans vouloir éclipser mon opinion sur le fond de cette émission, est-ce que ce serait possible pour TQS d’arrêter de nous diffuser des trucs enregistrés sur VHS, en 2008 ? Je ne demande même pas du HD, juste du SD pas embrouillé.

Monsieur Showbiz (TQS)

Mardi, 7 octobre, 2008
publié par le TViste 10:15

Avec la forte compétition dans le milieu de la télévision, l’attention du public qui est de plus en plus volatile et l’attrait de l’Internet, il est toujours réconfortant de voir que TQS peut encore produire des bijoux d’esthétique et d’intelligence. Monsieur Showbiz est un de ces bijoux. Je vous conseille fortement de l’écouter : bidonnement garanti.

Monsieur Showbiz est l’archétype de l’émission de télévision, comme le gazou est l’archétype de l’instrument de musique : on ne peut lui enlever aucune partie sans qu’elle ne perde son status d’émission de télévision. TQS étant devant une situation économique très grave et devant passer en une année de compagnie qui perd de l’argent à compagnie qui en fait, les producteurs auront trouvé le moyen d’enlever à peu près tout à l’émission classique de Showbiz (qui ne volait déjà pas très haut). Pas de reporters sur le terrain, pas de co-animatrice sexy, pas de glamour, pas de micro en or, pas de verre d’eau. Vous ne le saviez pas, mais Flash, c’était le bon vieux temps. On a donc un gars qui nous lit un magasine de showbiz américain. Avec des vidéos pour accompagner le tout ? Non. Des photos qui défilent.

Ahhhh ça c’est moi au show de Marie-Chantal Toupin.

Un gars, 2 caméras, une petite table, un magasine de showbiz américain, et des photos de vedettes hollywoodiennes et parfois québécoises. Ah et de la convergence. Un petit clin d’oeil à Loft Story de temps en temps. Ce qui m’amuse avec la convergence, c’est qu’au moins quand TVA le fait, ils ont une certaine classe, une certaine arrogance. On sent vraiment l’Empire quand on voit les académiciens invités partout et photographiés dans les revues. Avec TQS, c’en est presque pathétique. Ils réussissent, même dans leur convergence, à faire pitié.

le TViste