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L’ouverture à sens unique.

Mardi, 12 janvier, 2010
publié par le TViste 9:16

Depuis quelques années, la société québécoise se laisse joyeusement gaver des documentaires télévisés prêchi-prêcha sur l’ouverture à l’autre. L’entreprise de culpabilisation massive prise en charge par une poignée de magnats du média québécois me paraît exagérée, surtout considérant que le Québec a une historique d’ouverture à l’autre bien établie. Effectivement les différentes minorités n’ont pas à se plaindre du Québec; il s’agit d’une des sociétés les plus ouvertes qui soit. Nous sommes des leaders en Amérique du nord pour l’accueil des immigrants, l’acceptation des différences comme l’homosexualité et pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Malgré tout on pourrait argumenter que l’acceptation, c’est comme les vitamines: on en a jamais assez, et qu’en ce sens les efforts de culpabilisation de la société québécoise quant à sa façon d’accueillir les immigrants est justifiée puisqu’elle mènera potentiellement à une amélioration du vivre-ensemble déjà extrêmement confortable des québécois et des nouveaux arrivants. D’accord.

Mais le problème c’est quand les tenants même de cette idéologie de l’acceptation aveugle de l’autre, du respect des mentalités qui nous sont étrangères, et du moussage de l’intérêt de la diversité se montrent incapables, de leur côté, à accepter que des personnes pensent différemment d’eux et s’engagent activement dans un effort de décrédibilisation et même de censure de tout ce qui pourrait ne pas aller dans le sens de leur opinion. C’est avec cet effort actif de cette intelligentsia de l’ouverture qui vous accusent de racisme dès que vous dites que vous n’êtes pas d’accord qu’on atteint l’état actuel du Québec : une théocratie du multi-culturalisme où toutes les opinions n’ont pas droit égal à la citation. C’est précisément ce qui s’est passé hier alors que je publiais un article sur Je porte le voile, un documentaire dans la veine du prêchi-prêcha comme il s’en produit en série au Québec ces dernières années. J’exprimais alors mon opinion très simple sur le documentaire et sur la question du voile: c’est un retour en arrière de 100 ans pour le Québec, c’est un signe de soumission, et il est fort souhaitable que le plus de musulmanes possible se retirent de cette pratique. L’article a aussi été publié sur TVQC, où certains utilisateurs ont commencé à me traiter d’extrémiste raciste (!). L’opérateur du site web TVQC a décidé de faire un peu de publicité sur mon article qu’il jugeait intéressant. Il a mentionné mon billet sur la page Facebook du film. Il semble que les opérateurs de cette page, proches de la réalisatrice, ont décidé de censurer la publication de mon billet de blogue. Résultat, on se retrouve avec une belle dizaine de commentaires venant visiblement de musulmans qui ont adoré le film. Aucune discordance, on a éliminé toute personne qui est en désaccord et toute référence à une autre opinion que celles de ceux qui ont aimé le film et qui adorent le port du voile.

Et après on me dit que c’est moi l’intolérant ? Pas sûr. J’aimerais dire 2 choses aux gens qui gèrent cette page Facebook: D’abord bienvenue au Québec, où le désaccord est accepté. Ensuite bienvenue sur l’Internet, où les gens qui ont des opinions différentes aux vôtres peuvent les exprimer sans avoir peur de se faire censurer. C’est une chose que d’utiliser les médias sociaux et de prêcher l’ouverture, c’en est une autre que de vivre à la hauteur des principes que l’on croit défendre.

le TViste

Le documentaire portant sur le port du voile islamique diffusé sur RDI ce soir oscillait entre l’espoir et le désespoir complet. Globalement, le film porte sur une femme-mouton, une suiveuse qui, croyant évoluer au rythme de sa propre liberté, se retrouve à se soumettre aux différentes personnes qui l’entourent. On a le goût d’applaudir à la fin quand elle décide d’enlever son voile, mais on comprend bien qu’il s’agit essentiellement d’un choix esthétique, et qu’elle continuera de se soumettre aux dogmes religieux qui lui sont imposés par un gars qui a écrit un livre il y a 1400 ans. Triste histoire d’une femme soumise qui cherche à qui se soumettre.

Tout commence quand elle rencontre un homme musulman il y a plusieurs années. Première soumission, à son mari. Comme par hasard, c’est précisément au moment où elle tombe amoureuse de cet homme qu’elle sent l’appel de dieu vers l’Islam. Le mari, on le voit au début du film. Sa femme lui pose la question: ‘Que ferais-tu si ta fille décidait de ne pas porter le voile ?’. À cela il répond qu’il ne la battra pas. Mais quelle grandeur d’âme! Quel grand homme! Il fait l’honneur à sa fille de ne pas la battre. Ça, c’est le musulman du 21e siècle: un homme moderne et ouvert. Ensuite il dit à sa fille : ‘Le choix de porter le voile tu peux le faire un peu plus tard, ça ne dérange pas si ça prend un peu plus de temps. L’important c’est que tu fasses comme ta mère. Fais comme ta mère et tout ira bien. Fais ta prière et le voile tu le mettras quand tu seras prête.’. Très intéressant. Parce que les musulmans convertisseurs qui cherchent des québécoises à convertir depuis quelques années et qui s’affichent à la télévision ne cessent de discourir dans les documentaires prêchi-prêcha sur l’ouverture, sur le fait qu’il est important d’accepter les choix de tous, de laisser les gens libres de suivre leur foi. Visiblement, ils ne laissent pas cette liberté à leurs propres enfants. Les douleurs que ces québécoises converties à l’Islam imposent à leurs parents catholiques en se convertissant, elles ne voudraient jamais que leurs enfants leurs imposent à elles ou à leur mari. Dans les 30 premières minutes du documentaire, on entend au moins 5 fois la mère dire à sa fille : En tout cas tu es musulmane ça c’est sûr, peu importe si tu ne portes pas le voile. Ah oui ? J’aurais aimé entendre la fille sur le sujet.

Ensuite, on rencontre les parents de la réalisatrice, qui sont probablement les seules personnes sensées dans l’ensemble du documentaire. Cette scène est très intéressante car on y apprend que les parents sont en total désaccord avec le choix de vie de leur fille. Leur souhait est que les petits enfants ne restent pas dans la religion musulmane. Du propre aveu de la réalisatrice, sous forme de narration, cette rencontre avec ses parents la fait réfléchir sur son choix de porter le voile. Elle remet tout en question quant au port du voile. Deuxième soumission, à ses parents. C’est après quelques rencontres avec des femmes musulmanes qu’elle décide d’enlever le voile. Elle nous explique alors qu’elle portait le voile par conformisme et parce qu’elle était entourée de femmes portant le voile. Troisième soumission, au milieu social.

Finalement l’histoire du voile, c’est une histoire de soumission. De soumission à dieu, de soumission au milieu social, de soumission au conjoint. Le film ne laisse pas de doute là-dessus. On peut souscrire à la néo-vision du voile qu’on nous sort depuis quelques années; qu’il s’agit d’un cheminement personnel, d’un choix, d’une décision que la musulmane prend lorsqu’elle est prête et qu’elle le veut, or je vous le garantis, il n’y a pas de choix libre dans un tel contexte de pression sociale. Il n’y a pas de choix libre quand votre père vous dit que vous pouvez prendre votre temps mais qu’un jour ou l’autre vous devrez le porter. Il n’y a pas de choix libre quand c’est la seule façon d’accéder à certaines mosquées. Il n’y a pas de choix libre quand toutes s’entendent pour dire que le commandement est une prescription venant directement de Dieu et qu’on pourrait avoir des problèmes lorsqu’on se retrouvera devant Dieu si l’on n’a pas porté le voile. En laissant un espace démesuré à ces québécoises converties à l’Islam depuis quelques années à la télévision québécoise, on empêche non seulement la diffusion de documentaires sur les gens les plus intéressants et les plus intelligents de notre société, mais on tire la société québécoise vers le bas, vers le passé, vers ce qu’elle était il y a 100 ans. Plutôt que de la projeter vers l’avant, on encourage les comportements et les idées religieuses passéistes qui substituent à la libre pensée la soumission aveugle et stupide à des commandements venant d’un autre pays, d’un autre temps, et d’une autre société.

En dehors du domaine religieux, j’aimerais aussi commenter la qualité du documentaire en tant que tel. Il s’agit d’un documentaire de très basse qualité. Quand vous êtes réalisatrice, sujet principal, narratrice, et interviewée dans votre propre film, il faut commencer à se poser la question si ce dont on a besoin ce n’est pas plus d’une psychothérapie que d’un documentaire.

le TViste

Tuer la diversité par l’étiquettage idéologique.

Samedi, 24 octobre, 2009
publié par le TViste 9:25

Récemment j’ai écrit un article dans lequel je donne mon avis sur l’immigration. L’article a été reproduit avec permission par TVQC.com. La popularité relative de TVQC.com par rapport à mon blog a fait en sorte que certains sites spécialisés dans la classification d’articles de blogs québécois ont repris l’article, par exemples voyez ici et ici. Jusque là, aucun problème. Tout le contenu de mon blog est sous license Creative Commons, le contenu peut donc être copié et modifié tant que la source originale est citée. Cependant le problème vient quand ces sites décident de nous classer dans des tendances idéologiques selon leurs propres standards. Dans les 2 cas cités, voici comment mon article a été classé :

1er site: immigration opinion droite tv
2e site: immigration, droite, tv

Oui j’ai parlé d’immigration, oui je parle de télévision, oui je fais de l’opinion. Mais je ne suis pas de droite. Et je n’ai jamais exprimé aucun avis de droite. Pour quiconque me connaît, c’est complètement absurde de m’avoir classé dans ‘droite’ puisque je suis un extrémiste de gauche. Je suis un communiste, socialiste, indépendantiste, tout ce que vous voulez. Mais certainement pas quelqu’un de droite. L’incident peut sembler petit; effectivement mon classement sur ces sites est le dernier de mes soucis. Mais ça montre l’état général du débat sur l’immigration au Québec : dès que vous soulevez la possibilité que peut-être qu’on ne fait pas les choses correctement en immigration, que peut-être qu’il faudrait impliquer l’état plus fortement dans l’intégration des immigrants, vous êtes de droite.

Or c’est plutôt ironique, puisque si on revient à la définition de la droite et de la gauche, on sait bien que la droite prône la disparition de l’état alors que la gauche prône l’implication de l’état. Or c’est précisément une position de gauche que j’adoptais dans mon article sur l’immigration en appuyant un effort plus grand de l’état et des citoyens dans l’intégration des immigrants. Cette implication pourrait commencer par exemple par une explication dès l’arrivée au pays des valeurs québécoises. S’il y a une opinion qui soit de droite en immigration, c’est bien celle des extrémistes anti-racistes qui croient que les immigrants doivent être laissés à eux-mêmes sans aucune explication de ce qu’est le Québec. Laisser le libre-marché s’occuper de l’intégration des immigrants, il est là le vrai capitalisme sauvage en immigration.

L’intelligentsia anti-raciste à l’assaut de mon blog.

Mercredi, 14 octobre, 2009
publié par le TViste 12:08

Jeff de TVQC avait eu des mots très justes et prophétiques comme premier commentaire de mon dernier article :

Attention tu vas passé pour un miiichant miiichant raciss d’extrême droite.

Bien sûr je me doutais bien qu’en soulevant la question de la pertinence de la propagande anti-raciste au Québec dans les reportages et particulièrement à Radio-Canada, et l’effort intellectuellement malhonnête de rééducation et de culpabilisation de la société québécoise face au traitement qu’ils réservent aux immigrants, je m’attirerais les foudres de quelques lecteurs. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’autant de commentaires viennent inonder mon blog. J’étais surpris. 39 commentaires pour certains, c’est le quotidien, mais dans le cas de ce blog, c’est plutôt le nombre de lecteur par jour. C’est après en avoir lu quelques-uns et en regardant les adresses IP que j’ai compris : 36 des commentaires venaient en fait d’une seule et même adresse IP, et donc fort probablement d’une seule et même personne. Je savais que l’intelligentsia anti-raciste était prête à peu près à tout pour nous faire passer son message, mais je ne savais pas que l’usurpation d’identité et la fausse représentation faisaient parti intégrante de leur coffre à outil.

Ils ont commencé la matinée vers 10h00 à envoyer des opinions contre mon article qui portait sur Baklava Blues, un documentaire bâclé sur l’immigration libanaise.

Un supposément dénommé Gabriel Legendre avec l’IP 70.30.249.33 signait :

Je connais bien le réalisateur de Baklava Blues et c’est précisément ce qu’il a tenté de montrer je pense. Que ça n’a pas d’allure. Danic ne pouvait quand même pas faire passer son doc à la télévision d’état en criant aux immigrants d’aller se faire voir s’ils sont pas content. Je pense que vous jugez mal ce documentaire. [...]

Un dénommé Samuel Giguère de Alma avec l’IP 70.30.249.33 de Montréal écrit :

J’ai trouvé le documentaire super bon, de loin meilleur que la plupart des documentaires que j’ai vu. C’est une oeuvre troublante et lucide, choquante.

Puis les insultes envers mon article commencent à se faire sentir à partir des commentaires écrits à 10:30. David Cournoyer, IP 70.30.249.33 écrit :

Vous mettez ce film dans médiocre et Loft Story dans hésitant… Bravo coco. Encore du temps à perdre…

Même que dans certains commentaires, le faussaire se parle à lui-même à l’aide de ses différentes identités. Amira Maalouf, IP 70.30.249.33 écrit :

Monsieur Parent, la bande-annonce que vous avez mis est vraiment magnifique. Où pourrais-je voir ce film en entier je vous prie ? Merci de me répondre. Ça a vraiment l’air très bon. [...]

Si ça se serait arrêté là, je n’en aurais pas fait un plat. Que les anti-racistes utilisent des techniques malhonnêtes comme la dilution de commentaires de blogs pour faire passer des personnalités publiques pour des racistes, ç’aurait été du déjà vu. Mais l’écrivain mystère de l’IP 70.30.249.33 a décidé d’aller plus loin. Il commence à écrire de faux commentaires faisant l’apologie du White Power. White Power, IP 70.30.249.33 écrit :

Fuck les immigrants et ive le québec blancs et libe.

Confirmant ainsi ce que je dis depuis des années: le racisme est tellement inexistant au Québec que les militants anti-racistes doivent eux-mêmes créer le racisme afin de pouvoir par le suite le ‘combattre’. Ça me fait penser à l’affaire Fogiel. Cet animateur de télé française voulant démontrer que les propos de Dieudonné encourageaient le racisme, il avait lui-même demandé à un membre de son équipe technique d’envoyer un SMS à l’émission, SMS qui avait été affiché comme un commentaire venant du public dans son émission. On est devant le même phénomène ici : des gens qui prétendent combattre le racisme mais qui ne voyant pas de manifestation évidente du phénomène qu’ils veulent combattre, le créent de toutes pièces.

Après vers 11 heures, les insultes ont commencé à se faire plus directement. Enfoiré de Tviste, IP 70.30.249.33 écrit :

Joyeuse bande de crétins… Je n’en reviens pas. Pareil torchon de blog devrait être interdit. Tviste, ce n’est pas de la critique, c’est du vomi. Ce que vous dites est complètement gratuit. Ça sent le gros manque de culture, l’ignorance crasse et la jalousie. On voit bien que Tviste aurait aimé faire de la télé et qu’il est trop bête (ou moche).

Enfoiré de Tviste 2, IP 70.30.249.33 écrit :

Et même pas foutu de se révèler… Tu peux bien te cacher derrière un pseudo, petit enfoiré-double.

La personne derrière l’IP 70.30.249.33 a visiblement décidé qu’elle partait en croisade contre ce blogue parce que j’ai osé soulever la question qui, semble-t-il, ne doit pas être soulevée, à savoir : est-ce que les efforts de rééducation anti-raciste de Radio-Canada sont pertinents ? Est-ce que le racisme est un problème réel au Québec ? Est-ce que la présence potentielle de ce problème justifie les demi-vérités, les mensonges, et les reportages bâclés ?

P.S. : Le droit à la vie privé de mes lecteurs est pour moi quelque chose de sacré. Jamais je ne révélerai votre adresse IP pour quelque raison que ce soit, excepté dans des cas exceptionnels comme celui-ci où il y a lieu d’appeler ça de l’abus et de l’usurpation d’identité. Il est aussi important pour moi de dénoncer cette adresse IP car d’autres blogueurs pourraient tomber dans le panneau et croire que la personne derrière cet IP correspond réellement à une trentaine de personnes. Cet évènement soulève de grosses questions quant à la grogne Internet. Dans plusieurs cas ces dernières années, les médias ont parlé de ‘grogne populaire’, et c’était souvent basé sur le nombre de commentaires écrits sur les blogues ou dans leur boîte courriel. Si des personnes telles que celle derrière l’IP 70.30.249.33 continuent d’utiliser leurs techniques malhonnêtes pour monter en mousse de la fausse contestation, on est en droit de se demander si des évènements complètement étranges comme la supposée contestation anti-Bye Bye 2008 n’ont pas été montés en épingle par des groupuscules extrémistes.

Autre P.S. : Les commentaires effectués par Jeff-TVQC, Léon Dompierre et Cassandre Harvey étaient véridiques et ne venaient pas de cet IP.

le TViste

Je vis à Montréal et plusieurs des amis que j’ai connus durant mes études et à mon travail sont des immigrants. Je n’ai rien contre les immigrants, ni contre l’immigration. Je n’ai pas d’avis là-dessus. Par contre, ce qui me dégoûte au plus haut point, ce sont les efforts de rééducation par un certain groupe de bien-pensants du domaine de la télévision. La rééducation, c’est comme la désinformation, mais avec de bonnes intentions en plus. C’est-à-dire que l’on utilise consciemment des semi-vérités ou des mensonges tout en se convaincant que puisque c’est pour la bonne cause, on ne nous en tiendra pas rigueur. Depuis maintenant plusieurs années, à Radio-Canada surtout et à d’autres chaînes dans une certaine mesure, on nous inonde de reportages tous plus insignifiants les uns que les autres sur la vie des immigrants au Canada. Les grandes chaînes ont décidé sans consultation que leur mission sociale et poétique, c’était de rééduquer la population du Québec quant aux immigrants. Dans ces reportages, les experts ne cessent de nous répéter que l’immigration est essentielle au Canada, que nous nous devons d’accueillir des gens si nous voulons conserver notre niveau de vie. L’experte du documentaire de ce soir, Baklava Blues, va même jusqu’à dire que nous n’avons pas les moyens d’imposer nos conditions aux immigrants. Woh minute. J’ai comme l’impression qu’on est en train de me rentrer un 2 par 4 dans le cul et qu’on ne m’a pas demandé la permission. Premièrement, oui on peut imposer nos conditions aux immigrants. Quand on devient citoyen, la moindre des choses c’est d’accepter la constitution et les mœurs du pays d’accueil. Deuxièmement, j’aimerais bien qu’on m’indique quelles sont les études scientifiques qui démontrent que l’immigration est la seule et unique solution au déclin démographique, tel qu’il est suggéré par les pseudo-experts dans ces documentaires. Est-ce que c’est vraiment impossible de faire un programme qui encourage la natalité, comme en France ? Est-ce qu’une augmentation des bonus pour les nouveaux parents ne pourrait pas aider ? Ces questions, on ne les abordera jamais, parce que la mission de ces émissions est écrite d’avance : rentrer dans la tête du québécois moyen que l’immigration c’est bon, peu importe le nombre, peu importe la provenance, peu importe les mœurs des gens qui arrivent.

 »Moi ma famille est multi-culturelle on a un gendre noir, un autre arabe » pouvait-on entendre dans un de ces docu-reportages bidons dernièrement sur RDI.  »Moi dans ma famille on est tous blanc blanc québécois québécois » entendait-on en boucle dans une annonce diffusée depuis 6 mois. Ces reportages sont pensés et conçus dans un seul but : présenter le québécois comme étant insuffisant en soi. On nous fait sentir qu’une famille de blancs, c’est bien, mais qu’avec de la diversité, c’est mieux. Or la diversité ce n’est pas toujours mieux. Je m’excuse, mais il y a des diversités dont je ne veux pas. La diversité de l’obligation du port du voile, je n’en veux pas. La diversité de la charia, m’intéresse pas. La diversité de l’envahissement du domaine public par la religion, nop. Mais ça n’allez surtout pas le dire dans le documentaire, l’intelligentsia anti-raciste québécoise vous accusera tout de suite de ne pas être ouvert, de ne pas accepter l’Autre. Ainsi chacun des docu-reportages produits doit offrir un appui aveugle à l’immigration et souligner avec beaucoup de force à quel point l’immigration est importante pour le Québec. C’est le même modèle qui avait été appliqué en U.R.S.S. où il était interdit qu’une œuvre critique ou aille à l’encontre de la grande nation. Avec comme seule différence qu’ici le discours est imposé non pas par une bande de mafiosos dirigée par un chef de nation intransigeant, mais plutôt par une escouade de producteurs et de sociologues qui ont fait de la propagande pour l’immigration à tout rompre leur mission personnelle.

Baklava Blues est dans la même tendance que ces autres torchons écrits sur des coins de table. Le narrateur commence le documentaire en nous expliquant la raison de ce film. Il nous explique que lorsqu’il était jeune, il était fier de voir que le Canada était un pays d’accueil pour pleins d’immigrants. Mais qu’il a été choqué lorsqu’il a appris qu’un immigrant libanais sur 6 retournait au Liban. Pourquoi ne choisissent-ils pas de rester demande-t-il ? Quand on construit un documentaire sur une base aussi ridicule, faut pas s’attendre à une grande œuvre. Pas besoin d’un expert pour comprendre que les êtres humains ne sont pas des robots se dirigeant vers les niveaux de vie plus élevés; la plupart des gens, s’ils en ont l’occasion, préfèrent leurs terres natales à un pays étranger, aussi plus meilleur soit-il. Malgré la piètre qualité de l’œuvre, on peut lui donner un point, elle répond très bien à la question de départ. La raison pour laquelle 1 immigrant libanais sur 6 retourne au Liban (j’imagine que les fraudeurs de l’assurance-maladies ne sont pas inclus dans cette statistique), elle est énoncée très clairement par une jeune libanaise qui est interrogée :

Moi en tout cas c’est sûr que je ne veux pas revenir au Canada. Pour que ça arrive il faudrait qu’il arrive quelque chose d’extrêmement grave, genre que je serais marié, j’aurais des enfants, et qu’il n’y aurait plus de nourriture et que la survie de ma famille en dépende.

Donc, les illuminés qui font l’apologie aveugle de l’immigration en nous disant que c’est donc merveilleux des gens qui viennent d’ailleurs et qui adoptent les valeurs canadiennes et la fierté d’être canadiens, faudrait peut-être modérer vos transports. Parce que ce que j’ai vu dans ce reportage, ce sont des êtres humains qui quittent leur pays parce qu’ils veulent manger mieux et ne pas se faire bombarder des missiles pendant le souper, et qui désirent y retourner dès qu’ils ont l’estomac plein. Si vous vous attendiez à former des bons petits canadiens qui auraient diffusé l’unifolié à travers le monde, c’est plutôt raté. D’ailleurs des 5 autres sur 6 qui restent, combien retourneraient au Liban demain matin si ils avaient la certitude de bien vivre là-bas ?

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