À quel genre d’idiots laissons-nous l’enseignement des valeurs à nos enfants ?
Le cours de religion n’a jamais été un lieu d’apprentissage très intéressant pour moi. Au mieux, c’était le cours facile, niaiseux, celui que tout le monde passait. Même à 12 ans, j’avais détecté que les professeurs qui enseignaient ces cours n’étaient pas particulièrement munis intellectuellement. Quand on regarde l’histoire de ce cours de religion ou des cours de Formation Personnelle et Sociale (FPS), leur pendant non-catholique, on s’aperçoit qu’ils ont depuis le début été l’instrument du gouvernement et d’une partie de la société pour inculquer des valeurs, parfois trop agressivement, dans la tête des enfants. Au début, c’était la religion catholique. Le cours de religion catholique était alors intégré à des passages à l’église; même la première communion était animée par un groupe formé d’enseignants et de gens de l’église. Puis, dans les années 1990, les sociétés occidentales étant confrontées à un grave problème de maladies transmises sexuellement, on fit un essai: si on utilisait le cours de FPS pour enseigner l’hygiène sexuelle à nos enfants. L’idée n’était pas mauvaise; surtout qu’il s’agissait d’un enjeu de santé publique et non d’un enjeu idéologique : personne ne peut être pro-MTS, un effort pour les combattre de la part des écoles ne pouvait donc qu’être apprécié. Et ça a bien marché: les taux de transmissions de plusieurs MTS ont chuté, si bien que certaines MTS ont été considérées comme disparues du Québec, bien que celles-ci font maintenant une réapparition depuis que les efforts de sensibilisation ont ralentis légèrement. Le problème avec cette expérience réussie, c’est qu’elle a fait réaliser à un certain groupe d’éducateurs et de planificateurs de programmes que le cours de religion ou d’éthique religieuse, appelez-le comme vous le voulez, pouvait être utilisé comme un instrument de remodelage de la pensée des jeunes, ouvrant ainsi la porte à ce que l’on appelle la reingénierie sociale: construire la pensée et les comportements des jeunes un peu comme on planifie la construction d’un immeuble.
Après l’essai réussi des MTS, les ingénieurs sociaux se sont penchés sur la question de l’environnement. Encore là, qui pourrait s’opposer à l’environnement ? On veut tous vivre sur une planète durable, n’est-ce pas ? Oui, mais même moi qui appuis à 100% les efforts de récupération et de diminution des déchets gazeux et autres, je déteste quand même quand les militants voulant aller dans ce sens utilisent comme outil quotidien la désinformation. Si l’on veut convaincre les jeunes de recycler, ne passons pas par quatre chemins. Présentons-leur des données scientifiques solides comme on le ferait avec un adulte. Ça en fera non seulement des citoyens plus conscients de l’importance de l’environnement et en même temps de meilleurs débatteurs, des gens plus vifs intellectuellement. Or quand on lit le contenu de ces cours où l’on veut pusher l’environnementalisme, ce n’est pas ce que l’on voit. Prenez ce site web produit par Claude Leblanc, avec des contributions de Daniel Gougeon. Le site web est destiné à aider les enseignants en éthique religieuse pour la construction de leurs cours. On y lit :
Jusqu’à maintenant dans ce chapitre, nous nous intéressons à la façon dont les différentes représentations du monde répondent aux grandes questions D’où vient le monde? Où va-t-il? Qu’est-ce que j’y fais? À cette dernière question, la Bible offre une réponse : « Remplissez la terre et dominez-la » (Gn 1, 28). Mais ce passage doit être interprété dans le sens d’une » gestion prudente et responsable des ressources plutôt que dans celui d’une domination offensive et dévastatrice.
Hilarant de lire l’explication du professeur. Quand on écrit dans la Bible: ‘Remplissez la terre et dominez-la’, il s’agit d’une logique expansionniste, militantiste et même militariste de la religion catholique. On retrouve la même logique dans la religion musulmane. Il est impossible, sachant la date à laquelle ces textes ont été écrits, que la personne qui ait écrit cela puisse avoir penser un instant à une ‘gestion prudente et responsable des ressources’. On se retrouve donc devant un constat que même un aveuglé catholique pourrait faire s’il avait moindrement d’honnêteté intellectuelle : la Bible est périmée, elle n’est plus pertinente socialement. Mais plutôt que de l’avouer et de la mettre aux poubelles, là où elle devrait être, on fait de la réingénierie: on modifie les idées plus ou moins honnêtement, parce que de toutes façons l’important n’est pas la vérité, c’est l’objectif d’inculcation des valeurs que l’on s’est fixé.
Reste que lorsque l’on pèse le pour et le contre des efforts agressifs de sensibilisation des jeunes à la question de l’environnement, on pourrait presque venir à la conclusion que ç’a été une bonne chose. Finalement, les jeunes sont extrêmement conscientisés, ils incitent même leurs parents à adopter la récupération.
Le problème vient quand l’on tente d’appliquer le même genre d’efforts agressifs de réingénierie sociale à des questions idéologiques, politiques et culturelles. Or c’est précisément ce que le nouveau cours d’éthique et culture religieuse tente de faire. Devant les succès passés à modeler la pensée de la jeunesse, certains édukators ont décidé d’harmoniser les différentes cultures formant la société québécoise, avec le but avoué de créer des jeunes québécois qui lorsqu’ils sortiront de leur formation, ne se plaindront pas des demandes d’accommodements raisonnables. Le dogme que l’on tente d’inculquer à la prochaine génération n’est donc pas qu’il faille mettre des condoms lors de relations sexuelles, ni qu’il faille récupérer nos contenants, mais bien qu’il faut accepter que des cultures qui ont des valeurs en totale opposition aux valeurs québécoise peuvent vivre librement sur notre territoire sans que l’on ait notre mot à dire.
Pourquoi je vous parle de tout cela ? C’est un papier d’Antoine Robitaille dans le Devoir cité par Patrick Lagacé qui montre un extrait du livre d’éthique et culture religieuse. Ce livre est écrit par Daniel Gougeon, qui participait aussi au site Internet que j’ai cité précédemment. L’extrait montre en une seule question non seulement une faute d’orthographe mais aussi le ridicule du cours lui-même :
Consigne: Indiques tes caractéristiques, tes goûts et tes intérêts.
Je suis un : Garçon Une fille Je ne sais pas encore
Patrick Lagacé a retiré sa critique de la chose malheureusement, simplement parce qu’il s’était trompé dans son premier article en affirmant que le livre était approuvé par le ministère, alors qu’en fait le ministère n’approuve pas spécifiquement le contenu des livres. Détail technique malheureux, parce qu’en retirant son article, Lagacé retire une critique qui aurait été pertinente. Il donne aussi raison à des gens comme Mario Asselin, qui se plaignent du fait que l’on ait pas laissé la parole à l’auteur du livre. C’est ce qu’il fait dans son article, et on s’aperçoit vite que ça n’aura pas servi à grand chose de lui laisser la parole puisqu’il ne sait pas se défendre. Voilà ce qu’il a de si important à dire pour sa défense :
Je suis très surpris et je pense que si l’on veut faire l’évaluation d’un matériel pour un cours donné dans le cadre du programme d’éthique et de culture religieuse, il y aurait lieu de dépasser le réflexe si détestable de beaucoup de journalistes de prendre un petit passage, de le sortir de son contexte et de le monter en épingle. Je vois que même Patrick Lagacé, dont je lis presque tous les articles, n’échappe pas à ce réflexe. C’est bien dommage. Voici l’histoire de ce petit bout de phrase: voilà 19 ans, lorsque j’ai commencé à enseigner au collège, on m’a confié un groupe en tant que tuteur. Je ne me souviens plus si c’était en 4e ou en 5e secondaire. J’ai donc conçu pour ces jeunes de 15-16 ans une fiche recto-verso sur une feuille de format 8 1/2 X 11 po. qu’ils devaient remplir et qui me servirait de base pour un dialogue lors d’une première entrevue. La question sur leur identité sexuelle figure sur la 2e ou la 3e ligne. Elle n’occupe qu’un espace d’une ligne, mais le questionnaire touche l’ensemble des goûts, des activités et du profil de l’élève, y compris ses ambitions académiques et les personnes qui lui servent de modèle dans la vie et cette fiche-questionnaire occupe deux pages entières. Je me sers encore de ce questionnaire aujourd’hui dans le cadre de mes fonctions ; il n’a pas changé depuis 19 ans et personne n’en a jamais fait de scandale.
Donc premièrement on apprend que la question est utilisée depuis 19 ans. Ce qui signifie que pendant 19 ans, le professeur n’a pas réalisé qu’il y avait une faute de conjugaison au mot ‘Indiques’. Plutôt inquiétant. Puis il nous noit dans une explication technique du format des feuilles qui ont été utilisées, explication qui ne sert à rien puisque qu’il n’indique pas que le 3e choix à la question du sexe de l’étudiant a été ajouté par erreur. Ce n’est pas une mise en contexte qui aiderait, M. Gougeon: si la question est là, elle est là. Vous n’avez pas été mal cité. On comprend bien que le questionnaire doit aborder d’autres questions, ce n’est pas ça le point. Le point c’est de savoir si d’offrir à l’étudiant d’inscrire qu’il n’a pas encore choisi son sexe est une méthode pédagogique reconnue, si cette méthode produit des résultats désirables ou indésirables sur l’identité sexuelle future des enfants. Vous êtes bien mal placé pour faire la leçon à Patrick Lagacé.
On obtient le fond de la pensée de cet homme dans un feuillet appelé L’éducation des jeunes aux valeurs : Points de vue d’intervenants du milieu scolaire par Guy Lusignan, dans lequel Daniel Gougeon est interrogé. À une question concernant la frontière bien étroite entre relativisme et endoctrinement, il répond: ‘il y a endoctrinement seulement quand on adopte un seul point de vue et que l’on souhaite que tous y adhèrent.’ Donc pour M. Gougeon, un endoctrinement partiel n’est pas si grave; tant que l’on ne convainc pas l’ensemble des étudiants de nous suivre dans une propagande biaisée, c’est correct.
Quand on voit le genre de démunis intellectuels qui sont responsables de ces cours, on finit par se demander si cela ne serait pas mieux de simplement arrêter de donner ce cours. Que l’on laisse l’enseignement des valeurs aux parents et aux professeurs de matières qui ont de l’allure comme les sciences et le français, plutôt que de laisser à des deux de piques la responsabilité de modeler la pensée des jeunes selon leurs propres priorités.
Le résultat direct de la discrimination positif et la liberté d’être nimporte quoi et de nimporte quelle orientation parce que c’est pas grave. Tu es scatophile et tu aimes que les tit gars te chie dessus et tu aimes manger leur étron c’est pas grave. nous t’acceptons tel que tu es et nous t’aimons parce que tu es spécial.Le Québec vertueux dans tout sa splendeur
Je suis un gars ou un fille .. dexippe tes culottea et si tu ne le sais pas, ta place n’est pas a l’école..
le édit fonctionne toujours pas sous firefox
Le résultat direct de la discrimination positif et la liberté d’être nimporte quoi et de nimporte quelle orientation parce que c’est pas grave. Tu es scatophile et tu aimes que les tit gars te chie dessus et tu aimes manger leur étron c’est pas grave. nous t’acceptons tel que tu es et nous t’aimons parce que tu es spécial.Le Québec vertueux dans tout sa splendeur
Je suis un gars ou un fille .. dézippe tes culottes et si tu ne le sais pas, ta place n’est pas a l’école..
Juger du ridicule d’un cours à partir de l’extrait d’une fiche d’un cahier d’exercices… Je ne pouvais m’y résoudre, d’où ma démarche d’essayer de contacter l’auteur. Je suis intervenu parce que chez M. Lagacé, le MELS devenaient la cible de critiques qui ne lui «appartenaient» pas. On se comprend, cette question de M. Gougeon posée ainsi, n’est pas un de ses meilleurs coups! Ses explications m’ont satisfait. Cette question n’a aucun lien avec le cours, même si elle fait partie d’une fiche du cahier d’activités.
Vous semblez tomber dans le même piège: faire porter un poids à cette question (qui existe dans une fiche, personne ne le nie) qu’elle ne peut porter.
Pourtant, il y aurait tellement de meilleures raisons de critiquer ce cours… Attaquer le jugement des personnes qui l’enseignent. Ordinaire. Mais bon, c’est votre privilège…
N.B. J’oubliais… La question de la faute de français. Je vais faire ce que je ne fais presque jamais. Mais vous avez tellement insisté sur ce point pour «descendre» le prof. Vous dites vers la fin de votre texte « On comprends bien que le questionnaire…»; êtes-vous certain que le verbe comprendre à la 3e personne du singulier prend un «s»?
@Mario Asselin
Je suis loin d’avoir mis de l’avant la faute d’orthographe comme étant une composante importante de ma critique. Que vous m’aidiez à corriger mon texte, je vous en remercie, mais il y a une différence entre faire quelques erreurs dans un texte écrit le soir même et laisser traîner une erreur pendant 19 ans sur une question qui prend une ligne, puis de publier ce texte chez un éditeur qui vise à distribuer le livre à des milliers d’étudiants du secondaire. Ne vous inquiétez pas : je porterai plus d’attention à la révision quand mes textes seront destinés (et vendus en fait) dans le milieu scolaire.
Aussi je ne crois pas que vous ayez lu mon article au complet : mon jugement sur ce cours ne vient pas uniquement de cette question, il vient d’abord des avis exprimés par l’enseignant en question sur différentes tribunes, incluant sur le site Internet auquel il participe. Il suffit de cliquer sur le lien que j’ai fourni pour avoir plusieurs autres exemples qui mériteraient tous un article de blog.
« Donc premièrement on apprend que la question est utilisée depuis 19 ans. Ce qui signifie que pendant 19 ans, le professeur n’a pas réalisé qu’il y avait une faute de conjugaison au mot ‘Indiques’. »
On ne peut pas écrire « n’a pas réaliser ». C’est un sale anglicisme provenant de « I realize ». Il faut plutôt dire « se rendre compte de quelque chose. »
Et oui, il n’est pas aisé de maîtriser la grammaire française, comme le mode impératif des verbes se terminant en « er ».
Bref, en espérant ne pas avoir commis trop de fautes dans mon commentaire, je vous souhaite une belle journée dans ce beau Canada multiculturel et tout est beau tout est parfait!
Sylvain
@Sylvain
Allez revoir vos leçons de français avant de me faire la morale, les deux fautes pour lesquelles vous m’accusez n’en sont pas. D’abord lorsque le verbe « réaliser » est précédé du verbe avoir (n’a), il s’agit d’une conjugaison au participe passé, qui nécessite l’accent aigu. Le truc pour s’en rappeler, si vous en avez besoin, c’est d’essayer de remplacer le verbe par « bâti » ou « bâtir ».
Deuxièmement, il y a plusieurs sens au mot réaliser dans la langue française. Les différents dictionnaires vous indiqueront qu’il y a effectivement un sens qui convient ici :
http://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/r%C3%A9aliser
ou
http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/realiser/1
Voyez
« Se rendre compte »
« Comprendre, se représenter clairement »
C’est quand même incroyable que l’on m’attaque aussi maladroitement sur la langue française alors que 98 % de mon article ne porte pas sur la faute de français en tant que telle, mais plutôt sur l’immoralité du principe même d’utiliser un cours comme instrument de réingénierie sociale.
Comment noyer le poisson en attaquant les photes daurtografe et ne pas discuter du sujet…
Oui je crois qu’on a droit à un bon cours de détournement de discussion 101 ici.
En fait, le cours d’éthique et religion est une reprogrammions des jeunes Québécois en leur lavant le cerveau à la sauce multiculturelle.
Ils préparent les jeunes à accepter l’inacceptable et aimer tout le monde et accepter toutes les différences telles qu’elle soit. C’est un programme politique qui est derrière cette patente et celui-ci s’apprête à détruire à la racine même l’identité québécoise (occidental)à aimer tout les ethnies et la diversité!. Dans 20-30 ans quand ces jeunes qui auront été brisés dès le plus jeune âge n’auront pas de problème à accepter des minarets, de vivre sous la Sharia, d’avoir un mur des Lamentations et quoi encore avoir une Mecque québécoise!
L’autre fois le maire Lebaume qui a baissé dans mon estime à ce moment : c’est trop blanc à Québec, on a besoin de couleur.. Il faut-tu être cave rare!! J’imagine quelqu’un qui dirait c’est trop noir en Afrique, ou c’est trop jaune à Tokyo on a besoin e plus de couleur, celui-ci qui aurait dit ça se serait fait massacrer. Ici au Québec ça passe comme papa dans maman c’est PôGrâve YôRienlÂ
@Jeff-TVQC
Le pire c’est que cette idée du maire Labeaume selon laquelle c’est trop blanc à Québec, de son propre aveu, vient de sa fille qui lui a dit un jour qu’il manquait de diversité à Québec. On voit que le cours d’éthique religieuse n’affecte pas seulement les enfants; il rejoint les parents par la bande.
Ostie de tarte sa fille..Manquer de diversité.
Trop de diversité ca n’apporte que du trouble et des conflits. Partout en Europe et en occident il ya des problème à cause de cette diversité est-ce que c’est la que nous voulons aller?
Hum,
Vous posez la mauvaise question. La question est plutôt de se demander pourquoi nous demandons à l’école d’enseigner des valeurs à nos enfants. C’est la responsabilité des parents. Moi, je ne me fie pas sur l’école pour m’assurer que les valeurs qui sont importantes pour moi soient transmises à mes enfants.
Une fois ça compris, tout se débat devient peu important.
@ElaineElle
Et si l’école s’efforce à apprendre à vos enfants des valeurs en totale contradiction avec les valeurs que vous voulez lui inculquez ?
Il faut vraiment que l’imposition de ce cours d’éthique et de culture religieuse cesse! Il n’y a que les foux qui ne font jamais d’erreurs! Nous gouvernent-ils ?
Le cours d’ECR est une pure dérive identitaire!
Allez voir:
http://www.ethique-et-culture-religieuse.com
et vous comprendrez !