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Le genre d’humour au second degré dont le Québec se prive.
Le 31 décembre 2008, avec le Bye Bye 2008, Radio-Canada retentait l’expérience de l’humour au second degré qui avait depuis plusieurs dizaines d’années caractérisé les différents Bye Bye. Malheureusement, cette année-là, un groupe d’extrémistes spécialisé dans la culpabilisation de masse avait décidé qu’il était temps de nettoyer le Québec de toute référence aux canadiens, aux immigrants ou à Nathalie Simard, et que l’époque de l’humour plate et insensé devait être ramenée, de force s’il le fallait. En se pliant aux divagations de ces soi-disant défenseurs de la tolérance et en ne produisant pas de Bye Bye 2009, la société québécoise se prive d’un genre d’humour dont elle possède le secret, tel qu’elle l’a montré à plusieurs reprises, entre autres à travers les émissions de RBO.
Pendant que les québécois se demandent si on peut ou non parler des phénomènes de société les plus importants pour le Québec à la télévision, d’autres nations n’hésitent pas à aborder ces sujets par le billet de l’humour au second degré, le même genre d’humour que Jean-François Mercier utilisait lors du Bye Bye 2008. C’est ce que fait chaque soir Stephen Colbert de l’émission The Colbert Report, à Comedy Central. Stephen Colbert est en fait un américain de gauche qui parodie un animateur de téléjournal de droite qui s’opposerait au mariage gai et qui adopterait la plupart des positions du parti républicain. Dans ce vidéo, à 5:00, il prend position contre le mariage gai et se porte à la défense de l’Église qui est bouleversée par la possibilité que des homosexuels puissent se marier. Il accuse les homosexuels de vouloir s’approprier les … :
[...] trucs les plus amusants dans le mariage comme… comme le droit de déterrer la dépouille de son époux. C’est de l’homosexualité après la mort, ce sont des genres de zombies-homosexuels. Ces zombies-homosexuels commencent par le droit au mariage, mais ce qui les intéressent vraiment c’est de contrôler notre cerveau. Et puis comment les gens sont-ils supposés pouvoir reposer en paix si ils savent qu’à quelques tombes d’eux, deux hommes sont morts et gais! Dieu a dit que ceux qui étaient reliés sur terre étaient rassemblés au ciel, si on commence à enterrer les homosexuels ensemble ils seront ensemble au paradis! [...] Si on veut que les homosexuels meurent comme ils ont vécu selon leur état légal actuel, ils doivent mourir comme on leur demande de vivre : dans l’invisibilité.
Toute personne avec un minimum de quotient intellectuel pourra écouter l’extrait et conclure qu’il s’agit d’humour au second degré et que Stephen Colbert n’est pas opposé au mariage gai, mais qu’il veut plutôt ridiculiser ceux qui le sont. Si les gens, même les américains, sont capables de faire la différence lorsqu’il s’agit de Stephen Colbert, pourquoi est-ce que les Québécois ne seraient pas capable de reconnaître le deuxième degré dans l’humour de Jean-François Mercier lorsqu’il a fait son sketch sur le Canada anglais ou sur Barack Obama au Bye Bye 2008 ? Pourtant le montage de la scène et le genre de propos se ressemblent énormément. Pourquoi des gens crient-ils au racisme lorsqu’un sketch ne fait qu’aborder le fait que Barack Obama est noir ou que le Canada anglais est différent ? Deux possibilités: soit qu’ils sont incroyablement stupides, ou ils sont de mauvaise foi et ont d’autres objectifs que la simple censure du Bye Bye 2008, ils visent plutôt l’anéantissement de l’identité québécoise dans notre culture télévisuelle.
le TViste
Les terroristes anti-Bye Bye l’emportent
L’année passée, un groupe noyauté armé de mauvaise foi avait pris en otage la société québécoise et même ce blog en nous expliquant que les rires que 4 millions de personnes avaient émis pendant la diffusion de l’excellent Bye Bye 2008 étaient racistes, anti-canadiens, et violents. Nous apprenons cette semaine que ces extrémistes de l’idiotie globale et homogénéisée ont réussi à nous enlever l’une des dernières émissions après laquelle on pouvait dire qu’être québécois, ça voulait encore dire quelque chose. Le Bye Bye est maintenant une patate chaude que personne ne veut tenir. Les divers articles vous fourniront diverses explications à l’absence du Bye Bye cette année : RBO n’avait pas le temps, Véro est enceinte. Oui, tout ça est vrai. Mais en 2006 non plus, ils n’avaient pas de temps, ils le trouvaient. Véro enceinte, d’accord, mais à ce que je sache c’est Louis Morissette et d’autres qui écrivaient les sketchs et l’animatrice aurait été remplaçable. Pourquoi pas une fille de Call TV ? Elles doivent bien savoir lire des scénarios. En gros toutes ces raisons sont bien vraies mais elles ne justifient pas un abandon complet du Bye Bye; la vérité c’est que la marde que le Bye Bye peut soulever est devenue trop grande pour les bénéfices. Le Bye Bye est une émission prestigieuse, qui coûte cher et qui demande énormément d’efforts aux équipes, et ça rapporte peu économiquement par rapport à l’investissement. Ça a toujours été le cas, mais généralement le prestige de l’émission a fait pencher la balance en faveur de la diffusion du Bye Bye à chaque année. Finalement, le tapage anti-Bye Bye 2008 aura fait pencher la balance de l’autre bord. Peut-on vraiment blâmer les artistes ? Investir plus d’efforts qu’à l’habitude pour être payés moins cher et se faire chier dessus pendant deux mois après la diffusion. On ne peut qu’en vouloir aux terroristes anti-Bye Bye.
Bye Bye 2008: Vieillesse, immigration, et moumounisation de la société québécoise.
Aujourd’hui avec l’Internet, la liberté d’expression, la facilité du commentaire, et les projets collectifs comme Wikipédia, n’importe quel tata a l’impression qu’il peut faire un Richard Martineau de lui-même et commenter et même suggérer quoi faire aux auteurs de n’importe quelle émission. Résultat on se retrouve avec une multitude de commentaires, et parfois ce ne sont pas les plus pertinents qui sont mis de l’avant. Finalement à écouter tout ce beau monde sélectivement, on pourrait en venir à la conclusion que les télétubbies sont trop hardcore et que le midi avec André Arthur a trop de classe. À trop les écouter, on obtient ce qu’on a vu cette semaine avec le déferlement médiatique anti-bye bye 2008.
Moi j’étais tout innocent. J’avais écouté le Bye Bye 2008 avec ma famille; des gens variés. Des jeunes, des vieux, des athées, des catholiques (dont une soeur religieuse), des straights, des moins straight. On s’était tous biddonés, et j’avais personnellement été étonné que l’esprit des Bye Bye du bon vieux temps et des émissions RBO plus récentes ait été conservé, renouvellé, et même amélioré. Un vrai bon Bye Bye, bien acide, bien agressif; comme ça a toujours été, depuis des dizaines d’année maintenant. Rien à dire. Mais je vivais dans un monde parrallèle, simplement parce que les 15 jours de vacances que j’ai pour le temps des fêtes sont les 15 seuls pendant lesquels je ne lis pas les journaux et je n’écoute pas les nouvelles télévisées !! Quelle surprise quand j’ouvre le journal Métro ce matin pour lire qu’il y a une controverse et que le Bye Bye 2008 est attaqué de partout. Bon avec les phénomènes d’entraînement qui existent dans les médias québécois, quand ça part, ça n’arrête plus et ça vient dans tous les sens. Alors il va falloir diviser les critiques en quelques sections.
Goût amer
Bon d’abord il y a Hugo Dumas (qui ?) dans La Presse qui se plaint qu’il y avait trop de maladresses et que les blagues sur Nathalie Simard ‘ont rapidement suri’. Il ose même référer au bon vieux temps de RBO, qui eux savaient bien faire des blagues que l’on voulait revoir et revoir encore. D’abord, voici un extrait de RBO, vous verrez qu’ils en ont fait eux aussi des blagues pipi-caca :
Deuxièment, les blagues sur Nathalie Simard étaient parmis les plus pertinentes. Qui n’a pas eu un moment l’impression qu’elle se moquait des gens avec ses histoires d’amours et ses ‘retours à la vie normale’ (4 fois) qu’elle vendait aux revues à potin de façon régulière ? Idéaliser RBO par rapport au Bye Bye 2008, c’est un réflexe de vieux : ahhh dans mon temps les tempêtes de neige étaient plus grosses. Soyons clair : J’adore RBO. Mais en tant que grand fan de RBO, je sais que lorsque l’on fait ce type d’humour, on s’expose forcément à des critiques et on s’expose à ce que certains sketchs soient jugés de mauvais goût. Je préfère ça qu’un Bye Bye complètement vide de contenu critique, et l’équipe du Bye Bye 2008 a osé prendre la direction audacieuse.
Le racisme
Avec l’immigration vient éventuellement la formation de groupes de la société qui se sentent opprimés et qui partent des associations qui ont pour but de justifier leur propre existence en voyant du racisme un peu partout et en contestant ce racisme imaginaire. Sofia Flores, qui a écrit un commentaire dans le métro, fait partie de cette tendance. Voici ce que cette intellectuelle du courrier des lecteurs de journaux gratuit avait à nous faire part :
C’est avec beaucoup d’anticipation que j’ai commencé à regarder le Bye Bye 2008. Petit à petit, mon enthousiasme s’est transformé en dégoût devant les blagues de très mauvais goût et le sketch hyper raciste de Denis Lévesque avec Barack Obama.
C’était extrêmement péjoratif et offensant à l’endroit des Noirs. Le monde entier a applaudi les Américains pour s’être unis afin d’élire Obama, une source d’inspiration pour tout le monde et maintenant la télé québécoise se permet d’encourager un sketch raciste à la veille de 2009.
Bon ça y est, dès qu’on ne se réjouit pas en déchirant nos chemises de l’élection d’un membre de votre race à la présidence des États-Unis, on est ‘hyper raciste’. Soit on se plie aux délires des obamaniaques et on célèbre gaiement avec eux en criant hystériquement que le changement est arrivé avant même qu’il ne soit arrivé, soit on est du mauvais bord et on est bon pour être fusillés. En passant le sketch en tant que tel ne contenait aucun propos offensant, c’était un sketch plutôt banal qui portait sur l’incapacité de Denis Lévesque à poser des questions correctement à ses invités, mais je ne m’attends pas, Mme Flores, à ce que vous en connaissiez assez sur la culture québécoise pour comprendre cette référence au Québec oh combien profond représenté ici par Denis Lévesque reçoit à 22h45 sur TVA. Connaissez-vous l’hyper-racisme Mme Flores ? Connaissez-vous même le racisme ? Vous déshonorez les ancêtres des noirs en qualifiant ce sketch d’hyper-raciste, car eux ils savent ce que c’est que l’hyper-racisme et croyez-moi, ça n’a rien à voir avec ce sketch. Eux ils savent ce que c’est que la vraie discrimination. Le sketch que vous avez vu était beaucoup plus déshonorant pour Denis Lévesque que pour les noirs.
Trop grossier
Et puis il y a les p’tits vieux qui viennent de réaliser qu’ils peuvent écrire des commentaires sur Internet et qui décident que les nouvelles générations, ces jeunes de 10 à 30 ans comme moi qui veulent voir des choses choquantes, que nous n’y avons pas droit. Ah eux ils y ont eu droit avec RBO, mais maintenant qu’ils sont vieux, vive Star Académie et les retrouvailles de Claire Lamarche. C’est incroyable dans ce vidéo de voir l’animatrice du téléjournal faire une leçon à Jean-François Mercier sur son personnage du gros cave, comme si c’était un nouveau personnage de la semaine.
La qualité
Pour ceux qui se plaignent de la qualité, ne me dites pas que vous n’avez pas ri avec le télé-roman Patrick Roy. Ou lors des imitations de Julie Couillard. Ou lors des interventions de Jean-François Mercier.
Moumounisation de la société
Ce à quoi on assiste, ce n’est pas un Bye Bye qui est plus rof que les dernières années. RBO a fait bien pire avec des chanteuses en les imitant, en les grossissant, en les faisant chanter tout croche. Dans le pipi-caca, ils ont fait bien pire que tout ce qui a pu être fait dans le Bye Bye 2008. J’implore Jean-François Mercier et les producteurs du Bye Bye de cesser de s’excuser. Les gens ont aimé le Bye Bye. Nous sommes la majorité silencieuse et nous devons prendre parole pour l’appuyer et pour que des Bye Bye aussi intéressants continuent d’être diffusés pour les années prochaines. Ce à quoi on assiste, c’est à une moumounisation de la société québécoise; des gens plus vieux, moins tolérants, et qui ont une liberté de parole plus grande. Même si 5000 emails auraient été envoyés à Jean-François Mercier pour l’insulter après le Bye Bye, ça ne fait pas le poids. Nous étions 4 millions à l’écouter et à rire. Avec l’individualisme ambiant, tout le monde peut écrire un commentaire et estimer être choqué : ahhhh vous avez parlé des noirs et je me suis senti offensé en tant que noir. Ahhhh vous avez parlé des chanteuses blondes et je me suis senti offensé en tant que chanteuse blonde. Ahhhh vous avez parlé des politiciens et moi j’aime les politiciens, je suis offensé. Jean-François Mercier dit dans son vidéo qu’il veut les Bye Bye rassembleurs; eh bien se rassembler c’est aussi rire des mêmes choses, et rire de nous-mêmes. Lorsque certains disent ne plus rire, c’est peut-être qu’ils ne veulent pas faire parti du groupe. Depuis quelques années, le Bye Bye était probablement la dernière émission exceptionnelle que l’on avait et après laquelle on pouvait dire que d’être québécois, ça voulait encore dire quelque chose. Ne laissons pas les tenants de l’idiotie globale et homogénéisée nous enlever ce fleuron de notre culture.
le TViste
Le Sedna IV, Jean Lemire et sa mission antarctique – overdose de côté humain.
J’ai éclaté de rire à l’annonce de la nouvelle émission de Jean Lemire et de sa Mission Antarctique (RDI), alors que la voix de l’annonce disait sans rire : Mission antarctique – l’aventure humaine. Ah d’accord, ce avec quoi on nous bourre depuis 2 ans avec les reportages RDI, les émissions spéciales, et les diffusions par le Web, ça ce n’était pas l’aventure humaine ?
RBO, dans leur Bye Bye 2007, résumaient très bien la situation de cette émission en présentant un Jean Lemire parodié qui se brossait les cheveux devant un miroir pendant qu’on l’interviewait.
S’il y a un sujet qui a été surmédiatisé par rapport à son importance réelle ces dernières années au Québec, ce sont bien les états d’âme de l’équipage de cette expédition, dont on ne sait trop s’il s’agit d’une campagne de relations publiques, d’un simple tournage d’émission, ou d’une expédition scientifique réelle. J’en prends pour témoignage les réponses de l’équipage, qui eux-mêmes interrogés à propos de l’objectif de leur voyage, vous répondent des trucs du genre : ‘Je crois que l’homme et la nature ont été séparés, et qu’il est maintenant temps qu’ils se retrouvent’. Pire encore, j’ai même entendu dans l’émission : ‘On ne sait pas trop où on s’en va’. Un scientifique vous aurait dit : Nous allons mesurer le taux de CO2 dans les différentes couches stratosphériques afin de déterminer la variabilité des concentrations de ce gaz en rapport avec la latitude terrestre et le rapprochement des pôles. Devant ce constat, je me retrouve devant l’obligation de reconsidérer le statut d’expédition scientifique de cette (é)mission au statut de campagne de sensibilisation ou campagne de relations publiques.
C’est écrit clairement sur le site web de l’expédition :
Novembre 2006, le Sedna IV est de retour, mais le voyage continue, ici, dans chacune de nos maisons et dans chacune de nos écoles. Une belle aventure vouée à l’environnement, dans laquelle les «marins virtuels» continuent d’embarquer avec passion. Ils ont bien compris que…
La mission c’est nous tous!
En gros, mes amis, vous avez été dupés. L’objectif de la mission n’était pas vraiment d’aller récolter des données scientifiques en antarctique, c’était plutôt de se donner un standing, question de justifier les visites dans des écoles pour sensibiliser les jeunes au réchauffement de la planète. Qu’on veule sensibiliser les jeunes, c’est correct. Mais ce que fait Mission antarctique, c’est de la démagogie, et à terme je crois que c’est mauvais pour la jeunesse. En mettant le focus constamment sur les états d’âme de l’équipage et sur la beauté des paysages, pour ensuite passer un message insidieux sur le réchauffement climatique, on enseigne aux jeunes à ne pas se poser de questions sérieuses, à se laisser se faire dire que le réchauffement climatique, c’est mal, mais sans expliquer pourquoi. Finalement, on élève une belle grosse génération de mous qui vont mettre leurs bouteilles de jus au recyclage, pas parce que la pollution menace la diversité biologique et la survie de l’espèce humaine, mais parce qu’un émerveillé a dit à la télévision que c’était pas bon de polluer.
Ce qui a fait le succès de la science, de toutes les époques, c’est la capacité des scientifiques à conserver une certaine objectivité. Je ne dis pas qu’un scientifique ne peut pas prendre position. Par contre il est tenu à une certaine réserve, un peu comme un juge ne peut pas, avant le procès, dire : Hey avez-vous vu l’accusé, méchant pouilleux! Pourquoi ne laisse-t-on pas les juges dire de telles choses ? Parce que leurs conclusions pourront toujours être remises en doute. On pourra toujours dire : ahhhh il avait des préjugés, c’est pour cela qu’il a rendu un verdict de culpabilité. C’est un peu la même chose avec les scientifiques : bien sûr que pour la plupart des gens, le réchauffement climatique n’est plus quelque chose qui est sujet au doute. Et c’est parfait comme ça. Mais pour la part réticente de la population, pour les Georges W. Bush et les Stephen Harper de ce monde, le scientifique doit garder toute sa crédibilité afin que ses conclusions soient béton, et qu’on ne puisse l’accuser d’avoir des conclusions pré-fabriquées. Entre autres, il ne doit pas s’afficher en public en mélangeant ses émotions personnelles, son amour personnel pour la nature, son émerveillement devant les glaciers et ses résultats scientifiques sur le réchauffement climatique qui menace ces mêmes paysages.
L’expérience mission antarctique, en ce qui me concerne, m’aura appris que science et télé-réalité ne font pas toujours bon ménage. Je ne veux pas dire que la télévision ne peut pas être utilisée pour vulgariser la science. Par contre j’ai des réserves à ce qu’une télé-réalité filme des scientifiques en pleine action. C’est à la fois la qualité de la science et la qualité de l’émission qui sont compromises.
le TViste
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