Archive pour octobre, 2009
Ce qu’on ne savait pas quand on a choisi le système de santé public.
Ce titre pourrait bien être celui d’un article de droite qui révèle les défauts du système de santé public québécois. Pourtant c’est tout le contraire. Je suis de passage aux États-Unis pour une série d’articles sur la télévision américaine, et je suis frappé par la place que peut prendre la santé et les finances reliées à la santé dans la télévision américaine. Je crois qu’au moment où on a choisi le système de santé public, on n’était pas conscients des souffrances que l’on s’épargnait. Quand je repense aux adéquistes, libéraux et autres théoriciens de droite apôtres du privé qui pullulent actuellement au Québec, je me dis qu’un petit voyage au pays de la santé privée leur remettrait peut-être les idées en place.
Des hommes sans jambes qui quêtent dans la rue
Trêve de télévision, ça fait 2 semaines que je suis ici et je sors très peu. Seulement pour aller me chercher à manger, aller au dépanneur, ou aller travailler. J’ai vu sur le bord de la rue un homme dans la soixantaine qui n’avait plus de jambes et qui quêtait de l’argent. Puis j’en ai vu un autre, puis un autre. Puis un autre. En tout en 2 semaines, j’ai vu au moins 5 vieillards amputés des 2 jambes quêter sur les coins de rue. Certains probablement accidentés de la route, d’autres probablement vétérans de qui sait quelle guerre. Mais tous pauvres et tous sans jambes. Assurance nationale pour les accidentés de la route ? No fault ? SAAQ ? Assurance-maladie pour tous ? Non. Ici si l’accident ou la maladie vous tombe dessus, et que vous n’avez pas d’assurances, ça vous met à la rue. Vous pouvez toujours essayer de poursuivre le responsable si vous avez la chance d’avoir été frappé par un riche.
Les nouvelles
Aujourd’hui aux nouvelles, comme à chaque jour, un autre enfant qui ruine ses parents parce qu’il attrape une maladie. Le jeune d’une dizaine d’années attrape la grippe H1N1. Ça l’affecte plus que les autres et il se retrouve aux soins intensifs pendant 1 mois. Une machine à plusieurs milliers de dollars par jour est nécéssaire pour maintenir son coeur et ses poumons fonctionnels. Il est maintenant guéri. La facture : 1.5 millions de dollars. On se dit heureusement qu’il avait des assurances privées! Mais non, il semble qu’une des nombreuses exceptions de ces assurances est qu’elles imposent une limite, à vie, de 1 million ou 1.5 million de dollars en réclamations dépendant des contrats. En gros, c’est la dernière fois que le jeune se fait rembourser des frais de santé. Pour le reste de sa vie, il ne sera plus accepté comme client des compagnies d’assurances.
La publicité
Aux États-Unis, non seulement la souffrance est exposée pendant les reportages télévisés, mais les publicités sont aussi des chemins de croix pendant lesquels on fait la liste exhaustive des souffrances pouvant être associées à une maladie, pour ensuite vous vendre une solution ou demander des dons.
My name is Lisa and I am 45 years old. Last year I had a cancer. Thanks to the Chicago care center for cancer patients, I had the place to stay, support and medications needed to fight this cancer.
On n’hésite pas à montrer des radiographies de la femme avec des tumeurs cancéreuses.
If you’ve been victim of a car accident, you ARE entitled to a reimbursment by the person responsible for the accident. All you need to do is to call GCW.
Les tenants de la droite ne cessent de nous vanter la supposée productivité des systèmes privés par rapport aux systèmes publics. On repassera pour la productivité.
Au Québec : vous perdez un bras dans une accident d’automobile, on vous paye un montant provenant d’une assurance nationale financée par le prix des plaques d’immatriculation.
Aux États-Unis, si vous avez vu une publicité d’assurances de personnes lors d’utilisation d’un véhicule à la télévision, vous vous êtes rendus au bureau d’assurances privées, où vous vous êtes inscrits à l’assurance. Vous avez effectué un paiment chaque mois ou chaque année. Un accident d’automobile arrive. Si vous étiez assuré, vous allez devoir faire une réclamation à votre assureur. S’il a l’occasion de contester, il le fera. Dans le cas où vous n’êtes pas assuré, vous pouvez aussi poursuivre l’autre conducteur pour les dommages. Alors vous engagerez un avocat, ou une firme qui traite les demandes en série, comme celle dont j’ai vu une publicité télévisée qui disait : ‘Vous n’avez qu’à appeler, on s’occupe du reste’. Ces firmes ou avocats iront devant un juge. Le juge devra décider si la preuve est suffisante pour rendre l’autre conducteur responsable. Et peut-être. Peut-être que rendu là, vous allez être dédommagé. Si et seulement si le conducteur poursuivi avait des assurances, ou qu’il a de l’argent.
Je ne sais pas où est-ce que vous voyez de la productivité dans le système privé. Moi je la cherche encore.
le TViste
H1N1: le virus télévisuel
Depuis quelques années, on voit circuler dans les médias québécois des phénomènes viraux. Typiquement, l’épidémiologie de ces phénomènes est toujours très semblable. Une phrase à scandale ou une information circule dans des médias plus ou moins populaires ou dans des milieux autres que la télévision, comme le milieu scientifique. Le virus est en gestation, mais aucun symptôme n’est visible au sein de la population. Le virus télévisuel peut rester ainsi inactif pendant des années; prenez les études sur le quotient intellectuel moyen des groupes ethniques citées par le Doc Mailloux, qui avaient été effectuées en 1993. Prenez le récent scandale sur le tourisme sexuel avec Frédéric Mitterand, dont les activités étaient décrites depuis 2005 dans sa propre autobiographie. Éventuellement, un journaliste ou un animateur se met à tousser : il sort l’information dans une reportage, dans une émission d’affaires publiques ou dans la presse écrite. Étant donné que l’une des sources d’information les plus utilisées par les journalistes sont les journalistes eux-mêmes, la toux se répand soudainement : la nouvelle, mise à jour par un journaliste, est reprise dans tous les autres journaux et les reportages télévisuels. On parle autant de l’évènement original que de la couverture de l’évènement, puis que de la couverture de la couverture de l’évènement. On est dans la spirale pandémique, la description de l’évènement devient un évènement en soi.
C’est la même chose avec cette folie télévisuelle qu’est la grippe H1N1 et la vaccination contre cette grippe. Je n’ai pas l’habitude de faire part de mes expériences personnelles, mais voilà pourquoi j’écris sur le sujet : il y a 1 semaine et demi, j’ai attrapé la grippe H1N1. Méchante grippe, j’ai fait de la fièvre pendant 1 semaine, j’étais complètement paralysé et je restais au lit. Après une semaine et demi, je suis encore sur les halls 24/24. Grosse grippe donc, mais pas plus qu’une autre. Loin de la dangereuse pandémie annoncée depuis des mois à la télévision. Cette supposée pandémie mortelle qui a justifié l’achat de 11.5 millions de doses du vaccin contre le virus, soit 4.5 millions de doses de plus que la population du Québec en entier. Qu’on ne se surprenne pas que les conspirationistes délirent sur la possibilité que tout ça soit organisé par l’industrie pharmaceutique; ils ont réussi à vendre 2 fois plus de vaccins que nécessaires. L’industrie de la construction ne ferait pas mieux. Et le danger réel de ce virus ? Ne cherchez pas d’information objective sur le sujet. Les rumeurs se répandent à travers la classe journalistique comme une grippe porcine au sein d’une porcherie. Les journalistes nous préparent donc un compte des morts. Wow. 100 morts ici, 250 morts là-bas. Bien sûr ces comptes sont toujours en chiffres absolus : pas vraiment intéressant de savoir combien il y a eu de morts si on ne connait pas les conditions de santé des gens, et finalement quel est le pourcentage des gens qui ont eu la grippe qui en sont morts. Est-ce que ce pourcentage est significativement plus élevé qu’avec la grippe saisonnière ? Si ce n’est pas le cas, il n’y a pas de lieu de lancer une campagne de vaccination nationale. Comme on l’apprenait à Tout le monde en parle la semaine passée, tout indique que la grippe est en fait moins grave que celle que l’on voit apparaître chaque année. La page Wikipédia décrivant le virus H1N1 est assez rassurante aussi :
Des virus du sous-type H1N1 sont responsables des pandémies de grippe en 1918 et en 2009 ainsi que d’une partie des grippes pandémiques saisonnières.
En gros, il n’y a rien de spécial dans la vague de grippe de 2009 par rapport aux autres vagues de grippes observées depuis 1918. Ce virus n’est pas un nouveau virus, c’est la bonne vieille modification qui réapparait à chaque année avec quelques changements, et c’est tout. Mais les folies journalistiques et gouvernementales entourant cette grippe ont non seulement un impact sur le porte-feuille de l’état, puisque l’on met en place des moyens extraordinaires pour forcer un vaccin contre une petite grippe dans le bras de tous les québécois, mais elles ont aussi un impact sur la vie quotidienne des gens qui sont les premiers à avoir attrapé la grippe, comme moi. Vous auriez dû voir les gens à qui je parlais sur mon lieu de travail (je suis présentement aux États-Unis et la peur est cultivée encore plus violemment qu’au Québec). C’est comme si je leur annonçais que j’avais l’Ébola et qu’après simplement avoir parlé avec moi ils mourraient dans la semaine. On parle ici d’une grippe normale comme toutes les autres grippes saisonnières, mais on a réussi à rentrer dans la tête des gens par des méthodes journalistiques douteuses et un phénomène d’entraînement qu’il s’agissait là d’une grippe mortelle et qu’il ne fallait surtout pas l’attraper. Or je suis désolé de vous l’apprendre les amis, vous allez attraper la grippe H1N1. Vous allez avoir de la fièvre, vous allez tousser, et vous allez vous en remettre. Comme à chaque année.
Le pire c’est quand j’entends les journalistes nous dire que la grippe A H1N1 de cette année est particulière; qu’elle attaque plus les jeunes en bonne santé. Or quand on a questionné le responsable de la santé publique du Québec à Tout le monde en parle dimanche dernier, il a répondu : ‘Oui c’est vrai la grippe touche des personnes particulièrement jeunes, la moyenne d’âge pour les cas de mortalité est de 53 ans au Québec.’. Bin ça c’est la meilleure. Si 53 ans c’est jeune, moi je dois être un embryon.
Tuer la diversité par l’étiquettage idéologique.
Récemment j’ai écrit un article dans lequel je donne mon avis sur l’immigration. L’article a été reproduit avec permission par TVQC.com. La popularité relative de TVQC.com par rapport à mon blog a fait en sorte que certains sites spécialisés dans la classification d’articles de blogs québécois ont repris l’article, par exemples voyez ici et ici. Jusque là, aucun problème. Tout le contenu de mon blog est sous license Creative Commons, le contenu peut donc être copié et modifié tant que la source originale est citée. Cependant le problème vient quand ces sites décident de nous classer dans des tendances idéologiques selon leurs propres standards. Dans les 2 cas cités, voici comment mon article a été classé :
1er site: immigration opinion droite tv
2e site: immigration, droite, tv
Oui j’ai parlé d’immigration, oui je parle de télévision, oui je fais de l’opinion. Mais je ne suis pas de droite. Et je n’ai jamais exprimé aucun avis de droite. Pour quiconque me connaît, c’est complètement absurde de m’avoir classé dans ‘droite’ puisque je suis un extrémiste de gauche. Je suis un communiste, socialiste, indépendantiste, tout ce que vous voulez. Mais certainement pas quelqu’un de droite. L’incident peut sembler petit; effectivement mon classement sur ces sites est le dernier de mes soucis. Mais ça montre l’état général du débat sur l’immigration au Québec : dès que vous soulevez la possibilité que peut-être qu’on ne fait pas les choses correctement en immigration, que peut-être qu’il faudrait impliquer l’état plus fortement dans l’intégration des immigrants, vous êtes de droite.
Or c’est plutôt ironique, puisque si on revient à la définition de la droite et de la gauche, on sait bien que la droite prône la disparition de l’état alors que la gauche prône l’implication de l’état. Or c’est précisément une position de gauche que j’adoptais dans mon article sur l’immigration en appuyant un effort plus grand de l’état et des citoyens dans l’intégration des immigrants. Cette implication pourrait commencer par exemple par une explication dès l’arrivée au pays des valeurs québécoises. S’il y a une opinion qui soit de droite en immigration, c’est bien celle des extrémistes anti-racistes qui croient que les immigrants doivent être laissés à eux-mêmes sans aucune explication de ce qu’est le Québec. Laisser le libre-marché s’occuper de l’intégration des immigrants, il est là le vrai capitalisme sauvage en immigration.
Le Balloon Boy
Je suis présentement aux États-Unis pour une série d’articles sur la télévision américaine. Je ne connais pas le volume de la couverture médiatique de cette histoire au Québec, mais ici LA grosse histoire de la journée (qui a été couverte 24/24 avec des mises à jours aux 30 minutes), c’est l’histoire du faux Balloon Boy. En gros, un père et une mère d’une famille de 3 enfants dont le plus jeune a 6 ans cherchaient la célébrité. Ils avaient suivi des cours en acting, mais il semble qu’ils n’aient pas réussi à percer dans le domaine. Ils décident donc de créer un gros ballon de style OVNI, de le gonfler à l’hélium pour qu’il s’envole dans le ciel, et ils appellent les médias et la police en prétendant qu’ils pensent que leur enfant est à l’intérieur du ballon. Pendant ce temps l’enfant de 6 ans est caché dans le grenier de la maison et l’ordre lui a été donné de ne pas répondre aux cris de son nom. Finalement on fait descendre le ballon à l’aide d’hélicoptères, pour finalement s’apercevoir que l’enfant n’y était pas, qu’il était dans le grenier. Les parents passent aux diverses émissions de télévision disant qu’ils sont soulagés, qu’ils avaient vraiment cru que l’enfant était dans le ballon. Petit problème, les enfants de 6 ans ne sont pas très agiles avec les mensonges; un proverbe a même été dédié à cet état de fait : La vérité sort de la bouche des enfants. Pendant une entrevue, Larry King demande à l’enfant de 6 ans pourquoi il ne répondait pas aux appels (le père lui avait demandé de répondre qu’il avait peur d’être puni par son père pour une histoire complètement séparée s’étant produite le jour précédent).
L’enfant répond : ‘We did that for the show.’. Trop drôle la réaction du père, écoutez-la ça vaut la peine. La morale de cette histoire: les enfants de 6 ans ne sont pas efficaces pour monter des supercheries
Heureusement!
L’intelligentsia anti-raciste à l’assaut de mon blog.
Jeff de TVQC avait eu des mots très justes et prophétiques comme premier commentaire de mon dernier article :
Attention tu vas passé pour un miiichant miiichant raciss d’extrême droite.
Bien sûr je me doutais bien qu’en soulevant la question de la pertinence de la propagande anti-raciste au Québec dans les reportages et particulièrement à Radio-Canada, et l’effort intellectuellement malhonnête de rééducation et de culpabilisation de la société québécoise face au traitement qu’ils réservent aux immigrants, je m’attirerais les foudres de quelques lecteurs. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’autant de commentaires viennent inonder mon blog. J’étais surpris. 39 commentaires pour certains, c’est le quotidien, mais dans le cas de ce blog, c’est plutôt le nombre de lecteur par jour. C’est après en avoir lu quelques-uns et en regardant les adresses IP que j’ai compris : 36 des commentaires venaient en fait d’une seule et même adresse IP, et donc fort probablement d’une seule et même personne. Je savais que l’intelligentsia anti-raciste était prête à peu près à tout pour nous faire passer son message, mais je ne savais pas que l’usurpation d’identité et la fausse représentation faisaient parti intégrante de leur coffre à outil.
Ils ont commencé la matinée vers 10h00 à envoyer des opinions contre mon article qui portait sur Baklava Blues, un documentaire bâclé sur l’immigration libanaise.
Un supposément dénommé Gabriel Legendre avec l’IP 70.30.249.33 signait :
Je connais bien le réalisateur de Baklava Blues et c’est précisément ce qu’il a tenté de montrer je pense. Que ça n’a pas d’allure. Danic ne pouvait quand même pas faire passer son doc à la télévision d’état en criant aux immigrants d’aller se faire voir s’ils sont pas content. Je pense que vous jugez mal ce documentaire. [...]
Un dénommé Samuel Giguère de Alma avec l’IP 70.30.249.33 de Montréal écrit :
J’ai trouvé le documentaire super bon, de loin meilleur que la plupart des documentaires que j’ai vu. C’est une oeuvre troublante et lucide, choquante.
Puis les insultes envers mon article commencent à se faire sentir à partir des commentaires écrits à 10:30. David Cournoyer, IP 70.30.249.33 écrit :
Vous mettez ce film dans médiocre et Loft Story dans hésitant… Bravo coco. Encore du temps à perdre…
Même que dans certains commentaires, le faussaire se parle à lui-même à l’aide de ses différentes identités. Amira Maalouf, IP 70.30.249.33 écrit :
Monsieur Parent, la bande-annonce que vous avez mis est vraiment magnifique. Où pourrais-je voir ce film en entier je vous prie ? Merci de me répondre. Ça a vraiment l’air très bon. [...]
Si ça se serait arrêté là, je n’en aurais pas fait un plat. Que les anti-racistes utilisent des techniques malhonnêtes comme la dilution de commentaires de blogs pour faire passer des personnalités publiques pour des racistes, ç’aurait été du déjà vu. Mais l’écrivain mystère de l’IP 70.30.249.33 a décidé d’aller plus loin. Il commence à écrire de faux commentaires faisant l’apologie du White Power. White Power, IP 70.30.249.33 écrit :
Fuck les immigrants et ive le québec blancs et libe.
Confirmant ainsi ce que je dis depuis des années: le racisme est tellement inexistant au Québec que les militants anti-racistes doivent eux-mêmes créer le racisme afin de pouvoir par le suite le ‘combattre’. Ça me fait penser à l’affaire Fogiel. Cet animateur de télé française voulant démontrer que les propos de Dieudonné encourageaient le racisme, il avait lui-même demandé à un membre de son équipe technique d’envoyer un SMS à l’émission, SMS qui avait été affiché comme un commentaire venant du public dans son émission. On est devant le même phénomène ici : des gens qui prétendent combattre le racisme mais qui ne voyant pas de manifestation évidente du phénomène qu’ils veulent combattre, le créent de toutes pièces.
Après vers 11 heures, les insultes ont commencé à se faire plus directement. Enfoiré de Tviste, IP 70.30.249.33 écrit :
Joyeuse bande de crétins… Je n’en reviens pas. Pareil torchon de blog devrait être interdit. Tviste, ce n’est pas de la critique, c’est du vomi. Ce que vous dites est complètement gratuit. Ça sent le gros manque de culture, l’ignorance crasse et la jalousie. On voit bien que Tviste aurait aimé faire de la télé et qu’il est trop bête (ou moche).
Enfoiré de Tviste 2, IP 70.30.249.33 écrit :
Et même pas foutu de se révèler… Tu peux bien te cacher derrière un pseudo, petit enfoiré-double.
La personne derrière l’IP 70.30.249.33 a visiblement décidé qu’elle partait en croisade contre ce blogue parce que j’ai osé soulever la question qui, semble-t-il, ne doit pas être soulevée, à savoir : est-ce que les efforts de rééducation anti-raciste de Radio-Canada sont pertinents ? Est-ce que le racisme est un problème réel au Québec ? Est-ce que la présence potentielle de ce problème justifie les demi-vérités, les mensonges, et les reportages bâclés ?
P.S. : Le droit à la vie privé de mes lecteurs est pour moi quelque chose de sacré. Jamais je ne révélerai votre adresse IP pour quelque raison que ce soit, excepté dans des cas exceptionnels comme celui-ci où il y a lieu d’appeler ça de l’abus et de l’usurpation d’identité. Il est aussi important pour moi de dénoncer cette adresse IP car d’autres blogueurs pourraient tomber dans le panneau et croire que la personne derrière cet IP correspond réellement à une trentaine de personnes. Cet évènement soulève de grosses questions quant à la grogne Internet. Dans plusieurs cas ces dernières années, les médias ont parlé de ‘grogne populaire’, et c’était souvent basé sur le nombre de commentaires écrits sur les blogues ou dans leur boîte courriel. Si des personnes telles que celle derrière l’IP 70.30.249.33 continuent d’utiliser leurs techniques malhonnêtes pour monter en mousse de la fausse contestation, on est en droit de se demander si des évènements complètement étranges comme la supposée contestation anti-Bye Bye 2008 n’ont pas été montés en épingle par des groupuscules extrémistes.
Autre P.S. : Les commentaires effectués par Jeff-TVQC, Léon Dompierre et Cassandre Harvey étaient véridiques et ne venaient pas de cet IP.
le TViste
Baklava Blues: l’immigration rentrée dans la gorge, encore.
Je vis à Montréal et plusieurs des amis que j’ai connus durant mes études et à mon travail sont des immigrants. Je n’ai rien contre les immigrants, ni contre l’immigration. Je n’ai pas d’avis là-dessus. Par contre, ce qui me dégoûte au plus haut point, ce sont les efforts de rééducation par un certain groupe de bien-pensants du domaine de la télévision. La rééducation, c’est comme la désinformation, mais avec de bonnes intentions en plus. C’est-à-dire que l’on utilise consciemment des semi-vérités ou des mensonges tout en se convaincant que puisque c’est pour la bonne cause, on ne nous en tiendra pas rigueur. Depuis maintenant plusieurs années, à Radio-Canada surtout et à d’autres chaînes dans une certaine mesure, on nous inonde de reportages tous plus insignifiants les uns que les autres sur la vie des immigrants au Canada. Les grandes chaînes ont décidé sans consultation que leur mission sociale et poétique, c’était de rééduquer la population du Québec quant aux immigrants. Dans ces reportages, les experts ne cessent de nous répéter que l’immigration est essentielle au Canada, que nous nous devons d’accueillir des gens si nous voulons conserver notre niveau de vie. L’experte du documentaire de ce soir, Baklava Blues, va même jusqu’à dire que nous n’avons pas les moyens d’imposer nos conditions aux immigrants. Woh minute. J’ai comme l’impression qu’on est en train de me rentrer un 2 par 4 dans le cul et qu’on ne m’a pas demandé la permission. Premièrement, oui on peut imposer nos conditions aux immigrants. Quand on devient citoyen, la moindre des choses c’est d’accepter la constitution et les mœurs du pays d’accueil. Deuxièmement, j’aimerais bien qu’on m’indique quelles sont les études scientifiques qui démontrent que l’immigration est la seule et unique solution au déclin démographique, tel qu’il est suggéré par les pseudo-experts dans ces documentaires. Est-ce que c’est vraiment impossible de faire un programme qui encourage la natalité, comme en France ? Est-ce qu’une augmentation des bonus pour les nouveaux parents ne pourrait pas aider ? Ces questions, on ne les abordera jamais, parce que la mission de ces émissions est écrite d’avance : rentrer dans la tête du québécois moyen que l’immigration c’est bon, peu importe le nombre, peu importe la provenance, peu importe les mœurs des gens qui arrivent.
»Moi ma famille est multi-culturelle on a un gendre noir, un autre arabe » pouvait-on entendre dans un de ces docu-reportages bidons dernièrement sur RDI. »Moi dans ma famille on est tous blanc blanc québécois québécois » entendait-on en boucle dans une annonce diffusée depuis 6 mois. Ces reportages sont pensés et conçus dans un seul but : présenter le québécois comme étant insuffisant en soi. On nous fait sentir qu’une famille de blancs, c’est bien, mais qu’avec de la diversité, c’est mieux. Or la diversité ce n’est pas toujours mieux. Je m’excuse, mais il y a des diversités dont je ne veux pas. La diversité de l’obligation du port du voile, je n’en veux pas. La diversité de la charia, m’intéresse pas. La diversité de l’envahissement du domaine public par la religion, nop. Mais ça n’allez surtout pas le dire dans le documentaire, l’intelligentsia anti-raciste québécoise vous accusera tout de suite de ne pas être ouvert, de ne pas accepter l’Autre. Ainsi chacun des docu-reportages produits doit offrir un appui aveugle à l’immigration et souligner avec beaucoup de force à quel point l’immigration est importante pour le Québec. C’est le même modèle qui avait été appliqué en U.R.S.S. où il était interdit qu’une œuvre critique ou aille à l’encontre de la grande nation. Avec comme seule différence qu’ici le discours est imposé non pas par une bande de mafiosos dirigée par un chef de nation intransigeant, mais plutôt par une escouade de producteurs et de sociologues qui ont fait de la propagande pour l’immigration à tout rompre leur mission personnelle.
Baklava Blues est dans la même tendance que ces autres torchons écrits sur des coins de table. Le narrateur commence le documentaire en nous expliquant la raison de ce film. Il nous explique que lorsqu’il était jeune, il était fier de voir que le Canada était un pays d’accueil pour pleins d’immigrants. Mais qu’il a été choqué lorsqu’il a appris qu’un immigrant libanais sur 6 retournait au Liban. Pourquoi ne choisissent-ils pas de rester demande-t-il ? Quand on construit un documentaire sur une base aussi ridicule, faut pas s’attendre à une grande œuvre. Pas besoin d’un expert pour comprendre que les êtres humains ne sont pas des robots se dirigeant vers les niveaux de vie plus élevés; la plupart des gens, s’ils en ont l’occasion, préfèrent leurs terres natales à un pays étranger, aussi plus meilleur soit-il. Malgré la piètre qualité de l’œuvre, on peut lui donner un point, elle répond très bien à la question de départ. La raison pour laquelle 1 immigrant libanais sur 6 retourne au Liban (j’imagine que les fraudeurs de l’assurance-maladies ne sont pas inclus dans cette statistique), elle est énoncée très clairement par une jeune libanaise qui est interrogée :
Moi en tout cas c’est sûr que je ne veux pas revenir au Canada. Pour que ça arrive il faudrait qu’il arrive quelque chose d’extrêmement grave, genre que je serais marié, j’aurais des enfants, et qu’il n’y aurait plus de nourriture et que la survie de ma famille en dépende.
Donc, les illuminés qui font l’apologie aveugle de l’immigration en nous disant que c’est donc merveilleux des gens qui viennent d’ailleurs et qui adoptent les valeurs canadiennes et la fierté d’être canadiens, faudrait peut-être modérer vos transports. Parce que ce que j’ai vu dans ce reportage, ce sont des êtres humains qui quittent leur pays parce qu’ils veulent manger mieux et ne pas se faire bombarder des missiles pendant le souper, et qui désirent y retourner dès qu’ils ont l’estomac plein. Si vous vous attendiez à former des bons petits canadiens qui auraient diffusé l’unifolié à travers le monde, c’est plutôt raté. D’ailleurs des 5 autres sur 6 qui restent, combien retourneraient au Liban demain matin si ils avaient la certitude de bien vivre là-bas ?
le TViste
Roman Polanski, Pédophilie et art, Europe vs Amérique
La récente histoire judiciaire avec Roman Polanski m’a rappelé un extrait de la télé française que j’avais écouté il y a quelques années. L’extrait nous montre à quel point la vision de la pédophilie peut être différente en Europe qu’en Amérique. C’est aussi sur le thème de cette différence que portait un récent papier par Stéphane Baillargeon dans Le Devoir. Le journaliste y fait une liste assez exhaustive des différentes réactions des politiciens en Europe qui sont en contraste total avec les réactions des éditorialistes américains.
L’extrait vient d’une émission qui s’appelle On n’est pas couchés, il s’agit de l’émission du dimanche en France, qui remplaça Tout le monde en parle. Les invités sont généralement des politiciens, des artistes, des auteurs, qui viennent défendre leurs œuvres devant les critiques de l’émission : Éric Zemmour, Éric Nauleau, et Michel Polac (qui est maintenant décédé). Voici l’extrait :
En gros, Michel Polac, qui est critique dans cette émission, commence par critiquer le livre de l’invitée Daniela Lumbroso. Il dit ensuite se sentir obligé de déclarer ce qui le lit à l’invitée, une histoire s’étant passée il y a quelques années alors que Michel Polac publiait son journal. Dans celui-ci, il était écrit que Michel Polac s’était déjà masturbé sur un jeune homme de 10 ou 11 ans alors qu’il en avait 40 :
Oui, j’ai vécu cela à 14 ans avec I. J’ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu’en frôlant son ventre nu avec mon ventre. (…) De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l’avais pris pour un tapin : et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré, fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins, et qui m’a si étrangement provoqué jusqu’à se coucher nu dans ma chambre d’hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j’ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j’ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s’il s’attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait, tout en étant capable de préciser ce qu’il savait ou voulait.
Or dans le vidéo, quelle est la défense de Michel Polac ? Il dit tout d’abord que l’invitée est une conne glacée, qu’elle ne sait pas lire, qu’elle est de mauvaise foi, qu’elle est une nunuche, qu’elle s’est attardée à 10 lignes plutôt qu’au livre en entier. Tout ça ne constitue pas une défense terrible. Si l’acte a été fait, il a été fait, peu importe l’importance en proportion dans son journal. Quand Michel Polac affirme qu’elle ment sur l’extrait, l’invitée dit : ‘Mais si, vous allez le retrouver.’ et Laurent Ruquier, l’animateur, lance une blague : ‘Retrouver le petit garçon, peut-être pas!’. Et quelle a été la réaction des français à la révélation de cette information sur Michel Polac ?
J’ai demandé à mon ami français. Ça n’a pas scandalisé les gens de savoir ça ? Il a pu garder son poste ? J’ai soulevé l’exemple de Gilles Proulx, ici, qui avait été congédié parce qu’il avait soulevé la possibilité une fois qu’une victime de viol l’avait cherché. Mon ami français m’a répondu ceci : ‘Tu sais, c’est Michel Polac, et puis il était vieux alors on allait quand même pas se lancer dans une chasse à la sorcière, personne ne voulait s’en prendre à lui de toute façon et c’est normal.’
On est pas loin de l’argumentaire des défendeurs de Roman Polanski comme Christian Mistral. Ces gens ne cessent de nous rappeler que les évènements se sont passés il y a 30 ans. Ils ne cessent de victimiser le criminel. Ils nous rappellent dans chacun de leurs argumentaires que Roman Polanski était un grand homme qui allait chercher son Prix, pire encore, ils traitent les gens qui sont pour l’application de la justice d’incultes ou, disent-ils, nous sommes confus (écouter à partir de 15:00).
Tout ça s’ajoute aux auteurs européens tels que Frédéric Mitterand (aussi ministre de la culture) qui décrit sa participation au tourisme sexuel avec de »jeunes garçons » : son gouvernement le supporte, les »jeunes garçons » en question étaient tous majeurs disent-ils.
Est-ce faire un amalgame que de parler de tout ces évènements tel que le suggère Frédéric Beigbeder ? Je ne crois pas. Si les artistes et auteurs européens ne veulent pas être associés à ces actes de pédophilie, ils devraient simplement prendre position contre les pédophiles, sans laisser de doute. C’est ce que plusieurs artistes québécois avaient fait suite à l’annonce que Guy Cloutier était pédophile. Ils se sont dissociés publiquement, et aujourd’hui on ne se souvient même plus qu’ils avaient déjà été amis. En prenant la défense d’accusés dans des histoires judiciaires en cours, les artistes qui prennent position publiquement risquent de laisser croire au public qu’ils ne considèrent pas la pédophilie comme un crime grave. Qu’ils cessent de nous accuser de faire des amalgames et d’être confus quand c’est eux-mêmes qui amplifient cette confusion.
Celui qui est confus si vous voulez mon avis, c’est Christian Mistral quand il fait l’apologie du bon vieux temps dans cet extrait (18:30). Il y a 25 ans, dit-il, c’était une autre époque. Le crime commis par Roman Polanski n’était pas vu comme aussi grave à l’époque et il ne faut pas juger un vieux crime avec les critères d’aujourd’hui. Wow. On en vient presque à espérer que le Doc Mailloux revienne nous crier après à la radio qu’il reste un fond d’appui latent aux pédophiles au Québec.
le TViste
Christian Mistral: un écrivain raté qui s’acharne sur les lecteurs de son blog.
Christian Mistral est l’écrivain (si votre définition d’écrivain se limite à quelqu’un qui écrit des livres) qui s’était ridiculisé en 2008 à Tout le monde en parle. Pour ceux qui ont la mémoire courte, voici des extraits :
http://www.youtube.com/watch?v=8ou8Tf3S5Hk
http://www.youtube.com/watch?v=9JqCNdYj5eg
Dès l’entrevue, on comprenait bien que l’homme n’acceptait pas l’opposition. Alors qu’il venait de divaguer sur certaines questions qu’il n’aurait pas voulu posées par Guy A. Lepage, la journaliste présente à l’émission lui demandait : quelles sont ces questions que vous ne voulez pas qu’il pose ? Il lui répondait avec violence ‘on a pas élevé les cochons ensemble à ce que je sache’, lui demandant de ne pas continuer à le questionner sur ces secrets qu’il prétendait lui-même cacher. Ensuite, il disait qu’il avait au moins une quinzaine de secrets qu’il ne voulait pas révéler. Ce qu’il y a de plus drôle, c’est qu’il avait déjà parlé à la journaliste au début de l’entrevue et ses questions ne semblaient pas le déranger. C’est seulement quand elle s’est mise à le questionner sérieusement qu’il a répondu avec violence. On apprenait aussi lors de cette entrevue qu’il avait été condamné 4 fois entre 1994 et 1996 pour des actes violents envers une femme. ‘Êtes-vous sûr que c’était 4, je croyais que c’était 3′, disait-il nonchallament. Plus tard dans l’entrevue, il comparait Éric Lapointe à une vidange (après quoi il s’excusait en disant qu’il voulait faire une blague avec ‘vie d’ange’).
Or les instincts de censeur du Mistral ne ressortent pas seulement lorsqu’il est contrarié à la télévision, il semble que sur le Net ce soit la même chose. Son blog est depuis quelques temps sous surveillance par Blogger, le service de blogs gratuits de Google, si bien qu’il est impossible d’accéder au blog sans visionner un avertissement qui nous apprend que plusieurs plaintes indiquent que le site contient des propos offensants, et qu’en y accédant nous comprenons bien que ces propos ne sont pas endossés par Blogger. Personnellement, c’est la première fois que je vois Blogger aller aussi loin. Mais ce n’est pas tout : le Mistral se donne le droit de censurer les messages qui vont contre sa propre opinion. Ainsi, lorsque l’on écrit un commentaire sur ce blog, on doit attendre quelques jours afin que le Mistral prenne le temps de les lire, et qu’il décide soit de les jeter aux poubelles, dans les cas où il est contrarié, soit de le publier dans les cas où les propos vont dans le sens qu’il veut bien. Dans un article récent, il offrait son support à Roman Polanski en laissant croire que la pédophilie n’était pas un crime grave, surtout quand ça fait des années et que le juge impliqué dans la décision est un gros méchant. Et encore plus quand le criminel est un Artiste. Certains détails sur l’histoire Polanski n’étaient pas vraiment exposés dans l’article; entre autres le fait que Roman Polanski a lui-même plaidé coupable pour ces crimes avant de fuir la justice. J’ai donc cru bon écrire un premier commentaire pour indiquer mon désaccord avec cet appui :
Vous vous rabaissez en soutenant ainsi aveuglément quelqu’un qui est suspecté d’un crime grave. Il suffit de laisser le procès se dérouler normalement, et s’il est trouvé coupable, la dernière chose à faire serait de justifier ces crimes par son statu.
L’écrivain répond par un brouillon rempli de métaphores plus ou moins pertinentes :
Fascinant. Votre commentaire est irréprochable, en phase parfaite avec à peu près tous les autres qu’on peut lire à peu près partout en blogosphère occidentale, rédigés en langues romanes, saxonnes ou scandinaves, depuis le refus obtus de s’informer des faits jusqu’à l’impératif pleutre paraphe pseudonymisé que pissous et poltrons de tous poils préfèrent à leurs propres patronymes.
Mais vous vous distinguez du troupeau pavlovien de perroquets parlants dont les pets répétés passent pour libre-pensée: en effet, vous êtes le premier à prétendre en plus que moi, MOI je prendrais position aveuglément!
Pauvre Polanski, pris en pleine hystérie de potences, prisons perpétuelles, pendaisons publiques et autres punitions populaires. Doit s’ennuyer de la Pologne éviscérée. Doit réaliser qu’en vérité le fascisme a gagné…
Le Mistral pense au pauvre Polanski plutôt qu’à la pauvre victime. Une sorte de solidarité syndicale entre ex-criminels j’imagine. J’ai répondu de manière très polie à son commentaire impertinent en expliquant plus clairement mon point de vue et j’ai attendu. 1 jour. 2 jours. Finalement d’autres commentaires publiés plus tard que le mien ont commencé à apparaître sur le site. J’ai compris que je venais d’être victime de censure. Par un écrivain. Plutôt paradoxal. Je ne publierai pas le commentaire censuré ici puisque je n’avais pas gardé de copie de sauvegarde (je suis naif, j’ai tendance à croire qu’on ne peut être censuré en 2009 au Québec). En gros, j’expliquais qu’il fallait laisser le système de justice analyser la question et que c’est l’essence même de la justice que de s’appliquer de manière égale à tout le monde.
Jusque là j’avais accumulé assez envers cet homme pour en parler brièvement dans un article, mais ce soir il a dépassé les bornes. Dans un article récent d’analyse politique bidon dans lequel il prétend que Denis Coderre deviendra premier ministre du Québec et fera l’indépendance du Québec, Noisette Sociale a fait un commentaire, rien de méchant :
Je crois moi aussi que si l’indépendance arrive un jour, elle arrivera probablement de la manière dont on s’en attend le moins… Par contre, je ne nous souhaite pas Denis Coderre comme premier ministre du Québec. Je n’en voudrais pas non plus comme maire, ni même comme commissaire scolaire.
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Et le Mistral de répondre :
Les dix derniers premiers ministres, t’en aurais pas voulu non plus, pas pu les imaginer, les concevoir, les absorber, anyway farme donc ta yeule pis réfléchis pis après viens parler.
Beaucoup de classe cet écrivain. Au fond c’est peut-être Renart l’éveillé qui a trouvé le commentaire le plus pertinent face à toute cette violence :
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le TViste
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