Archive pour octobre, 2008
Pierre Morency … LOL.
Je ne sais pas ce qui s’est passé au Québec et ailleurs entre 1950 et l’an 2000, mais un bug est arrivé et a fait apparaître par dizaines des conférenciers, bullshiteurs, vendeurs de cochoneries, motivateurs, détenteurs du Secret et autres illuminés qui veulent nous enseigner à être heureux. Leur présence serait tolérable, ne serait-ce que comme attraction, si leur nombre n’indiquerait pas qu’il y a effectivement une demande pour ces gens dans la population, et c’est là que ça devient inquiétant.
Pierre Morency est le dernier spécimen observé, il y a 2 jours, à l’émission Monsieur Showbiz, le Rendez-vous de Marie-Claude des pauvres. Son entrevue est disponible ici.
On va commencer par la présentation qui est faite de lui, ou qu’il fait de lui-même sur son site Internet :
Pierre Morency est un explorateur et un chercheur diplômé en génie physique qui raconte, par le biais de la physique quantique et de son personnage ‘Le Physicien Aventurier,’ sa passion pour les lois universelles menant au succès.
Je commence à en avoir assez des gens qui utilisent l’image de la science pour se donner un standing. Écoutez, vous pouvez avoir obtenu un baccalauréat en génie physique, et peut-être même une maîtrise et un doctorat, mais il y a un certain nombre de conneries que l’on peut dire dans la vie au-dessus duquel on ne mérite plus de se faire appeler physicien quantique.
On continue…
Diplômé en génie physique, gagnant du prix Prince de Galles, membre des anciens des Mensa, boursier de CRSNG pour études avancées, il nous propose le fruit de ses recherches pour concilier le travail, la famille, créer sa propre vie, vivre dans l’abondance, être heureux et se sentir libre: n’est-ce pas ce dont nous rêvons tous?
Bon, le prix Prince de Galles, je ne sais pas c’est quoi, mais je peux vous dire que ce n’est pas assez important pour se retrouver dans les 5 premières pages de résultats Google (J’ai vu 5 liens de vente de panthalons thailandais de la marque Prince de Galles). Pour ce qui est de Mensa, j’espère que plus personne ne considère qu’il s’agit là de l’élite intellectuelle. Pour ce qui est de la bourse du CRSNG, félicitations, il s’agit d’un très bon organisme qui finance les études supérieures à la maîtrise et au doctorat. Il finance environs la moitié des demandes reçues (plusieurs centaines d’étudiants canadiens chaque année).
Mais c’est la fin qui dérape complètement :
, il nous propose le fruit de ses recherches pour concilier le travail, la famille, créer sa propre vie, vivre dans l’abondance, être heureux et se sentir libre: n’est-ce pas ce dont nous rêvons tous?
Et là on vient de quitter le monde du réel et de la science, et on est devant une espèce de plus en plus facile à reconnaître : le conférencier.
Ils ont leurs constantes les conférenciers. D’abord ils vous diront que 90-99% des gens sont malheureux. La page Amazon.ca qui offre son livre Demandez vous recevrez nous dit que 0.9% des gens meurent heureux. Ça semble tellement plus sérieux lorsqu’on ajoute une virgule. Imaginez qu’il aurait dit 1%, ça aurait eu l’air d’une approximation. Avec 0.9%, on sent vraiment qu’il y a une étude sérieuse qui a été faite. Remarquez, comment voulez-vous faire une étude qui mesurerait le bonheur des gens avant leur mort, il faudrait effectuer un sondage sur les lits d’hôpitaux ?
Ensuite ils vous diront qu’ils ont trouvé, sous une forme ou sous une autre, une sorte de secret, qui est relativement facile à enseigner, et qui s’apprend disons en 3 rencontres faciles de 29,99$ :
Voulant faire profiter les individus de ses découvertes sur les lois du succès, Pierre nous a offert le Best-Seller « Demandez et vous Recevrez » qui lui permet de partager avec le public son expérience et les résultats de ses longues années de recherche.
Remarquez le champs lexical : découvertes, loi du succès. On tente encore de s’approprier la science.
Ensuite ils vous diront que le succès est atteignable. Ils tenteront généralement de ratisser très large pour leur définition du succès afin d’être surs d’attraper tous les désespérés de la société : énergie, travail, performance, ventes, sexe, bonheur, productivité, REER, enfants. Peu importe vos soucis, ils seront réglés si vous apprenez le Secret.
Mais le régal, c’est lorsqu’ils nous renseignent sur la démarche intellectuelle derrière leurs conclusions. Voici en gros la démarche qui est expliquée dans son entrevue :
1. Je postule que Dieu existe.
2. Selon les écrits, s’il existe, il serait partout et aurait tout et saurait tout.
3. Ça doit être plate rare.
4. Donc Dieu s’emmerde.
5. Et si Dieu est comme les humains, lorsqu’ils s’ennuient, ils se suicident.
6. On a des écrits religieux qui disent que ce que l’on demande en prière on le recevra.
7. On vit sur terre pour atteindre le paradis, comme une chasse au trésor.
8. Dieu s’ennuyant, il a décidé de se créer un fils.
9. Imaginez un film où tout va bien; ça srait plate.
10. Nous sommes peut-être les héros du film que dieu regarde, et il nous faut des épreuves.
11. Et le livre a découlé de ça.
Le tout est caché à l’intérieur d’une démarche qui pourrait sembler scientifique pour la personne vulnérable, mais le contenu n’est que divagations. Si vous êtes vendeur et que vous croyez que ces conférences vont vous aider à vendre, rendez vous service et allez vous louer un bon film.
Autres bizarreries :
Pierre Morency semble aussi avoir une passion pour l’achat de noms de domaine.
www.pierremorency.com, on s’y attend.
www.morencymarketing.com. Bon, ok.
www.timmymorency.com. Hum.
www.charliemorency.com. Rendu là.
www.vpmarketingvirtuel.com. Bon au moins celui-là sert à vendre une version spécialisée du système MarkeVENTE qui permet d’augmenter vos ventes. De 10 %, 25 %, 50 % et même 500 %!
Il y a même une annonce de conférence sur le site de la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain. Toujours rassurant de savoir que quand j’achète une automobile à Montréal, mon vendeur a été stimulé par nul autre qu’un physicien quantique (!).
Je termine avec une citation du livre : ‘Dieu a caché l’indice suprême dans la marde’. Ça tombe bien on est en plein dedans.
le TViste
3e anniversaire du passage de Doc Mailloux à Tout le monde en parle: Autopsie d’une crise télévisuelle.
La plupart du temps, je vous offre des commentaires et réactions à chaud sur l’actualité télévisuelle québécoise. Dans ce premier d’une série d’articles, je vous présente plutôt une rétrospective d’un évènement télévisuel qui a marqué l’histoire de la télévision québécoise en l’analysant plus en profondeur que ce qu’un premier regard aurait permis de faire. Pour le public qui vient de France ou d’autres pays européens et qui pourrait tomber sur cet article, notez que le terme ‘race’ dans cet article est utilisé au sens nord-américain du mot, c’est-à-dire qu’il ne contient aucune signification péjorative. Il est bien expliqué sur cette page Wikipédia que l’utilisation du terme race est considérée comme péjorative et désuète en France, mais qu’aux États-Unis et au Canada, il s’agit d’un terme couramment utilisé et il ne me pose aucun problème, puisqu’il permet de reconnaître les différences génétiques qui existent effectivement entre les hommes de différentes régions du globe.
Le 25 septembre dernier, c’était le 3e anniversaire du passage du Doc Mailloux à Tout le monde en parle. Le Doc Mailloux tenait alors des propos qui furent contestés sur le plateau même de l’émission, et la diffusion a été suivie du congédiement du Doc Mailloux à TQS, et d’une sorte de flagellation publique sur plusieurs émissions, dont le Tout le monde en parle de la semaine suivante, dans laquelle Philippe Fehmiu dénonçait les théories du Doc Mailloux. Le Doc Mailloux répondait à une question de Guy A. Lepage concernant des propos qu’il avait tenus dans une autre entrevue dans laquelle il affirmait que les noirs d’Amérique sont désavantagés au niveau intellectuel par rapport aux blancs. Il a aussi affirmé que ce désavantage devait être causé essentiellement par la sélection naturelle qui aurait eue lieu pendant l’esclavage, les maîtres d’esclaves favorisant la survie des esclaves les plus soumis intellectuellement et les plus forts physiquement. Devant les questions des invités de l’émission, il disait avoir vu des études qui lui avait été remises par des gens de l’Université de Montréal, mais qu’il ne pouvait malheureusement pas les citer car il ne se souvenait pas du nom exact des auteurs. Quel était le sérieux des études citées ? Quel est le niveau d’acceptation de ces études dans la communauté scientifique ? Qui a produit ces études ? Les invités et les gens des médias ont-ils été trop sévères envers le Doc Mailloux ou est-ce lui qui est allé trop loin ? Je tenterai de vous donner le plus d’informations permettant de répondre à ces questions. Au cas où c’est ce qui vous intéresserait, je vous dis à l’avance que je ne prendrai pas une position personnelle au niveau de la question scientifique au centre de ce débat, je veux seulement vous donner toutes les informations nécessaires à la compréhension de cette crise.
L’origine.
Il est important de noter avant de s’embarquer dans cette histoire que le débat à savoir si les noirs sont désavantagés intellectuellement avait eu lieu aux États-Unis 11 ans avant l’émission Tout le monde en parle québécoise, c’est-à-dire en 1994. Deux auteurs étaient au centre de cette controverse : Richard J. Herrnstein, un psychologue de l’Université Harvard, et Charles Murray, un penseur et politologue de droite. Ces deux auteurs ont publié en 1994 un best-seller appelé The Bell Curve: Intelligence and Class Structure in American Life. Le livre visait à établir les liens entre les conditions socio-économiques des individus et leur intelligence. Le nom Bell Curve fait référence à la courbe en forme de cloche qui est illustrée en première page du livre. Cette courbe est bien connue des spécialistes de la statistique et illustre comment sont distribués plusieurs comportements/caractéristiques des humains, des animaux, ou de tout pleins de phénomènes naturels : la plupart se situent proche de la moyenne (au milieu, la courbe est très haute, en rose), il y a très peu de gens à l’extrémité droite (en jaune), et il y a très peu de gens à l’extrémité gauche (turquoise). Dans le cas de l’intelligence, la région turquoise correspondrait aux gens peu intelligents, la région rose correspondrait à la plupart des gens (Q.I. autour de 100) et la région jaune correspondraient aux gens très très intelligents (Q.I. en haut de 130).
Ce livre abordait le sujet de l’intelligence humaine d’une façon plutôt originale par rapport à ce qui avait été fait auparavant. Remarquez qu’un des deux auteurs est un politicologue, alors qu’un autre est psychologue. Cette dualité a eu un impact sur les conclusions de ce livre. La conclusion principale du livre est que l’intelligence (le Q.I., quotient intellectuel) est directement liée à (lire est la cause de) plusieurs aspects de la vie tels que le revenu, la performance au travail, les grossesses non-désirées et la criminalité, et que la simple mesure du Q.I. permet de mieux prédire ces aspects de la vie que d’autres facteurs qui étaient classiquement utilisés, comme le status socio-économique. De plus, le livre conclut que l’élite intellectuelle est en train de se séparer du reste de la population et que les gens intelligents se reproduisent entre eux, les femmes et hommes intelligent(e)s ayant une préférence pour un partenaire aussi intelligent qu’eux, ce qui est dénoncé par les auteurs comme une tendance dangereuse. Les chapitres 13 et 14 du livre sont les plus controversés puisqu’ils posent la question spécifique de la différence des Q.I. entre les races. Entre autres conclusions, le livre appuie du bout des lèvres la thèse que les différences raciales de l’intelligence sont dues à la génétique :
It seems highly likely to us that both genes and the environment have something to with racial differences. (chapitre 13)
Cependant notez que les auteurs sont plus modérés dans l’introduction du chapitre :
The debate about whether and how much genes and environment have to do with ethnic differences remains unresolved.
Pour une révision complète du débat sur les différences de l’intelligence selon la race, consultez cette page, qui montre une bonne représentation des différents arguments qui appuient ou rejettent l’existence de cette différence.
Les faits et les articles cités par les auteurs du livre ont été sujets à la controverse et à la contestation par la communauté scientifique. Mais ce qui attire le plus l’attention et la controverse, ce sont les conclusions qui sont tirées par les auteurs. Ils ont d’ailleurs souvent été accusés par les scientifiques qu’ils citaient d’avoir mal interprété et d’avoir même consciemment tordu leurs analyses pour en arriver à des conclusions politiques qui n’avaient jamais été le but des scientifiques à l’origine de certains travaux cités. Un bon exemple de conclusion plutôt tordue se trouve à la page 548, où les auteurs dénoncent le fait que les politiques gouvernementales qui aident les femmes à avoir des enfants sont généralement biaisées pour encourager spécifiquement les femmes à Q.I. faible (par exemple les femmes les plus pauvres) plutôt que les femmes à Q.I. élevé. Ils disent même que si on mettait autant d’efforts à encourager les femmes à Q.I. élevé d’avoir des enfants qu’on le fait actuellement avec les femmes à Q.I. faible, que l’on serait certainement accusé de manipulation agressive de la fertilité :
We can imagine no recommendation for using the government to manipulate fertility that does not have dangers. But this highlights the problem: The United States already has policies that inadvertently social-engineer who has babies, and it is encouraging the wrong women. If the United States did as much to encourage high-IQ women to have babies as it now does to encourage low-IQ women, it would rightly be described as engaging in aggressive manipulation of fertility. The technically precise description of America’s fertility policy is that it subsidizes births among poor women, who are also disproportionately at the low end of the intelligence distribution. We urge generally that these policies, represented by the extensive network of cash and services for low-income women who have babies, be ended.
C’est pour vous montrer le genre de théories qui sont défendues dans ce livre. On peut être d’accord ou pas, mais on doit s’attendre à un livre qui provoque. Ceci étant dit le livre a eut des tonnes de critiques et des appuis aussi, que vous pouvez consulter ici. Clairement, les conclusions spécifiquement politiques du livre, comme celle que je viens de présenter, ne sont pas supportées par la majorité de la communauté scientifique. Il faut dire que l’auteur Charles Murray est un employé d’un think tank de droite, le American Enterprise Institute, il ne faut donc pas se surprendre que les conclusions favorisent la désintégration de services sociaux offerts par le gouvernement, aussi basics soient-ils. Malheureusement, l’auteur psychologue Richard J. Herrnstein est mort avant même la publication finale du livre, ce qui fait qu’il n’a pu répondre à aucune critique, laissant Charles Murray comme seul défenseur des thèses du livre, une tâche assez difficile pour un politicologue qui avait à la base très peu de connaissances sur la psychologie et l’évaluation de l’intelligence.
Le consensus scientifique
Une sorte de correctif a été publié par 52 gros noms de la psychologie et de l’intelligence. Ces chercheurs ont voulu publier une liste de faits sur lesquels ils croyaient que la science (en 1994) s’entendait, sans se lancer dans des analyses théoriques et politiques comme le faisaient les auteurs de The Bell Curve. La déclaration s’appelle Mainstream Science on Intelligence, et a été publiée en 1994, tout de suite après The Bell Curve. La version dont je vous ai donné la référence est une republication faite en 1997 et qui contient un ajout de l’auteur principal qui raconte comment s’est écrit cette rectification. Cette rectification, signée par 52 éminents chercheurs du domaine de la psychologie, ne répète pas les erreurs de The Bell Curve et ne se lance pas dans les théories possibles qui pourraient expliquer, par exemple, pourquoi la moyenne des Q.I. de sujets afro-américains semble être plus basse que la moyenne des Q.I. blancs. De leurs 25 affirmations, ce sont les numéros 19 à 24 qui concernent les différences raciales de l’intelligence. Voici un extrait :
22. There is no definitive answer to why IQ bell curves differ across racial-ethnic groups. The reasons for these IQ differences between groups may be markedly different from the reasons for why individuals differ among themselves within any particular group (whites or blacks or Asians). In fact, it is wrong to assume, as many do, that the reason why some individuals in a population have high IQs but others have low IQs must be the same reason why some populations contain more such high (or low) IQ individuals than others. Most experts believe that environment is important in pushing the bell curves apart, but that genetics could be involved too.
23. Racial-ethnic differences are somewhat smaller but still substantial for individuals from the same socioeconomic backgrounds. To illustrate, black students from prosperous families tend to score higher in IQ than blacks from poor families, but they score no higher, on average, than whites from poor families.
24. Almost all Americans who identify themselves as black have white ancestors the white admixture is about 20%, on average- and many self- designated whites, Hispanics, and others likewise have mixed ancestry. Because research on intelligence relies on self-classification into distinct racial categories, as does most other social-science research, its findings likewise relate to some
unclear mixture of social and biological distinctions among groups (no one claims otherwise).
Cette prise de position, même si elle appuie les résultats de bases cités dans The Bell Curve, est un peu plus modérée que celle du livre: on affirme qu’il y a effectivement une différence dans le Q.I. calculé pour les différentes races, mais on avoue que la science ne peut prétendre connaître les raisons de ces différences. Il n’est pas affirmé si ces différences sont dus à des différences génétiques, des différences de la condition socio-économique, du revenu moyen, etc… Il y a même de la place pour la possibilité que les tests de Q.I. favorisent certaines cultures, comme celle des blancs américains, ce qui ferait en sorte que nos mesures du Q.I. sont toutes biaisées.
Quel est le niveau d’acceptation de ces 25 déclarations en 1994 ? L’auteur de ces déclarations a invité 131 des plus grands noms de la psychologie et de l’intelligence à signer le manuscrit. Il a reçu 100 réponses, dont 52 positives (il faut dire que les 31 qui n’ont pas répondu avaient très peu de temps : 1 semaine avait été accordée pour accepter ou non de joindre la liste de signataires). On peut donc dire que 52 scientifiques sur 100 ont accepté de signer la lettre. Ce qui ne veut pas dire que les 48 autres étaient tous en désaccord. 7 seulement ont affirmé dans leur réponse que certaines des déclarations du manuscrit étaient fausses. 11 ont dit ne pas connaître assez le domaine spécifique pour signer et 30 ont donné d’autres raisons, principalement reliées à la peur d’être crucifiés au niveau médiatique, de perdre leur financement, ou d’être associés à une tendance scientifique mal perçue par le public.
Le Doc Mailloux
Les propos du Doc Mailloux à l’effet qu’un processus de sélection naturelle ayant opéré pendant l’esclavage aurait désavantagé intellectuellement les noirs sont donc très peu appuyés scientifiquement. Cependant les spécialistes semblent tout de même constater une différence entre les Q.I. mesurés chez différentes races (en passant, le texte indique aussi que les asiatiques pourraient avoir une moyenne de Q.I. plus élevé que les blancs). Pour ce qui est de la question générale de la différence de Q.I. entre les races, ne vous en faites pas, il y a plusieurs exemples en science où TOUS les spécialistes d’un domaine s’entendaient sur des théories qui étaient finalement démolies plusieurs années plus tard. Le fait est qu’en science, tout est constamment sujet à débat, et les scientifiques détestent être limités par des tabous. Le domaine de la science ne fonctionne pas comme le domaine de la télévision : en télévision, comme à Tout le monde en parle, la question n’est pas de savoir si c’est vrai ou faux, la question est de savoir si ça se dit ou pas à la télévision. En science, les scientifiques veulent avoir une liberté totale de discuter de tous les sujets, même ceux qui pourraient offenser certaines personnes; et ils ne demandent généralement pas d’obtenir de la visibilité télévisuelle, ce qui arrange tout le monde puisqu’ils ont l’occasion de discuter entre eux à huis clos de différentes théories, sur lesquelles ils peuvent avoir raison ou tort, sans se soucier de blesser des gens du public qui pourraient être insultés par ces propos. Bien sûr je parle ici des cas d’exceptions, la plupart des théories scientifiques ne faisant ni chaud ni froid au grand public, c’est seulement dans quelques cas qu’on peut compter sur les doigts de la main où tout cela importe. Le Doc Mailloux est donc un cas exceptionnel : un médecin à l’approche scientifique, et une bête de médias. Il n’y a que le Doc Mailloux pour se retrouver dans cette situation : les autres scientifiques/médecins savent bien diviser leur vie scientifique et les questions personnelles qu’ils se posent de leur vie médiatique qui sert essentiellement à se faire voir de temps en temps et à faire rayonner leur université, mais pas sur les gros sujets à controverse. Le Doc Mailloux est peut-être trop télévisuel pour les scientifiques, et trop scientifique pour la télévision.
Finalement, après 3 ans et des poussières suivant la crise Mailloux, on peut voir un Doc qui recommence progressivement à être invité aux émissions de TQS, et qui participe à certaines émissions de radio, bien qu’il ne soit plus à sa tribune principale, son émission de radio avec appels téléphoniques du public, mais je crois que cette absence ne concerne pas directement les propos tenus à Tout le monde en parle. Le Doc Mailloux avait fort probablement tort de citer cette étude comme si elle était une certitude puisqu’elle est toujours sujette à débat (pas au niveau des faits qui sont observés et qui montrent que le Q.I. moyen est effectivement différent mais plutôt pour l’hypothèese qui explique ces faits par la sélection génétique ayant eue lieu pendant l’esclavage). Entre scientifiques, c’est toujours correct de citer des études, mais il ne faut pas oublier que lorsque l’on arrive devant la population, cette population considérera toutes les études citées comme étant la vérité absolue, puisqu’elle est généralement mal informée de la méthode scientifique et du doute constant qui existe entre les spécialistes.
Méritait-il pour autant d’être crucifié publiquement ? À vous de me donner votre avis!
le TViste
P.S. Voici un vidéo dans lequel le Doc Mailloux se défend très bien et explique la pertinence, selon lui, d’aborder de ce sujet à Tout le monde en parle. Il pointe d’ailleurs vers l’étude d’origine (thèse de doctorat) de Lisa Suzuki, qui était sortie quelques années avant The Bell Curve et qui a présenté les données sur la différence des Q.I. entre les races. Malheureusement cette thèse ne semble pas avoir fait l’objet d’un article public et elle ne se retrouve pas sur Internet, je ne peux donc pas confirmer son existence. En gros, la défense du Doc Mailloux est que quelque chose qui est enseigné en université devrait aussi être apporté devant le grand public.
Autre P.S. :
Les études de l’Université de Montréal que le Doc Mailloux citait étaient en fait un livre de Serge Larrivée sur l’intelligence. Un renouvellement 2008 a été publié de ce livre et Serge Larrivée y confirme l’observation des faits rapportés par le Doc Mailloux : voyez cette nouvelle pour plus d’informations.
La victoire controversée de Lucian Bute.
La boxe ne changera jamais. À cause du format combattants/juges/arbitre, dans la boxe, tout peut devenir très subjectif. L’application des règles parfaitement, ça n’existe pas. Le jugement des juges; souvent sujet à changement selon leur nationalité. Et les boxeurs qui se défoncent depuis 6 mois pour ce seul et unique combat. Vous avez là tous les ingrédients pour une guerre où violence, émotion, et nationalisme se mêleront. L’historique des québécois en défaites crève coeur est assez bien remplie. Pensons notamment au combat de championnat du monde d’Éric Lucas en Allemagne contre Markus Beyer. Le québécois avait perdu par décision alors que tout le monde s’entendait pour dire qu’il avait gagné. Plus récemment, le combat d’Hermann Ngoudjo contre Paul Malignaggi. Hermann avait perdu à cause d’une ‘décision locale’.
Ce soir, je suis désolé de vous l’apprendre, les québécois ne sont plus les pauvres petites victimes du système qu’ils ont été dans ces deux cas. Ce soir, c’est nous les crosseurs. Lucian Bute a gagné contre Librado Andrade alors qu’il n’était probablement même pas conscient de ce qui se passait autour de lui. Une règle empêche un boxeur de gagner dans un tel état : ça s’appelle la règle du ‘Can’t be saved by the bell’. Cette règle signifie qu’on ne peut remettre un boxeur au combat après un compte de 9 si ce boxeur n’est pas en état de combattre. Même s’il reste… 0.00000000001 secondes au combat. Can’t be saved by the bell.
Pour ajouter à tout cela, le compte de 9 de l’arbitre Marlon B. Wright a duré…. 24 secondes. L’arbitre se défend en disant que c’est Andrade lui-même qui a retardé le compte en ne restant pas dans son coin. Sa défense est très solide à mon avis. Andrade avançait vers Bute, pendant le compte. Il était de la responsabilité de l’arbitre d’arrêter le compte, de laisser Andrade retourner au coin, puis de continuer. C’est pendant ces 24 secondes que, de peine et de misère, Bute se lève en s’aidant des cordes, puis réussit à tenir sur ses deux jambes au moment où B. Wright revient compléter son compte. Ce qui restait du combat s’était déjà écoulé, et la cloche sonne. Bute gagne par décision, puisqu’il avait dominé le reste du match.
Mais que l’argument de B. Wright se tienne, ça ne compte pas. On est à la boxe. Il fallait être sur les forums et les chambres de chat américaines : Fucking Canadian stealers. Fucking Canadien Referee. Worst referee in the history of boxing. Montreal is a city of thefts. I just saw the greatest thief in boxing history.
Aujourd’hui chers québécois, nous sommes les méchants. Tiens j’hais pas ça.
Le TViste
Le midi avec André Arthur à TQS
La nouvelle émission d’André Arthur, Le midi avec André Arthur, est un autre des déchets que TQS aura à nous offrir pour cette saison. À mon avis, André Arthur n’a jamais fait partie des animateurs les plus brillants au Québec, mais là il se place carrément en position difficile à défendre au niveau éthique. C’est qu’André Arthur est aussi… député. Il pourrait donc se retrouver en position de mener une entrevue avec un adversaire…. ou un collaborateur politique. Si il en trouve qui donneront assez de crédibilité à cette émission pour y figurer.
Lorsque j’envois un député à Ottawa ou à Québec, je m’attend essentiellement à ce qu’il fasse 2 choses : qu’il travaille au parlement sur des projets de loi ou des décisions gouvernementales, et qu’il passe un peu de temps dans son comté avec les gens et organisations locales pour connaître leurs besoins. Pendant qu’André Arthur anime une émission d’affaires publiques chaque midi (il enregistre en fait l’émission le matin), il ne fait ni un ni l’autre. Et pourtant, on les paye assez cher nos députés; en masse pour qu’ils n’aient pas à se ‘trouver un sideline’. On les paye dans les 150 000 $ et des poussières. En essayant de donner à gauche et à droite comme il le fait, ni la qualité du travail de député, ni la qualité de l’émission ne sont servies. Au niveau du contenu, c’est du André Arthur classique. Légèrement provocateur, mais jamais innovant. Typique des démagogues de droite qui animent la plupart de nos émissions d’affaires publiques, Arthur discoure longuement sur le fait que le gouvernement veut trop nous materner, mais remplit aussi l’heure avec du contenu beaucoup plus léger et insignifiant.
Entendu à cette émission :
Sur la publicité de l’efficacité énergétique dans laquelle des gens entrent dans la maison de citoyens pour diminuer le chauffage, André Arthur dit qu’il s’agit d’une promotion de l’invasion de domicile. Que si quelqu’un faisait cela chez lui, ça se règlerait à coup de pelle.
Ça vole pas haut. Si c’est ça la révolte contre le gouvernement dont la droite rêve depuis des années, c’est décevant.
Au fond le mérite de cette émission est peut-être de nous faire réaliser qu’on a envoyé un idiot pour nous représenter à Ottawa.
Le TViste
P.S. Sans vouloir éclipser mon opinion sur le fond de cette émission, est-ce que ce serait possible pour TQS d’arrêter de nous diffuser des trucs enregistrés sur VHS, en 2008 ? Je ne demande même pas du HD, juste du SD pas embrouillé.
Le reportage de J.E. sur la technique de lasérothérapie pour arrêter de fumer.
J.E. (TVA) a publié un excellent reportage qui peut être écouté ici. Il s’agit d’un reportage sur la lasérothérapie, une soi-disant thérapie qui fait en sorte que l’on arrête de fumer. Pour moi ce reportage est dans la même lignée que celui sur la Biologie Totale qu’Enquête a publié et que j’ai commenté. Dans les deux cas, il s’agit de soi-disant professionnels de la santé qui n’ont généralement pas de connaissances scientifiques et qui prétendent guérir les gens avec des techniques qui n’ont jamais été testées scientifiquement. L’homme qui offre cette thérapie prétend que chaque partie de l’oreille correspond à certains organes ou émotions, et qu’en stimulant certaines de ces parties avec le laser, on peut réparer le problème de la dépendance au tabac. La thérapie est même spécialisée : si vous êtes quelqu’un d’agressif, on s’attaquera à la partie agressive de l’oreille !!! Tout à fait ridicule.
le TViste
Apprendre à gagner
Que vous soyez américains, français, ou même canadiens, il arrivera un jour où vous aurez la chance d’éduquer vos enfants à la politique. Vous leur apprendrez alors à étudier les différentes options qui s’offrent à eux, et à en choisir une. Dans certains cas, vous leur apprendrez même qu’il est possible de s’impliquer politiquement et d’aider à la campagne du parti qui aura été choisi. Et finalement, au soir de l’élection, vous leur apprendrez qu’en politique, on peut perdre et on peut gagner. Si vous êtes québécois, vous n’aurez peut-être pas la chance de leur apprendre que l’on peut gagner, vous ne pourrez leur apprendre que la défaite.
Si vous êtes québécois, vous apprendrez que votre propre peuple s’est nié sa propre existence à 2 reprises. Si vous êtes québécois, une victoire aux élections fédérales, ça n’existe pas. En fait, la meilleure option est une victoire de la plus grande quantité de députés bloquistes, et cela a été confirmé par les électeurs, qui ont pour une sixième élection consécutive, élus une majorité de députés du Bloc québécois. Mais en haut du décompte des députés du Bloc, on verra toujours un autre parti, que ce soit le parti conservateur ou le parti libéral, qui fera élire assez de députés pour former le gouvernement. Les gens de ces partis nous disent qu’il faut se sortir de cette situation : qu’il faut voter pour eux afin d’avoir des députés et des ministres du gouvernement. L’argument est un peu boiteux; en l’utilisant, on présente l’élection comme un outil pour envoyer des gens au top. Mais ces partis se sont-ils demandés pourquoi ils ne réussissaient pas à obtenir une majorité de députés au Québec depuis la création du Bloc ? Peut-être que ce qu’ils présentent comme idées n’intéressent pas les québécois, et peut-être que les québécois considèrent une élection comme une chance d’exprimer leurs idées, et non comme un simple outil pour peupler le conseil de ministres de québécois. Comme le disait Gilles Duceppe, nous préférons des députés debouts dans l’opposition que des députés à genoux dans le gouvernement.
Mon souhait le plus cher est que les québécois se prennent en main pour former un pays où ils pourront assumer à la fois leurs bons et leurs mauvais coups. Où on pourra débattre entre nous de la direction que le gouvernement doit prendre. Dans un grand pays comme le Canada, notre voix ne sera jamais assez importante pour contribuer réellement aux lois et à la gouvernance du pays. Vous aurez beau élir 75 députés conservateurs, vous ne changerez pas le parti conservateur. Je suis plutôt à gauche dans le spectre politique, mais je m’en fou de ne pas réussir à faire élir un gouvernement de gauche de toute ma vie. Tout ce que je désire, c’est de pouvoir créer un pays avant de mourrir, et si possible enseigner à mes enfants qu’en politique, on peut perdre. Et on peut gagner.
le TViste
Pierre Légaré et la biologie totale.
C’est rien de moins qu’un discours de soutient aux mêmes principes que ceux de la biologie totale que Pierre Légaré a tenu dimanche soir à Tout le monde en parle. C’est toujours triste quand une personne qui a une bonne image donne de la crédibilité à ces médecines alternatives dangereuses. Dans l’exemple qu’il prend pour illustrer sa pensée, il dit que si un médecin en Allemagne a analysé 6500 dossiers et qu’il a trouvé un lien entre le cancer et le cerveau, qu’un scientifique a le devoir de l’écouter. L’exemple pourrait sembler anodin, mais il s’agit d’une référence directe à la doctrine de la biologie totale, qui prend ses sources d’une médecine alternative inventée en Allemagne et qui s’appelle la nouvelle médecine germanique. Ce faisant il renverse le fardeau de la preuve : plutôt que d’être la faute des illuminés d’inventer des médecines ridicules à chaque 2 ans, c’est de la faute des scientifiques qui ne les écoutent pas. Cette vision est complètement fausse : Ce sont les inventeurs des médecines alternatives qui s’excluent eux-mêmes du processus scientifique réel. Si vous avez découvert quoi que ce soit qui puisse guérir le cancer, la science est très intéressée à vous entendre. Il faut alors que vous prouviez le concept de façon raisonnable, et vous êtes libres, comme tous les scientifiques, de publier cette découverte dans un journal. C’est ainsi que la science, qui a produit les totalité des médicaments fonctionnels jusqu’à date, a fonctionné, et avec, il faut le reconnaître, pas trop de désavantages par rapport aux avantages qui ont été apportés. Or les inventeurs de médecines alternatives ne veulent pas passer par ce simple processus qui consiste à prouver que leur médecine fonctionne. C’est parce qu’ils savent que rien ne peut appuyer leurs théories, et que toute étude sérieuse qui serait effectuée discréditerait leur médecine.
M. Légaré, je sais que vous avez dit que votre traitement avait été important pour vous, et j’en comprends que vous ne recommandez pas aux gens de ne pas se faire traiter par les médecins, comme le recommande la biologie totale. Je ne serai pas démagogique au point de vous dire que vous êtes dangereux et que vous allez causer la mort de certaines personnes. Mais avez-vous pensé aux conséquences de ce que vous affirmez devant 1.5 millions de personnes ? Peut-être que la majorité aura ignoré votre discours ou aura écouté le documentaire de Enquête qui montrait bien les dangers de ces médecines. Mais êtes-vous certain qu’il n’y aura pas quelques personnes parmi les auditeurs que vous aurez dirigés vers une médecine qui, malgré que vous ne la recommandez pas explicitement, pourrait leur faire du tord à eux ?
le TViste
Tintamarre des Jeunes Patriotes du Québec, 11 octobre 2008
Je suis allé filmer la visite de Stephen Harper à Longueuil du point de vue des manifestants. Voici un résumé vidéo des évènements.
C’était plutôt relaxe, on s’est bien amusés! Rien de comparable aux bonnes vieilles manifestations de 2004.
le TViste
Enquête (Radio-Canada) et leurs reportages sur la Biologie Totale et la guerre des médecins.
Enquête a produit 2 reportages très intéressants sur des phénomènes inquiétants qui touchent tous les deux le domaine de la santé. Lorsqu’on parle médecine et santé, on ne veut surtout pas être pris avec des deux de piques qui s’improvisent spécialistes.
Le premier reportage nous parle d’une vraie chicane de clochés dans une petite communauté dans laquelle un médecin semble posséder plusieurs compagnies, et contrôler les employés qui y travaillent afin qu’ils l’appuient et qu’il soit maintenu comme médecin local, malgré plusieurs tords qu’il a commis dans le passé. Un reportage qui fait réfléchir sur les petites communautés, et un voile levé sur des évènements qui, j’en suis sûr, se produisent dans plusieurs villages du Québec et dans d’autres domaines que la médecine.
Le deuxième reportage est tout aussi boulversant. Il s’agit du deuxième d’une série de reportage qui décrit une doctrine médicale pratiquée par des non-médecins qui est tout à fait inquiétante : la Biologie Totale. C’est toujours inquiétant lorsque des pseudo-spécialistes s’approprient le prestige des universités dans lesquels ils ne font que louer des locaux pour appuyer une médecine aussi dangereuse que celle présentée dans ce reportage.
N’hésitez pas à suivre les liens des reportages, des versions pouvant être écoutées en ligne seront disponibles.
le TViste
Monsieur Showbiz (TQS)
Avec la forte compétition dans le milieu de la télévision, l’attention du public qui est de plus en plus volatile et l’attrait de l’Internet, il est toujours réconfortant de voir que TQS peut encore produire des bijoux d’esthétique et d’intelligence. Monsieur Showbiz est un de ces bijoux. Je vous conseille fortement de l’écouter : bidonnement garanti.
Monsieur Showbiz est l’archétype de l’émission de télévision, comme le gazou est l’archétype de l’instrument de musique : on ne peut lui enlever aucune partie sans qu’elle ne perde son status d’émission de télévision. TQS étant devant une situation économique très grave et devant passer en une année de compagnie qui perd de l’argent à compagnie qui en fait, les producteurs auront trouvé le moyen d’enlever à peu près tout à l’émission classique de Showbiz (qui ne volait déjà pas très haut). Pas de reporters sur le terrain, pas de co-animatrice sexy, pas de glamour, pas de micro en or, pas de verre d’eau. Vous ne le saviez pas, mais Flash, c’était le bon vieux temps. On a donc un gars qui nous lit un magasine de showbiz américain. Avec des vidéos pour accompagner le tout ? Non. Des photos qui défilent.
Ahhhh ça c’est moi au show de Marie-Chantal Toupin.
Un gars, 2 caméras, une petite table, un magasine de showbiz américain, et des photos de vedettes hollywoodiennes et parfois québécoises. Ah et de la convergence. Un petit clin d’oeil à Loft Story de temps en temps. Ce qui m’amuse avec la convergence, c’est qu’au moins quand TVA le fait, ils ont une certaine classe, une certaine arrogance. On sent vraiment l’Empire quand on voit les académiciens invités partout et photographiés dans les revues. Avec TQS, c’en est presque pathétique. Ils réussissent, même dans leur convergence, à faire pitié.
le TViste

Commentaires récents